Lucus, le bosquet sacré romain

Dans la toponymie française, on trouve plusieurs communes dont le nom dérive du terme « lucus », par exemple : Le Luc-en-Provence (Var), les Lucs-sur-Boulogne, (Vendée), Luc (Lozère), Luc-en-Diois (Drôme), etc. Lucus désigne dans l’ancienne religion romaine un bosquet sacré. C’est l’un des 4 mots qui désigne une forêt ou un bosquet avec « nemus », « silva » et « saltus ». Cependant, il s’en distingue, car son utilisation était plutot dans un contexte religieux.

Lucus, le bosquet dans un contexte religieux

Dans l’ancienne religion romaine , un lucus est un bosquet sacré. Il s’agissait d’un espace comprenant un nombre important d’arbres ayant une signification religieuse, par opposiiton à silva (forêt naturelle) et nemus (arboretum qui n’est pas consacré). Quant au saltus, il implique une zone de nature vierge avec des caractéristiques topographiques variées.

Lucus, lieu de culte

En fait, le lucus était un lieu cultivé. Il était plus proche d’un parc boisé que d’une forêt, et pouvait contenir un aedes. C’est à dire un bâtiment abritant l’image d’un dieu ou d’autres esprits des lieux donnant lieu à des rituels. Apulée (vers 125 – 170) rapporte que :

« Quand des voyageurs pieux passent devant un bosquet sacré (lucus) ou un lieu de culte sur leur chemin, ils ont l’habitude de faire un voeu (votum) , une offrande de fruits ou de s’asseoir pendant un certain temps ».

Fête Lucaria

La Lucaria (« festival du bosquet (lucus) ») est une fête, qui se tenait les 19 et 21 juillet, selon le Fasti Amiterni , un calendrier datant du règne de Tibère retrouvé à Amiternum (aujourd’hui S. Vittorino).

Un lucus pouvait devenir un centre d’activité et rassembler près de lui une communauté, qui se développe ensuite en village voire en ville. Comme ce fut le cas du Lucus Augusti, qui est maintenant Lugo (Espagne). C’est pourquoi Lucus fait partie du nom latin de plusieurs lieux, dont l’origine ancienne date de l’empire romain.

Inviter un esprit protecteur du foyer dans une maison neuve

Lorsqu’on emménage dans une maison neuve, la question se pose de connaître le nom de son âme (cf :article ancien à ce sujet) pour se familiariser avec elle. Il s’agit de sentir son énergie pour tisser des liens et vivre en bons termes avec elle. Je dis elle, mais son âme poeut-être masculine. J’en ai fais l’expérience. On peut dire l’âme du foyer et lui. Cela marche aussi. Mais il peut aussi se poser la question de savoir, si un esprit protecteur a emménagé avec vous. Cela peut peut-être celui (ou ceux) de vos demeures précédentes qui vous suit, comme le font les domovoï du folklore russe, si on les y invitent. Si c’est pas le cas et que vous vous ne vous étiez jamais posé la question avant… bienvenue au club, moi aussi.

Pourquoi entrer en relation avec le côté spirituel/énergétique de mon lieu de vie ?

Je vous expose le pourquoi de mon intérêt pour ce sujet. En 2016, je n’ai pas pu purifier ma demeure toute neuve, chercher son nom d’âme et faire un rituel d’emménagement, comme je le souhaitais. Ceci pour cause de problème de santé au moment où s’est arrivé. Je suis arrivé dans ma nouvelle maison transportée en voiture allongée (impossible de tenir vraiment assise, et très peu debout avec mon problème de dos et sciatique). D’ailleurs, j’ai pas pu faire le tour de celle-ci avant d’être opérée deux mois après. En gros, les premières semaines la pièce que je connaissais le mieux était la chambre, suivi des toilettes et de la salle de bains. Bref, je vais pas revenir sur cet épisode douloureux. Clairement j’ai eu la sensation d’avoir manqué cette rencontre. Comme si j’avais pas reconnue, baptisée ma maison ou comme si on avait pas pu prendre du temps pour faire connaissance.

Les mois suivants, je n’arrivais pas à me remettre à ritualiser, ni n’avait le cœur à des travaux avec les énergies. Ma santé physique était prioritaire et je le sentais pas. Et puis ce début d’année, j’ai commencé à retrouver l’envie et la motivation pour le faire. Il y a eu comme une phase de reconnexion. Et puis surtout j’ai ressenti le besoin de nettoyer quelque chose dans les énergies du foyer. J’ai senti que quelque chose n’allait pas comme un rendez-vous manqué. S’ajoutait à cela le fait que je bloque ou que je stagne dans mes projets malgré mes efforts et que nous avons accumulé une série d’ennuis. Et cela bien que nous fassions toutes les démarches ordinaires pour en sortir. Je me suis donc demandé si les énergies ou si dans le domaine de l’invisible, du spirituel, quelque chose n’allait pas. J’ai donc commencé à réfléchir à entrer en relation avec notre demeure ou foyer, le purifier et en faire un lieu protecteur contre les mauvais énergies, les personnes mal intentionnés, etc.

Le nom d’âme de votre habitation

Ma première étape était de trouver son nom d’âme. Chose faite. C’est d’ailleurs comme ça que je me suis rendu compte qu’une maison récente à une âme jeune… Plutôt logique, vous me direz. Mais l’expérimenter est encore mieux. Si on est visuel comme moi, cette esprit nous est rendu perceptible par des visions d’une physionomie d’enfant. Pas un bébé, plutôt un enfant de 9 à 11 ans. Une vision d’enfant/pré-ado comme image de cette âme jeune peut apparaître en esprit. Dans les deux maisons, que nous avions louées précédemment, j’avais des prénoms féminins comme Anne-Marie et Louise. Je peux le dire aujourd’hui, j’ai déménagé. Là où nous sommes le prénom, qui m’est venu plusieurs fois est masculin, avec un petit côté latin ancien ou prénom romain. Celui-ci restera secret, car j’y vis.

L’esprit protecteur du foyer

Ensuite, je me suis demandé, si il y avait un esprit protecteur dans cet demeure autre que l’esprit de la bâtisse elle-même. Du type du domovoï slave, du Nisse scandinave ou du brownie écossais. Il me semble que oui.

Même si je ne le sens pas encore très attaché au lieu et à notre famille. C’est comme si notre manque de considération a son égard et à l’idée même d’esprits des lieux, le rendait susceptible éventuellement d’aller voir ailleurs. Ma sensibilité me laisse penser que sa nature est proche du domovoï. Une très forte intuition. Pourtant nous ne sommes pas slave, ni en Russie. Mais si vous suivez mon blog, vous me connaissez. Je suivrais mon expérience et mon intuition. Après tout dans ma généalogie, il y a des expériences de mes ancêtres liés à la Russie et des évènements historiques. C’est pas du domaine de l’ascendance biologique, mais pourtant cela a laissé des traces inconscientes dans les choix de prénoms, plusieurs générations après. Alors pourquoi pas un domovoï ?

Celui de la maison ou domus

Peut-être aussi parce que son nom, étymologiquement, se rapproche beaucoup de demeure, du latin domus (construction). De l’indo-européen commun *dṓm (« construire, maison ») dont sont également issus le grec ancien δέμω, démô (« construire »), δόμος, dómos (« maison »), δῶμα, dỗma (« construction »), le tchèque dům, le polonais dom, le russe дом dom, l’allemand Zimmer, ou encore l’anglais timber (« bois de charpente »). Donc, finalement ce mot résonne avec mes racines linguistiques européennes, même si mes ascendants sont pas slaves.

J’aime bien aussi l’autre « nom » qu’on lui donne « grand-père » et ça me fait penser au foyer chaleureux de mon grand-père maternel. Le plus drôle est que je connais son prénom à cet esprit. Et celui-ci a un lien, point commun avec celui de mon fils. On dit d’ailleurs que ce type d’esprit protège particulièrement les enfants et les animaux du foyer. Cela me rappelle la figure du dieu Bès égyptien, particulièrement attaché à la protection des foyers et surtout des femmes enceintes, jeunes mères et des enfants. Les anciens égyptiens pensaient que lorsqu’un bébé riait sans raison apparente, c’était parce que Bès posé près de son berceau, lui faisait des grimaces. En outre, ces esprits sont capables de protéger la maison des catastrophes telles que les incendies, les accidents, les éclairs et les inondations. Néanmoins, une maison mal entretenue, avec des habitants paresseux et irrespectueux à leur égard peut entraîner leur mécontentement. Je vais tâcher de pas fâcher le mien alors…

Honneur à toi « Grand-père » !

Par cet article je souhaite aussi l’honorer en témoignant publiquement, que j’ai reconnu son existence, son rôle et sa présence. Merci à toi « grand-père » pour ta protection et ta bienveillance. Mon prochain rituel visera à reconnaître et honorer ta présence, ainsi que de t’inviter à demeurer avec nous et dans notre foyer pour le protéger et prendre soin de la famille.

Livre : Le nouveau polythéisme, renaissance des dieux et déesses

Je suis tombé hier soir par hasard sur un livré édité en 1979, par un professeur universitaire en théologie américain à propos de la résurgence possible de la pensée polythéiste. Ce livre a l’époque à fait du bruit, puisque son auteur est même venu en France en débattre et donné des interviews. Pourtant, je ne me souviens pas en avoir entendu parler dans la sphère francophone (néo)païenne et anglophine non plus. Bon après, on peut tout voir et tout lire. Je l’ai donc commandé. Il arrivera la semaine prochaine. Vous n’aurez donc pas ici un résumé de sa lecture, mais une présentation de son auteur.

Présentation de David Miller

Les informations proviennent du site web de l’auteur (http://dlmiller.mysite.syr.edu/) , notamment de la page biographie rédigée pour le présenter, ainsi que son travail. Actuellement, il est professeur émérite de religion à Watson-Ledden à l’Université de Syracuse. Il enseigne et écrit dans les domaines de la religion et du mythe, de la psychologie des profondeurs et de la théorie littéraire.

Formation

Le professeur David iller a obtenu un Bachelor of Arts degree du Bridgewater College en Virginie (1957) et un Bachelor of Divinity degree du Bethany Theological Seminary de l’Illinois (1960). Il a obtenu son Doctorat en théologie et culture de l’Université Drew du New Jersey (1963) et sa thèse de doctorat portait sur la comédie d’Aristophane en relation avec la religion et la culture grecque.

Parcours

Il a enséigné à l’Université de Syracuse pour la première fois en 1967 et a été nommé à la chaire Watson-Ledden en 1983. De 1996 à 1999, il a été le premier titulaire de la chaire d’enseignement William P. Tolley dans le domaine des sciences humaines. Il a pris sa retraite de l’Université de Syracuse et a été nommé professeur émérite en 2001. Avant de s’y rendre, le professeur Miller avait enseigné dans les départements de religion, d’anglais et de la bible de l’Université de Drew, au département de lettres classiques de l’université d’Upsala et au département de Littérature à l’Université Rutgers. Il a également donné des séminaires pour les stagiaires au C.G. Institut Jung en Suisse pendant les trimestres d’hiver de 1975, 1991, 1994, 1996 et 1998. M. Miller a participé en tant que professeur adjoint au Pacifica Graduate Institute de Santa Barbara, en Californie, à compter de 1991, et a participé au programme d’études mythologiques à Pacifica en tant que membre principal du corps professoral de 1993 à 2004

Le nouveau polythéisme,
renaissance des dieux et déesses

Il a également participé à la formation de psychothérapeutes. En plus d’enseigner dans les programmes cliniques de l’Institut Jung en Suisse et du Pacifica Graduate Institute en Californie. Il a animé des séminaires pour les stagiaires dans les Instituts Jung à Los Angeles, Toronto, San Francisco, Chicago et New York. Il a siégé au comité d’examen du programme de formation de la Société interrégionale d’analystes jungiens et a animé des ateliers pour les stagiaires dans les séminaires de Kansas City et de Pittsburgh du même groupe. Il a également dirigé des conférences de cas à Kyoto et à Pittsburgh pour des analystes et des stagiaires jungiens.

Le professeur David Miller est également un conférencier exerçant fréquement pour des groupes civiques, religieux et éducatifs aux États-Unis.

Traces des archétypes grecques dans les idées théologiques chrétiennes…

En 1989, M. Miller a terminé un projet de quinze ans portant sur les expressions mythologiques, psychologiques et littéraires grecques de certaines images archétypales dans les idées théologiques chrétiennes. Les résultats de cette recherche sont publiés dans quatre livres et de nombreux essais publiés au cours de la période allant de 1974 à 1989 (voir sa bibliographie sur son site). Quelques uns des archétypes étudiés sont : le bon berger, le saint fou, l’enseignant ivre, le triangle amoureux, la descente dans le monde souterrain, les fantômes et les anges en voie de disparition.

Le nouveau polythéisme, renaissance des dieux et déesses

Le premier livre de ce projet, « Le nouveau polythéisme » fut un ouvrage controversé. A sa publication, il a attiré l’attention des médias. Ainsi, le magazine Time l’a présenté dans la section «Religion» de son édition du 18 mars 1974. Il a également fait l’objet d’articles dans Common Boundary (novembre / décembre 1992) et The Salt Journal (novembre / décembre 1999).

Accueil de l’ouvrage en France

L’édition française de cet ouvrage a été passée en revue dans Le Monde (5 juin 1979) et a fait l’objet d’un important essai dans le magazine Le Figaro, mettant en contraste la perspective polythéiste de l’ouvrage avec la perspective monothéiste du célèbre penseur français Bernard Henri-Lévy. («Monothéisme-Polythéisme: Le Grand Débat, 28 avril 1979). Le Matin de Paris a également passé en revue les travaux (27 février 1979). Le Dr Miller a également été interviewé par Michel Cazenave à Radio France (1979) dans le cadre d’une émission spéciale de deux heures consacrée aux perspectives pluralistes.

… et à l’étranger

L’édition italienne de l’ouvrage a été relue dans la revue Serio et en allemand dans la Neue Züricher Zeitung (4 janvier 1979). Et la traduction japonaise du livre a produit une interview majeure entre le Dr Miller et le célèbre philosophe zen, Keiji Nishitanti, qui a été publiée dans le Kyoto Journal (automne 1988).