Hypothèse : La Vénus à gaine du Musée Dobrée, une figure de la déesse associée à l’année ?

Cet article fait suite aux deux articles mentionnés ci-dessous, pour mieux comprendre la démarche s’y référer :
– Le mystère des Vénus à gaine de l’Ouest de la France
– L’étrange motif de la Vénus à Gaine du Musée Dobrée

Ma principale hypothèse, concernant les dessins figurant au dos de la Vénus à gaine de type Rextugenos conservée au Musée Dobrée à Nantes (ndlr:qui n’est pas le seul modèle de ce type, ce sont des figurines moulées et vendues à bon marché à la population), est que nous sommes face à une représentation d’une déesse associée à l’année. J’émets l’hypothèse que les motifs figurant au dos de celle-ci représente une sorte de mini-calendrier ou de synthèse de l’année. Cela vient entre autre du fait que le motif central dans sa composition me rappelle la croix celtique. Je vais détailler ci-dessous, ce qui me fait émettre cette hypothèse. Car bien entendu, nous sommes dans le domaine de l’hypothèse.

5, 12, 60 et le calendrier celte de Coligny

Le dessin est structuré en 3 zones :
– en haut un motif rayonnant à 12 branches (un soleil ?);
– au centre un motif structuré en croix à 4 branches visibles (8 branches si on relie les centres des 4 cercles), composé de 4 cercles autour d’un cercle centre, soit 5 au total;
– en bas une grille de 6 rangs et 10 colonnes, soit 60 cases contenant un point.

Je remarque pour le 1 dessin le nombre 12.
Je remarque pour le dessin 2 le chiffre 5.
Je remarque pour le dessin 3 le nombre 60.

5,12,60…. (5 x 12=60) a quoi cela peut-il vous faire penser ? Le dessin centrale la première fois que je l’ai vu m’a fait penser à la croix celtique. Elle-même est associée à la roue de l’année. Hors, l’année celtique selon les données du calendrier de Coligny est organisé en cycle de 5 années solaires (ou lustre) de 12 mois de 29 ou 30 jours. Ces 5 années solaires équivalent à 60 mois lunaires plus 2 mois intercalaires. Coïncidence ?
Cf : Wikipédia, article calendrier de Coligny

schema1

La roue de l’année

Continuons avec le motif central. Nous avons vu dans l’article précédent qu’il se compose de :
– le motif est structuré sur deux croix à 4 branches associées, l’une dont le tracé est matérialisé par des points, l’autre n’est pas visible mais se déduit en reliant les centres des 4 grands cercles. On obtient alors une croix à 8 branches;
– le dessin peut se diviser en 2 zones (haut et bas), contenant chacune 1 pair de motifs identiques (cf. schéma);
– il peut s’inscrire dans un rond ou dans un carré;
– il possède 5 motifs circulaires principaux ou qui se distinguent nettement dans sa structure, dont 4 grands cercles organisés autour d’un plus petit central;
– les deux motifs circulaires du haut possèdent tous deux 14 points entourant 3 cercles concentriques;
– les deux motifs circulaires du bas sont composés de 4 cercles concentriques et un disque plein au centre;
– la composition s’organise autour d’un centre.
Examinons de plus près tous ces éléments.

Les croix, les rouelles, la roue de l’année, solaire et de Taranis

Commençons par nos croix de 4 branches, qui en forment une à 8 branches sous-jacente. Notons que sur d’autres Vénus à gaine produite par le même atelier à la même période figure le motif de la rouelle ou une roue à 8 branches, donc un motif contenant une croix à 8 branches. Le motif de la Venus du Musée Dobrée peut d’ailleurs s’inscrire dans un cercle. Un cercle avec une croix à 8 branches évoque dans la culture celte la roue de Taranis, divinité du ciel, que les romains comparaient à Jupiter. Cette roue, c’est aussi la roue de l’année avec l’axe des solstices, des équinoxes et les 4 fêtes celtiques. Ce motif est aussi la structure sous-jacente de la croix celtique par exemple.

Que dit Wikipedia à propos de la croix celtique :

Il n’existe pas de représentation de la croix celtique, c’est-à-dire avec les branches dépassant le cercle, avant les croix irlandaises chrétiennes. On trouve des symboles antiques de représentation proche (un cercle avec une croix à 4 branches inscrite dans ce cercle, c’est-à-dire que les branches s’arrêtent au cercle) ; ces symboles, appelés roues solaires, apparaissent dès le néolithique (6000 av. J.-C.)4 et dans des Gravures rupestres de Suède.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Croix_celtique

Les deux parties de l’année ?

Le motif peut aussi se diviser en deux zones. En effet, la partie haute contient deux motifs circulaires identiques. Et la partie basse, 2 autres motifs circulaires identiques. Ce qui nous amènent donc à diviser notre mtoif de l’année en 2, donc 2 saisons (lumineuse, sombre) ?

schema2

Les 5 royaumes ?

Il y a encore quelque chose qui m’a interpellé dans ce dessin, les 4 grands cercles organisés autour d’un plus petit central. Si on suit l’hypothèse formulé jusqu’à présent, les 4 cercles sont les 4 fêtes celtiques : samhain, beltane, imbolc, lughnasad. Ceci m’a fait pensé à un fait concernant l’Irlande, ces 4 fêtes et les 5 royaumes. En Irlande, les fêtes celtiques se déroulaient dans la province centrale (Mide). Elle était composée d’une partie de chacune des quatre autres provinces. Chaque fête se déroulait dans une partie associée à une province. Est-ce que cette division en 5 royaume a pu avoir son équivalent symbolique en Gaule ? Cette division peut aussi évoquer les 4 points cardinaux et le centre.

Voilà des pistes de réflexion… des hypothèses…

Associer année (plus précisément la belle saison) et une déesse appartient au fond culturel indo-européen dont sont issus les celtes. Ce ne serait donc pas « farfelu » dans l’idée. Ma démarche reste cependant une hypothèse. Ne voyez pas là une affirmation de ma part, mais biens des travaux de recherches et de réflexions.

 A lire au même sujet :
– http://www.figurinesgalloromaines03.fr/ 
–  Les figurines en terre cuite gallo-romaines, de Colette Bémont, Micheline Jeanlin, Christian Lahanier, édition Maison des Sciences de l’Homme ISBN-13 978-2-7351-0496-3

L’étrange motif de la Vénus à Gaine du Musée Dobrée

Dans l’article précédent sur les Vénus à gaine, je vous ai présenté « en gros » ce qu’est une Vénus à gaine gallo-romaine et le type particulier de celle de Rextugenos, atelier de l’Ouest de la France. Je me suis attardée plus particulièrement sur celle conservée au Musée Dobrée à Nantes, parce qu’elle possède au dos un motif, qui pose question. Il y a plusieurs dessins en faite, qui figurent au dos de cette statuette :
– en haut, une espèce de soleil ou d’œil, un motif rayonnant;
– au centre un motif organisé en croix, contenant des points et des cercles concentriques;
– en bas une grille avec des points.

Comprendre la structure du dessin

Avant de chercher des références historiques ou le sens des symboles au regard de la culture celtique par exemple, j’ai choisi de me livrer d’abord à une analyse de la composition du motif. Dans un premier temps, il me semble plus pertinent de voir de quoi il est composé. 

Premières observations :
– le motif est structuré sur deux croix à 4 branches associées, soit une croix à 8 branches;
– il peut se diviser en 2 zones (haut et bas), contenant chacune 1 pair de motifs identiques (cf. schéma);
– il peut s’inscrire dans un rond ou dans un carré;
– il possède 5 motifs circulaires principaux ou qui se distinguent nettement dans sa structure;
– les deux motifs circulaires du haut possèdent tous deux 14 points entourant 3 cercles concentriques;
– les deux motifs circulaires du bas sont composés de 4 cercles concentriques et un disque plein au centre;
– la composition s’organise autour d’un centre.

Ci-dessous un schéma résumant mes premières observations.

motifs-rextugenos

 A lire au même sujet :
– http://www.figurinesgalloromaines03.fr/ 
–  Les figurines en terre cuite gallo-romaines, de Colette Bémont, Micheline Jeanlin, Christian Lahanier, édition Maison des Sciences de l’Homme ISBN-13 978-2-7351-0496-3

Le mystère des Vénus à gaine de l’Ouest de la France

Il y a quelques semaines, voire quelques mois, j’ai commencé à m’intéresser aux Vénus à gaine de l’époque gallo-romaine. Cet intérêt est survenu dans le prolongement de celui pour la spiritualité de ma terre natale et mes recherches sur les deités pré-chrétiennes de ma région. J’avais vu dans un musée de ma région une vénus à gaine. J’avais été séduite par la finesse de ses traits et les décorations de part et d’autre de sa représentation (rouelles, cercles..).

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Ecopaganisme : cas pratique de la salle de bains

Pour faire suite à l’article « Pratiquer l’éco-paganisme », je vais prendre aujourd’hui un exemple très concret de mise en application suivant mes principes. C’est à dire :
– aller du simple vers le complexe ;
– changer les choses en commençant par ce qui touche directement à son quotidien.

Je vais prendre le domaine de l’hygiène. J’ai réalisé une petit Mindmap pour repérer facilement les tâches et en déduire les produits associés. Je vous la partage ci-dessous.

mindmap-hygiene

La question est la suivante : par quel produit remplacer ce que j’utilisais jusqu’à présent pour diminuer mon impact environnementale ?

Gel douche industriel versus Savon bio artisanal

Depuis presque 1 an, les gels douches ont été remplacés par du savon bio fabriqué artisanalement et localement dans mon département par une maman qui a lancé son entreprise toute seule. Elle utilise uniquement des ingrédients bio et locaux.

Shampoing versus No Poo et shampoing solide

Le shampoing a été remplacé par une alternance de la méthode No Poo (bicarbonate, vinaigre de cidre, He) et de shampoing solide Bio (ressemble à un savon). Pour le soin des cheveux, des bains d’huile nourrissant en cas de « période sèche », une coupe régulière pour éliminer les fourches et un bon brossage suffisent. Je n’utilise pas de laque ou de gel. J’évite au maximum les colorations, cela reste très exceptionnel, sauf en cas de crise de : « Je supporte pas mes petites mèches grises/blanches sur les tempes ».

Soins du visage

Pour l’hydratation du visage, un massage le soir avec un mélange d’huiles nourrissantes limite grandement les problèmes d’hydratation. Cependant, je n’ai pas encore trouver comment me passer totalement ou remplacer ma crème hydratante de base. J’en utilise moins en tout cas. L’alimentation joue aussi un rôle sur l’état de la peau.

brosse-a-dents

Hygiène dentaire

Pour les dents, j’utilise un dentifrice bio à base d’argile blanche et propolis d’une marque de cosmeto Bio. J’envisage de tester une recette maison. C’est dans ma liste des prochains « tests » de solution.

Lunes rouges

Pour les « menstruations » alias « lunes rouges », je suis en solution mixte serviettes lavables et mooncup. J’utilise encore un peu de jetables pour les lieux, qui n’offrent pas de toilettes avec possibilité de se laver les mains et la cup discrètement. J’ai jamais réussi à intégrer dans mes habitudes la solution bouteille d’eau aux toilettes…

Les ongles

Pour les ongles, facile… je n’ai jamais aimé porter du vernis (sauf à mon mariage et encore c’était un french manucure très discrète). Donc tout les produits chimiques vernis, dissolvant, faux ongles, colle et autres sont bannis de ma salle de bains.

Soins du corps

Pour le gommage du corps, j’ai investi dans des gants de crin ou gants loofa. J’ai aussi une brosse pour la pratique du « brossage à sec ». Si vous ne savez pas ce que c’est, je vous invite à lire cet article : Le brossage à sec de la peau.

Voilà, ce sont quelques exemples de mise en pratique. Mes solutions sont perfectibles. L’essentiel dans ce type de démarche est de commencer à faire les premiers pas, essayer, tester, réajuster jusqu’à trouver la meilleure solution. La démarche se fait par étapes. Il est courant de penser que dans le domaine de la spiritualité, parce qu’il est question d’esprit, il est inapproprié ou décalé de parler de ce genre de tâches quotidiennes, qui relèvent plutôt du domaine de la matière. La fameuse mise en opposition esprit/matière !  Au contraire, je pense que la spiritualité imprègne tout et influence notre façon d’être, donc nos actes, même jusqu’à ceux qui semblent les plus triviaux.

Pratiquer l’éco-paganisme

J’avoue avoir un peu de mal à concevoir un néo-paganisme sans conviction écologique. Car de mon point de vue, le néo-paganisme est l’ensemble des religions de la terre. C’est à dire que le rapport à l’environnement y est important. Idéalement, il ne devrait pas y avoir de conception de type hiérarchie pyramidale avec l’homme au sommet de l’écosystème, le subordonnant à sa volonté (ses caprices ?). Au contraire, l’être humain est un élément de cet ensemble, un parmi d’autre. Il a fallu que j’aille chez les anglophones pour trouver quelques définitions du mot éco-paganisme, qui est probablement né chez eux d’ailleurs.Voilà ce que j’ai trouvé en vrac et traduit grosso modo…

Définition de l’éco-paganisme

L’éco-Paganisme est un mouvement néo-païen, qui centre son culte sur la terre ou la déesse de la terre. Il tente d’être politiquement actif dans les domaines de la protection de l’environnement, les droits des animaux, la médecine naturelle, etc. (Source : answers.com/Q/What_is_Eco-paganism)

Eco-Paganisme est une branche du néo-paganisme contemporain. Les éco-païens expriment leur spiritualité à travers l’activisme écologique et les rituels dédiés à la protection de l’environnement. La plupart des éco-Païens sont des militants écologistes qui ont été attirés par le paganisme. De nombreuses croyances éco-païennes sont enracinées dans l’éco-philosophie, l’écologie et l’éco-féminisme. C’est aussi l’expression d’un système de croyances holistiques, une façon d’être au monde. (Source : thegreenfuse.org)

Cette recherche a un peu éclairé ma lanterne. Je me rends compte que je suis un peu éco-païenne, mais là encore voilà une étiquette qui ne peut pas circoncire ma pratique totalement. Je vais finir par faire un patchwork avec toutes ces étiquettes, qui désignent une part de ma voie.

Pratiquer l’éco-paganisme ou l’écologie au sein d’une pratique païenne

Tout ça pour en arriver au fait, qu’être de spiritualité païenne m’incite à modifier progressivement mon quotidien pour tendre à plus de respect de l’environnement. Cette évolution est lente et progressive pour trois raisons :
– mon compagnon partage en partie mes idées sans être néo-païen, mais il est plus réticent à changer nos habitudes,
– les moyens à mettre en œuvre ne sont pas toujours abordables,
– trouver la « bonne » méthode en fonction de ses propres paramètres (budget, compétences, temps..).

quotidien

Ma méthode aujourd’hui se résume à 2 principes :
– aller du simple vers le complexe ;
– changer les choses en commençant par ce qui touche directement à son quotidien.

Il est possible de diviser son quotidien en plusieurs grands thèmes ou secteurs, qui sont liés entre eux ou contiennent des sous-thèmes.
Par exemple :
– hygiène, santé ;
– alimentation ;
– énergie (transport, chauffage, éclairage…) ;
– logement ;
– habillement ;
– culture, éducation ;
– divertissement, loisirs.

Dans chaque thème, il suffit de faire un état des lieux des gestes du quotidien et de voir comment il est possible de changer ses habitudes, en allant du plus simple au plus complexe, en fonction de ses moyens.

Quelques expériences concrètes

Par exemple, j’ai remplacé le shampoing des marques « vu à la télé », par la méthode du No Poo alternée avec l’utilisation de pain de shampoing solide Bio. En effet, j’ai du mal à pratiquer seulement le No Poo tout le temps. Si vous ne savez pas ce que c’est rendez-vous sur l’article d’Antigone XXI sur le sujet : Le jour ou j’ai arrêté de me laver les cheveux. 

Résultat : production de déchets d’emballage du poste shampoing quasi nulle, problème de pellicules disparu, exposition aux perturbateurs endocriniens et cancérigènes contenus dans ces produits réduites ou quasi-supprimée (diéthyl-phtalate, paraben, alkylphenol, formaldéhyde, etc), budget shampoing divisé par au moins 6 (voire plus).

Autre exemple, je suis en train de remplacer les éponges du commerce par des tawashi fait maison en tissu recyclé. Si tu ne sais pas ce que c’est, va voir par ici : Tawashi ma nouvelle éponge.

Enfin, l’hiver je mets désormais un abri avec une mangeoire pour les oiseaux. Je les aide à traverser la saison froide sans trop souffrir du manque de nourriture. Car ce sont de précieux alliés pour le jardin contre la prolifération d’insectes (oubliez les pesticides), en plus d’être les messagers des esprits.

Bref, pour moi l’écopaganisme, ça commence par regarder autour de soi comment transformer nos gestes du quotidien pour diminuer notre impact sur l’environnement.