L’addiction ou la dépendance nocive au tarot

Cela fait un moment que je voulais écrire là-dessus. Parce que j’ai remarqué, que comme pour l’alcool, les jeux de hasard ou le sexe, je pense qu’on peut devenir addict au tarot (ou jeux divinatoires, voyance) dans le sens péjoratif ou pathologique du terme. C’est classé dans les dépendances sans substance. Pourtant, si j’ai quelques d’articles sur le sujet côté anglophone, cela a été beaucoup plus difficile à trouver côté francophone. Est-ce que le sujet dérange ou est-ce qu’on sous-estime le fait de devenir dépendant de ce type de support ? Je ne sais pas.

Le tarot est un outil superflu

En effet, même si cet outil fait partie de ma panoplie. Je n’ai jamais compris les gens, qui éprouvent le besoin de le consulter tous les jours ou toutes les semaines (hors phase d’apprentissage d’un jeu). Et si j’en propose l’usage sur mon site et ma chaîne youtube, je n’en fais pas le centre de ma pratique spirituelle. Car pratiquer le tarot ne rend pas spirituel. Cela reste un outil, il faut bien garder cela à l’esprit. La spiritualité est dans la façon d’être et d’agir dans le monde. Il y a des personnes d’une grande sagesse, qui n’ont jamais touché un tarot, ni consulté de tarologue de leur vie. Le tarot peut-être utile, mais il n’est pas indispensable.

Le tarot contre les angoisses de l’avenir

De mémoire, la seule période pendant laquelle j’ai plus consulté ce type de cartes, c’était l’adolescence. Mais, c’était parce que j’angoissais pour mon avenir et que j’avais peur de prendre certaines décisions. Je me souviens avoir posé avec mes copines plusieurs fois la même question, à quelques jours d’intervalle, espérant une réponse différente. Ce qu’il ne faut jamais faire évidement. C’est le meilleur moyen de douter et de s’embrouiller l’esprit.

Il m’a été donné d’observer que cette addiction peut apparaître suite à un événement bouleversant dans la vie, comme le décès d’un proche, un licenciement ou une rupture amoureuse. Le tirage de tarot va venir calmer les angoisses et rassurer la personne. Et cela ne concerne pas que les gens qu’on pense crédules ou naïfs par manque d’intelligence. Cela a plutôt à voir avec un besoin d’être réconforté ou conforté dans ses choix. C’est une façon de s’imaginer avoir une prise sur l’avenir, si incertain, à un moment où on se sent vulnérable dans sa vie. Le recours compulsif au tarot peut cacher un mal-être ou une dépression.

Les signes d’une addiction

  • tu ressens le besoin de consulter pour chaque décision ou acte de ta vie,
  • tu insistes pour que ton tarologue te donne une réponse en Oui ou Non à une question, même si il/elle t’explique que ça ne marche pas comme ça un tirage,
  • tu consultes tous les matins une ou plusieurs vidéos de tirage des énergies du jour,
  • au lieu d’écouter les conseils d’un tirage effectué pour ta situation, tu vas consulter plusieurs médiums pour avoir différentes lectures, sans jamais être satisfait,
  • ta seule façon d’avoir de l’espoir concernant ta situation est d’effectuer/consulter une lecture de cartes,
  • si tu possèdes ton propre jeu, tu vas reposer plusieurs fois la même question en la reformulant dans l’espoir d’avoir une réponse qui te convient,
  • tu dépenses de plus en plus d’argent et de temps en consultation et en achat de jeux de cartes, au point d’être à découvert ou d’oublier de payer des choses essentielles (loyer, nourriture, frais de santé, cantine des enfants, etc).

Comment remédier à cet usage compulsif ?

Il faut te souvenir qu’une lecture de tarot ou de jeu divinatoire te permet de comprendre les leçons du passé et les énergies du présent. Il ne peut pas prédire un futur précis, seulement des potentialités de développement par rapport à la situation présente. L’avenir, c’est ce que tu choisis de vivre à travers les décisions que tu prends et les actions, que tu poses ! Il faut éviter de poser plusieurs fois la même question à quelques jours d’intervalle et à plusieurs pratiquants différents, en espérant une autre réponse. Agis avant de demander une lecture de tarot. N’utilises jamais le tarot comme une excuse pour ne pas prendre de décision ou agir. Avant de demander un tirage, poses-toi sérieusement la question du pourquoi de ta demande. Limite-toi à pas plus d’une lecture par semaine. Au lieu d’anticiper l’avenir, apprends à vivre dans le présent (méditation de pleine conscience, lâcher prise…). N’hésite pas à demander de l’aide et faire un point avec un psychologue concernant cette addiction.

L’exode des auteurs païens du site Patheos suite à son rachat par une entreprise de droite

Peut-être en as-tu entendu parlé ? J’avoue mettre mise à l’écart des actualités païennes francophones pendant plusieurs mois et internationales encore plus. Cette affaire date de fin 2016 et s’étend jusqu’à début 2018. Elle m’a totalement échappé. Comme je suppose que je ne suis peut-être pas la seule, j’ai décidé d’en parler ici à titre informatif. Et tant pis, si j’ai l’air de débarqué avec un truc un peu ancien… Ses informations viennent de la pétition de 20 auteurs païens de Patheos, qui se sont mobilisés et des articles de l’un d’entre eux sur cette affaire. Les liens seront mis en bas de page.

Le rachat de Patheos par une entreprise de droite évangélique

C’est en septembre 2016, que Patheos a été acheté par Beliefnet, qui appartient à une organisation évangélique, BN Media. Au moment du rachat, certains auteurs de la mouvance païenne se sont inquiétés de cette acquisition. En effet, l’un d’entre eux Gus DiZerega venait d’être censuré par Beliefnet. En réponse à ces inquiétudes en janvier 2017, les contributeurs avaient reçus l’assurance de Beliefnet, que rien ne changerait. Dans le même temps, ils furent invités à signer un nouveau contrat avec Patheos. Mais, ils leur étaient imposés de signer dans les deux jours après réception et ce contrat n’était pas un renouvellement de l’ancien, mais une modification des termes de l’ancien. Il comprenait notamment un contrôle éditorial considérablement accru sur les rédacteurs de Patheos. En outre, le nouveau contrat interdisait explicitement le dénigrement de Patheos ou de toute société liée. Ceci explique que l’affaire n’a pas été relayée sur Patheos ou de façon très édulcorée. Donc elle a pu échapper aux lecteurs francophones occasionnels de ce média.

Les liens entre Beliefnet et des organisations de droite

Ceci les a incité à mener une enquête sur les entreprises de Beliefnet, révélant que Patheos était désormais lié à plusieurs organisations de droite, évangélistes et pro-armement, y compris la National Rifle Association, la Billy Graham Evangelistic Association, Focus on the Family, Guns owners of America, Promise Keepers, Concerned Women for America, American Family Association et American Center of Law & Justice.

Pour beaucoup d’auteurs païens écrivant chez Patheos, ces affiliations étaient moralement problématiques. Par exemple la connexion entre Patheos et l’ACLJ. Patheos et Affinity4 sont des marques de BN Media. Affinity4 canalise les collectes de fond de l’ACLJ. En outre, Jeremy McGee, président et chef de l’exploitation de Patheos, a également siégé au conseil d’administration d’Affinity4, aux côtés de Jay Sekulow, avocat principal de l’ACLJ. L’ACLJ promeut la criminalisation de l’homosexualité en Afrique. Un fait qui entre en conflit avec les valeurs défendues par les auteurs païens de Patheos.

L’exode des auteurs païens

Courant mars 2017, environ 16 blogueurs actifs avaient quitté Patheos. 20 blogueurs toujours présents et des anciens auteurs avaient demandé à ce que leurs écrits soient supprimés du site (cf. Update on the pagan exodus, blog Allergic Pagan). Malgré cela certains auteurs sont restés, comme par exemple John Beckett, qui a écrit sur le sujet de l’exode païens sur Patheos. Mais lorsqu’on lit son article, on sent un ton trop «politiquement correct ». En 2018, quelques semaines après qu’il ai écrit qu’il n’y avait pas de censure sur Patheos. Un auteur de la section évangéliste de Patheos, Warren Throckmorton, a été viré de Patheos sans raison explicite à part que ces écrits ne correspondent plus aux «objectifs stratégiques» de Patheos (cf.lien ci-dessous). Bien que celui-ci soupçonne qu’un de ses articles critiques sur la NRA en soit la cause.

Sources
Update on the Patheos Exodus, Blog Allergic Pagan, février 2017
Lettre ouverte de départ adressée à Patheos Pagan, Blog Allergic Pagan, février 2017
Pétition (fermée) des auteurs païens de Patheos, change.org
6 Reason Why John Beckett is a Tool: Reflections on the Pagan Exodus from Patheos
The Blog at Patheos is “410 Gone”,Warren Throckmorton
Beliefnet Announces Acquisition Of Patheos , septembre 2016
Why Did Over A Dozen Bloggers Leave Patheos?, Huffpost juin 2017
Beliefnet acquires Patheos; Pagan bloggers guardedly optimistic, The Wildhunt

Autonomie spirituelle : tu n’as rien à prouver et tu n’es pas là pour plaire à tout le monde !

Depuis quelques semaines, je ressens quelque chose de nouveau. Un sentiment de liberté ou plutôt de libération par rapport à mon orientation spirituelle, comme si j’avais passé un cap. En relisant les archives de mes anciens blogs, je me suis rendu compte à quel point le thème de l’autonomie et de la libre expression en matière de spiritualité me tiennent à cœur. Ces sujets reviennent de manière récurrente, au risque de me répéter d’ailleurs. Idem avec la question d’être sans étiquette ou tradition. Pour autant, le sentiment d’être libre, fière et confiante en la voie suivi n’est que récent. Avant j’alternais entre intuition d’être sur la bonne voie et doutes. En faite, c’est tout simple. Je crois que j’ai fais tombé dernièrement des barrières mentales, que j’avais sur ce que devrait être un « bon » cheminement. Je kiffe mon chemin atypique. Et le plus important, je n’ai plus rien à prouver à qui que ce soit et je me fous de ne pas plaire à tout le monde. Je suis et c’est tout. Libre du jugement des autres. Libérée des préjugés et de l’approbation d’autrui. Sans désir d’être conforme à un modèle ou un idéal de néo-païenne ou de personnalité étiquetée « spirituelle ». Je suis avec mes défauts et mes qualités. C’est aussi ce regain d’énergie et d’élan, qui est à l’origine d’un renouveau de ce blog (bon les vacances d’été ça aide aussi…).

Héron cendré, phœnix égyptien, Benou, photo pixabay
Héron cendré, phœnix égyptien, Benou

Les barrières qu’on se met soi-même

J’avais de façon inconsciente des barrières ou des croyances négatives dans mon esprit, sur ce que devais être ou pas un « bon » cheminement. J’avais l’impression d’être libre, mais je ne voyais pas en profondeur les chaînes, qui me retenaient de façon inconsciente. Car ces idées me semblaient « normales» ou aller de soi. Il s’agissait d’opinions communs, non remis en cause. Ces opinions, j’ai fini par identifier d’où ils venaient. En faite, cela remonte à mes débuts dans ce milieu. Je n’y connaissais rien. Le premier forum auquel je me suis inscrite, devait être celui de la L.A.P.F. Il y avait là pas mal de monde plus expérimentés et plus anciennement actifs dans ce domaine. Et parce que leurs idées et leurs expériences me semblaient sérieuses, fiables, rationnelles ou logiques. Bref, parce que je leur accordais plus de crédit, qu’à moi-même. J’ai écouté et intériorisé leurs idées. Au point, de ne plus arriver à distinguer ce qui venait d’eux ou de ma propre expérience. On en revient à ma citation fétiche de Arnaud Desjardins.

« Du moment que certaines paroles nous plaisent, nous les reprenons à notre compte comme si nous en avions l’expérience et notre pensée réelle, vivante, spontanée, est remplacée par la pensée de nos parents, la pensée de nos maîtres, la pensée de ceux que nous avons admirés dans notre adolescence, la pensée de ceux dont les livres nous ont influencés. »

Extrait de « Bienvenue sur la voie » – Arnaud Desjardins

On n’a pas forcément à être soumis à des pressions ou de la manipulation de la part d’un gourou, pour renoncer à son pouvoir. Nous le faisons parfois de nous-même par manque de confiance en soi. Ceci ne veut pas dire qu’il ne faut pas écouter les personnes plus expérimentées dans un domaine. Il s’agit plutôt de faire la part des choses. Je pense qu’il nous arrive aussi de renoncer à notre pouvoir personnel, par désir d’être accepté et d’être reconnu de ses pairs. C’est un besoin fondamentale de l’être humain. Je vous renvoie pour cela aux travaux de Maslow et sa pyramide des besoins.

Le besoin de reconnaissance sociale

Le bébé dès sa naissance, par exemple, a besoin du respect et de la tendresse de ceux qui l’entourent. Ce besoin ne relève pas de l’égoïsme, de l’orgueil ou d’un manque de maturité. Le besoin de reconnaissance sociale ou du lien social est une composante à part entière de la personnalité, à satisfaire pour son développement. C’est une base sur laquelle on construit son estime de soi. Mais, cette base pour diverses raisons, peut être déficiente. En tant que personne proche de la communauté néo-païenne, donc différente dans mes choix spirituels de la majorité. Je ressens le besoin de partager mes idées et d’être liée aux personnes dans la même démarche. C’est à dire mes pairs. Mais, ce besoin naturel m’a conduit aussi à rechercher l’approbation de ceux-ci et donc à me soumettre à leurs jugements pour être acceptée. C’est une réaction inconsciente, une sorte de réflexe donc pas quelque chose de calculé. Je sais maintenant, que c’est en lien avec mon histoire personnelle et des expériences de rejet vécu enfant.

Le désir d’approbation

Aujourd’hui, je ne cherche plus cette approbation. Je ne plais pas à tout le monde et c’est tant mieux. Car comme le disait Sacha Guitry :

« Plaire a tout le monde, c’est plaire a n’importe qui ».

Sacha Guitry

Je sais et j’expérimente le fait que ma pratique atypique, qui ne ressemble pas à celles de mes proches comme de mes pairs païens, n’en ai pas moins valable et digne de respect. Si certains pensent, que ma démarche est moins authentique, moins légitime, moins sérieuse ou autre qualificatif, c’est n’est pas mon problème. Le malaise est chez eux. C’est leur responsabilité. Si cela touche une corde sensible, la raison est dans leurs histoires personnelles, dans leurs croyances et leurs peurs inconscientes. Si demain, je veux m’essayer à la Wicca, je le ferai. Si je veux faire le pèlerinage de St Jacques de Compostelle parce que l’expérience me semble quelque chose à vivre d’intéressant, pourquoi pas. Si j’ai envie de faire une retraite chez des bouddhistes aussi. Et si je veux tout abandonner, parce que je le sens pas, aussi. Et j’emmerde celui qui trouvera ça incohérent, parce que j’ai le profil d’une néo-païenne, que cela devrait impliquer que je fasses ceci ou cela et pas ça. C’est là qu’on se rend compte, qu’il y a aussi des conventions sociales et des idées reçues dans ce milieu. Elles ne sont pas formalisées en s’appuyant sur un livre sacré ou des lois, certes, mais elles sont tout de même présentes dans certains esprits.

Votre vie spirituelle n’est pas faite pour plaire !

Le jugement de l’autre ne me définit pas. Il n’est pas ma référence. J’accepte les conseils et d’écouter les enseignements des autres, mais sous conditions. C’est à dire que je les soumets à ma propre expérience et à mon sens critique avant de les valider pour mon propre usage. J’accepte aussi de me planter et de modifier mon évolution en conséquence. De mon point de vue, un bon enseignant spirituel ou (néo-païen) a pour idéal de rendre ses étudiants autonomes à l’issue de sa formation. Un peu comme les parents élèvent leurs enfants pour qu’ils quittent un jour le foyer et volent de leurs propres ailes. L’autonomie spirituelle est un objectif et une valeur importante, qui à mon avis permettrait de vacciner pas mal de monde contre les dérives sectaires. Mais cela ne reste que mon avis. Cher lecteur, chère lectrice, tu es libre de faire ce que tu veux de cet avis.

Le bol de sel pour bannir l’énergie négative de la maison

As-tu remarqué qu’une balade ou une baignade en bord de mer à des propriétés énergisantes et rafraîchissantes ? De nombreuses civilisations et traditions utilisent le sel dans leur rituel pour protéger, nettoyer et éloigner les influences négatives. Aujourd’hui, je vais te parler du bol de sel, un outil proche des jarres ou bocal de protection dans le principe, qui utilise le sel.

Bol de sel, herbes et épices protectrices

L’usage du sel pour assainir

En Égypte, c’est un produit proche dans sa composition, le natron qui est employé pour un usage similaire. En médecine, aujourd’hui on utilise des sprays de solution saline ou d’eau de mer pour aider à nettoyer ou décongestionner les voies nasales. Dans les boutiques ésotériques ont trouve aussi les fameuses lampes de sel, faite d’un bloc de sel de l’Himalaya. Elles auraient un pouvoir ionisateur naturel. Car l’ampoule ou de la bougie située dans la lampe, en chauffant les cristaux de sel, permettrait de produire des ions négatifs.

Le bol de sel pour nettoyer et protéger la maison

Le choix du bol

Pour bénéficier des propriétés du sel dans ton foyer (et/ou du natron), il est possible de réaliser un bol de sel protecteur. Tu auras besoin d’un bol, si possible non poreux donc pas en bois, pour y laisser le sel sans risque de l’abîmer. Ensuite, j’y mets plutôt du sel marin récolté de façon artisanale (sel de Guérande, de Noirmoutier, du Marais Breton,etc), qui a séché naturellement à l’air libre. J’évite les sels «industriels ». Je préfère utiliser aussi des sels français et de production artisanale, plutôt que des sels importés comme celui de l’Himalaya. L’impact carbone est moindre (coût du transport) et cela permet de soutenir les petits producteurs locaux, dont l’activité participe à l’entretien des marais salants.

Herbes et épices protectrices et purifiantes

J’y ajoute éventuellement des herbes et des épices aux propriétés proches ou complémentaires, selon mes besoins du moment: romarin séché du jardin, thym, feuilles de laurier, baie de genévrier, ail séchée, morceaux de citron coupés, poivre noir ou clous de girofle.

Intention

Ensuite, je prend le bol, je mélange le tout en énonçant mes intentions, par exemple : « Bol de sel, d’herbes et d’épices, purifie-nous et protège-nous. Protège cette maison et ses habitants des influences négatives. Éloigne le malheur, la maladie et nos ennemis. » Ensuite, je passe le bol de la sel dans la maison, soit dans le séjour qui est grosso-modo la pièce centrale, soit dans une pièce précise, si mon bol doit protéger celle-ci en particulier.

Usage quotidien du bol de sel

J’utilise aussi le bol pour nettoyer mon énergie en le touchant ou en passant mes mains au-dessus, lorsque j’en ressens le besoin. Si tes rebords de fenêtres ne sont pas en métal, tu peux les saupoudrer de ce même mélange. Attention cependant, si tu as des animaux domestiques, par exemple des chats, si ils aiment s’y percher. Il va de soi, que tu ne peux utiliser ce sel en cuisine. En effet, il aura capté les énergies négatives. Il sera donc impropre à la consommation. Ne le laisse pas dans un endroit où tes animaux de compagnie peuvent y goutter. Quand l’énergie du bol ne se sent plus, tu peux le changer (entre 7 jours et 1 mois grand maximum). Le renouvellement dépend aussi de la quantité employée. Son contenu peut-être jeté soit à la poubelle, soit dans un endroit que tu souhaites désherber dans ton jardin (empêche plantes de germer), par exemple une allée ou des fissures dans un pavage, un mur.

Les sauniers vendéens, Marais Breton, cote Atlantique

La garache, la femme loup poitevine

La Garache est le nom donné en Poitou aux femmes, qui étaient accusées de se changer en louve la nuit venue. Selon les légendes, une simple blessure les contraignaient à reprendre leur forme. On dit aussi que pour la blesser, il fallait l’atteindre avec la balle d’une arme chargée avec trois morceaux de pain bénit lors des trois messes de minuit (source légendes locales de la ville D’angles). Dans certains récits, le personnage de la garache est aussi rapprochée de celui de la dame blanche, des sorcières ou de la ganipote.

La femme-loup dans les légendes vendéennes

Il en était encore fait mention aux XIX éme siècle dans les mythes et légendes, collectées par quelque érudits locaux. Ainsi, il est fait mention de l’histoire d’un jeune homme, qui surprit sa fiancée à se changer en garache à l’aide d’un onguent et d’une formule. Voulant la suivre, il s’enduit de la même mixture, mais se trompa dans la formule. Cette erreur le fit voyager jusqu’au lieu où se rendait sa fiancée, le lieu-dit Lavignon, non en sautant par dessus les haies et buissons, mais en passant à travers. Alors, qu’il vit celle-ci sautait des haies de façon prodigieuse, il s’exclama : « Jésus ». Ce qui fit cesser pour lui le charme et il dut rentrer à pied.

Représentation des loups-garous d'Ossory, de Topographia Hibernica par Gerald de Wales, c. 1200
Représentation des loups-garous d’Ossory, Topographia Hibernica par Gerald de Wales, c. 1200

A Maché, on raconte que garous et garaches se réunissaient à la Fontaine du Bois de Vignères. A Angles, une garache aurait été tuée dans le Champs des Pérochelles et une autre à la Petite Lamberde. On prétend d’ailleurs que cette dernière était une reine d’Angleterre changée en garache sous le coup d’une malédiction. A Avrillé, un homme eu le malheur de rencontrer une garache, qui s’appuya sur ses épaules. Il eut grand peine à s’en débarrasser. Lorsqu’il y parvint, il dit à ses enfants : « Mes enfants, je suis mort, la garache m’a tuée… ». Et quelques jours plus tard, l’histoire dit que tout le village se rendit en effet à son enterrement.

La dame blanche du château de la Vergne à Beaufou

A Beaufou, une légende court concernant le château de la Vergne. Il est dit qu’une dame du lieu se changeait en garache. Mais un jour, son époux lors d’une battue au loup blessa une louve blanche. Il lui trancha une patte. Sur l’instant, celle-ci se changea en main féminine portant l’anneau nuptial aux armes de la Vergne. De retour au château, il découvrit son épouse blessée. Ne pouvant la défaire de son état de garache, il se résolut à mettre fin à ses jours. D’autres récits se rapportant aux garaches sont attestés à Beauvoir-sur-Mer, Chaillé-les-Marais, Chaillé-sous-les-Ormeaux, St Gilles Croix de Vie, Fontaines, la Garnache, l’Hermenault, Longeville, Menomblet, Monsireigne, Rocheservière, St Avaugour-des-Landes, St Juire-Champgillon, St Michel-Mont-Mercure, Talmont, Thouarsais-Bouildroux et Vouvant (cité de la fée Mélusine).

A consulter sur le sujet :
– La Vendée mythologique et légendaire, Jean-Loïc Le Quellec, 2007
– Petite Encyclopédie du merveilleux , Edouard Brasey, 2007
– Les légendes de Mortemer, Boulogne, Jacqueline Caffin, 1986

Vivre une spiritualité de son époque en cohérence avec soi-même

Mon cheminement ne rentre plus dans un cadre ou une tradition précise. C’est un fait, que je vis désormais très bien. Je dirais même que j’en suis fière, après avoir longtemps douté et craint de m’égarer. Je n’ai plus besoin d’étiquette pour me définir. J’ai lâché prise dur mes croyances négatives à ce sujet. Et même si je suis plus proche en ce moment des manifestations de « ce qui est divin » de là où je vis. Ma spiritualité n’est ni celtique, ni indo-européenne, ni gallo-romaine, ni ancestrale, ni locale ou que sais-je encore. Cela te surprend peut-être ? Si vraiment, il fallait que je la définisse, je dirais qu’elle est de son époque, comme celles de nos ancêtres étaient de la leur. Ils vivaient au présent. Je vis au présent. Car, si on devrait vraiment suivre les pas de nos ancêtres, pas certain que ça donne une tradition précise à l’arrivée. Cela devrait même être plus proche, je pense d’un paganisme éclectique. Je m’explique…

La généalogie pour expliquer la spiritualité ?

Hommage à ma tante passionnée de généalogie…

Il y a plus de 20 ans maintenant, que la généalogie est entrée dans ma vie. Ma tante, une institutrice passionnée d’histoire locale et de généalogie, avait fait notre arbre paternel. C’est elle qui m’a enseigné les notions de bases nécessaires à cette quête. J’ai encore ses notes, rédigées dans une écriture parfaite, faites de pleins et de déliés impeccables. J’ai conservé aussi son schéma m’expliquant la numérotation Sosa-Stradonitz. Je me souviens du jour où je suis allé chez elle à ce sujet. Elle avait les yeux pétillants de joie à l’idée de transmettre sa passion, à un autre membre de la famille. Que ton âme repose en paix tantine. Tu as su passer le flambeau à la génération suivante. Comme personne ne s’était occupé de ma branche maternelle, j’ai décidé de m’en charger. Ces recherches se sont étalées sur plusieurs années, en fonction de mon temps libre. Aujourd’hui, j’ai retrouvé la trace d’un peux plus de 1000 de mes ascendants maternels.

Arbre généalogique, recherche d'ancêtres
Exemples d’arbres généalogiques

Une histoire de choix

Au passage, j’ai cherché aussi le sens des noms de famille, donc leurs étymologies. Ceci m’a permit de constater concrètement, la diversité culturelle de mes racines. Je suis issue d’une longue lignée de personnes ayant vécu en territoire celte picton au sud de Nantes, dans un territoire qui devait vraisemblablement appartenir aux ambilatres (Pays de Retz, Vendée). Donc, si je devais suivre la voie de mes ancêtres, ma tradition serait celtique ou druidique. Sauf que… pourquoi devrais-je m’arrêter spécifiquement à cette période de l’histoire ? Qu’est-ce qui rend plus légitime de commencer l’histoire de ses ancêtres à ce moment là et pas à un autre ? Rien. Je pourrais très bien aussi prendre la tradition romaine, car cette religion a aussi été pratiquée sur ce territoire durant l’antiquité ou bien encore être protestante. Car il y a eu aussi des foyers de protestantisme (durement réprimé) dans ce territoire. Il n’y a pas eu d’élection officielle de la période historique la plus valeureuse, pour déterminer l’une d’elles comme la meilleure. C’est un choix subjectif ou une préférence personnelle, que de s’arrêter sur une période plus qu’une autre. Le raisonnement rationnel n’a rien à voir là-dedans.

L’opposition au monothéisme comme motivation ?

Quoi que, je connais bien une motivation, qui peut chez certaines personnes, amener à ce choix. L’opposition au christianisme. Car le druidisme ou la tradition celtique est celle de mes ancêtres avant la christianisation. Mais alors, cela signifie que ce choix se fait par rapport à eux. Ce serais un choix par dépit… quel dommage ! Personnellement, je ne me définis pas ma spiritualité par par rapport aux religions du livre. Et toi ?

Des noms porteurs d’histoire

Il y a dans les noms de mes ascendants, ainsi que dans les noms de lieux où ils ont vécu des traces de langues germaniques, gasconnes et latines, peut-être même anglo-saxonne. Ma nièce par son père semble avoir des ancêtres espagnols, arrivés peut-être depuis la côte Atlantique à Noirmoutier. Je n’ai pas fini mes recherches. Et les archives ne permettent pas de tout savoir. Si je devais avoir une spiritualité conforme à celle de mes ancêtres, je me retrouverai en faite avec un patchwork de divinités. Mon panthéon devrait faire des emprunts peut-être à toute l’Europe continentale, peut-être même le bassin Méditerranéen et peut-être d’ailleurs. Bref un truc qui ressemblerait plus à du paganisme éclectique, qu’à une tradition ancienne en particulière. D’ailleurs en quoi mes aïeuls pictons auraient-il plus d’influence sur moi, que les gascons, les gallo-romains ou les germaniques, ou encore ceux dont je ne soupçonne pas l’existence faute de traces écrites ? Rien. Cette préférence ou cette affinité est propre à chacun.

Quand les divinités voyagent avec les hommes

L’étude de l’étymologie des lieux-dits en lien avec les divinités m’a appris une chose. Les noms de lieux évoluent en fonction des civilisations et des populations, qui les habitent. Et on peut donc très bien avoir adoré une divinité indo-européenne en un lieu, puis une celtique a pris sa place, puis une gallo-romaine et puis en arriver même à un saint chrétien. Souvent, elles peuvent partager des points communs, car on efface pas si facilement les habitudes. L’exportation des divinités à l’époque gallo-romain a aussi montré, qu’elles ne s’attachent pas forcément à un lieu et voyagent aussi avec les hommes. Les mouvements migratoires plus récent le montrent aussi. Je pense aux hindous. Par exemple, Kali, Ganesh et Durga ne sont pas restés attachés au continent asiatique. Ils sont aussi là où leurs fidèles se sont implantés. Le shinto japonais, dont pourtant les esprits sont très attachés aux lieux, possède un temple en Europe implanté il y a 35 ans à Amsterdam (Japanese Dutch Shinzen Foundation). Le vaudou est une tradition dont les racines sont africaines. Mais ces divinités ont voyagé avec les populations déplacées de force, par la traite négrière, jusqu’en Amérique. Et elles s’y sont implantées. Alors les divinités attachées à un sol, vraiment ? L’histoire de l’humanité me démontre, que ce n’est pas si simple que cela. Prenez un jeune homme blanc américain, qui a des origines irlandaises, françaises et cherokee. Si il prend la tradition du sol, sa religion devrait être amérindienne. Si il prend celle de ses ancêtres, il va se retrouver partagé entre du christianisme, de la tradition celte, peut-être un peu de germanique, du gallo-romain et que sais-je d’autres. Tu comprends le dilemme ?

Série TV inspirée du livre American Gods
Série Tv inspirée du livre American Gods
Les dieux Anansi, Efrit, Baldr, Odin, Lugh, Thot et les humains Laura et Salim

Et notre époque ?

Si les époques précédentes ont vu leurs cultures évoluer avec les mouvements migratoires, les guerres, les invasions ou encore la politique, etc. Notre époque a une autre forme d’influence le commerce mondiale ou la mondialisation et Internet. Je ne suis pas là pour en faire l’éloge. Je connais aussi ces impacts négatifs et j’en suis aussi critique. Mais, c’est un fait. C’est un phénomène que je ne peut pas nier, jusque parce que ça me déplaît. Il est propre à notre époque et il entraîne un brassage d’idées, d’influences culturelles et aussi spirituels sans précédents. Ce qui signifie aussi que nous sommes mis en contact avec des idées et des formes de spiritualités venant de toute la planète, sans forcément nous déplacer. Ceci explique donc que des personnes puissent être mise en contact et adhérer à des spiritualités, ni de leur sol, ni de leurs ancêtres. C’est propre à notre époque. Je ne dis pas que c’est bien ou mal. Ici, je constate un fait. Nos ancêtres vivaient selon leurs époques et ce qu’ils s’y passaient, donc ces personnes font comme eux. Elles vivent selon les caractéristiques de leur époque et ses grands courants d’influence. Sans copier la tradition de leurs ancêtres, elles vivent pourtant avec la même logique. C’est à dire vivre avec son temps.

L’identité est une construction

Je reconnais que mon héritage spirituel est bigarré et issus de diverses influences. C’est une réalité. Un fait. Je n’ai donc pas honte de cela. Je ne suis pas moins légitime, ni inférieure à d’autres, parce que mon chemin est le reflet de ce patchwork d’influences. Je suis l’héritière de populations et de leurs cultures, qui ce sont affrontées et qui se sont mélangées. J’expérimente « ce qui est divin » au quotidien, car la vie est ma plus grande enseignante. Je vis au XXI ème siècle avec ce que cela implique de bouleversements culturels. Ce qui fait que je suis une (moi) et multiple, car le fruit de multiples héritages et de mes expériences.

Tout est en mouvement…

N’est-ce pas un enseignement du paganisme, que de nous rappeler que la vie est un perpétuel mouvement ? L’existence est une suite de changements et d’évolutions. Rien n’est fixe. Les civilisations naissent et meurent aussi. C’est le grand cycle vie, mort, et renaissance. Je pourrais aussi ajouter, que l’identité culturelle (spirituelle aussi) est une construction et prendre la suite des articles sur l’identité, que je n’ai pas fini (article 1, article 2). Car il y a des liens entre cet article et cette notion. Mais, le sujet est dense. Mes connaissances sont encore fragiles et légères sur le thème de l’identité. Je préfère donc prendre le temps d’étudier et de réfléchir, pour revenir sur ce sujet.

Respecter la liberté de conscience

Je n’ai rien contre les traditions anciennes ancestrales, locales, du pagus, etc. J’ai des amies dans ces voies et je me prend pas la tête avec elles. Le respect est présent. Je n’ai aucune envie de les faire changer de voie et elles non plus. Car nos choix sont aussi dignes de respect les uns que les autres. Non, ce qui me gêne en fait, c’est sous couvert de donner des « bons conseils » de sagesse, de formuler des injonctions à suivre une voie plus qu’une autre, parce qu’elle serait plus légitime. Ces formules toutes faites sont faciles à reconnaître, car elles emploient l’impératif présent et/ou utilisent les verbe « devoir » et « falloir ».

Je te souhaite de pouvoir expérimenter librement et de vivre la voie, qui te correspond.

A lire dans un thème proche :
The gods call who they call sur Patheos Pagan
Exploring the origins of religion sur Patheos Pagan
– Learning to trust your experience sur Patheos Pagan
Believe Your Experiences – Wisdom From The Shredded Veil sur Patheos Pagan

Bien penser son projet de site web spirituel avant de le concevoir

Aujourd’hui, je t’invite à réfléchir à ton projet de site internet à thème spirituel et/ou païen. Car dans ce domaine, c’est le pourquoi, qui va influencer le comment. C’est le contenu, qui va déterminer la forme. On s’imagine à tord, qu’il faut être passionné d’informatique avec un profil plutôt technique pour créer son site web personnel. Alors que c’est faux. J’en suis la preuve. J’ai créé mon premier site web au début des années 2000, bien avant de suivre une formation qualifiante dans ce domaine. Alors si j’ai pu le faire, tu peux le faire aussi.

A quoi faut-il penser pour concevoir son blog ou site à thématique spirituel ?

Il y a trois aspects dans un projet de création de site ou de blog personnel ou pour une association. D’une part il y a :

  • le contenu (organisation des pages ou arborescence, textes, photos, images, vidéos…),
  • le design graphique de l’interface (couleurs, typographie, logo, icônes, disposition des éléments, ergonomie),
  • la structure technique (hébergement, nom de domaine, langage utilisé, CMS…).

Le contenu d’un site Internet

Avant de vous lancer dans le design et l’aspect technique, pense ton contenu. C’est à dire fait un plan de tes futures pages, sous-pages et une liste des sujets qu’il va traiter. Cela parait évident. Pourtant au moment de finaliser leur projet, beaucoup se retrouvent soit avec une structure inadaptée, soit avec des pages quasi vides, faute d’avoir pensé leur matière première en amont. En effet le pourquoi de votre site va influencer le comment de sa réalisation. Et pas l’inverse. Prends un bloc-notes et réfléchis au but de ton projet :

  • Quelle est sa cible (age, sexe, centres d’intérêts) ?
  • Quels sont ces objectifs ? (informer, promouvoir, enseigner, relier des membres d’une communauté, attirer de nouveaux adhérents pour une asso, etc)
  • Quels types de sujet va-t’il aborder et avec quel ton (ligne éditoriale) ?
  • Si c’est un blog, quelles sont les catégories d’articles pour faciliter le classement et la recherche ?
  • Si c’est un site combien de pages, leurs sujets respectifs ?
  • Quel sera l’adresse de contact de ton formulaire ?
  • etc.

Cette réflexion est utile pour concevoir l’arborescence de ton site ou blog spirituel, le nombre de pages et les sujets traités (ligne éditoriale). Mais cela te sera aussi utile pour le référencement. Il ne faut pas sauter cette étape en passant, qu’on pourra s’en occuper après.

Qu’est-ce que le référencement naturel ou S.E.O?

Il s’agit des techniques visant à accroître la visibilité d’un site ou d’un blog dans les moteurs de recherche comme Google. Ceci afin que les internautes le trouvent plus facilement et surtout avant ses concurrents. Hors, les moteurs de recherches se basent sur le contenu d’un site pour savoir sur quelles thématiques et à quels mots clés de recherche l’associer. Le choix de tes mots est donc important. Il doit être en adéquation avec les expressions qu’utilisent ton lectorat, pour te chercher. Le référencement comme le contenu se pense en amont et pas à la fin du processus de création.

Le contenant d’un site internet

De quoi se compose le contenant ou l’aspect technique de votre projet ? Nous l’avons vu en partie dans l’article précédent, Créer son site ou son blog spirituel : les bases . Il y a d’abord l’hébergement. C’est à dire l’espace mémoire qu’on t’alloue sur un serveur web pour y stocker les fichiers et la base de données de ton site ou blog. Et il y a aussi son adresse ou son nom de domaine finissant en .fr ou .com (extension), par exemple : monsiteperso.com. Le nom de domaine n’est pas vraiment obligatoire pour un site perso, vous pouvez par exemple être en sous-domaine de votre hébergeur. Par exemple chez le prestataire Weebly avec le forfait gratuit vous avez nom de domaine du type : domaine.weebly.com. C’est à dire le nom de votre projet suivi du domaine de weebly. Cela suffit pour un projet perso, mais ce n’est pas recommandé pour un projet professionnel.

La réalisation du site internet

Lorsqu’on débute, il vaut mieux opter pour une présentation graphique simple et claire. Je ne m’attarderai donc pas sur le choix d’un thème graphique et la conception de l’interface, qui sont plus des questions de webdesign. Plusieurs options techniques existent pour créer son site internet.

1. Une plateforme de création et gestion de site en ligne

Il s’agit d’une entreprise qui te propose l’hébergement de ton site, souvent aussi la possibilité d’acheter ton propre nom de domaine. Elle offre surtout un outil de conception et de gestion de ton directement site en ligne. Je pense par exemple à Wix, Weebly, Jimdoo ou emonsite. Personnellement, je ne les ai pas tous testés. Je connais Weebly pour l’avoir utilisé, un peu Emonsite et surtout WordPress.org.

2. Utiliser un CMS Open Source

CMS signifie « content management system » ou en français « système de gestion de contenu ». C’est un outil qui permet de créer, gérer et mettre à jour un site web. Il s’installe sur l’espace web que tu loue chez un hébergeur. Il utilise une base de données. Certains permettent de créer plus spécifiquement des blogs, d’autres des boutiques en ligne, d’autres des encyclopédies ou encore des forums. Je vous citerai par exemple WordPress, Joomla, Dotclear, Drupal, Prestashop (ecommerce) ou PHPbb (forum). Pour l’interface graphique, il existe de nombreux thèmes graphiques modifiables, gratuits comme payants que l’on peut adapter à son projet à thème spirituel.

3. Développer soi-même son site

La dernière option est de développer soi-même son site. En effet apprendre des bases de code HTML et de CSS est à la portée de tous et ne nécessite pas un gros budget. C’est une solution envisageable pour des sites de type plaquettes composés d’une dizaine de pages, qui évoluent peu sur l’année (peu de mises à jour). Ce peut-être aussi une première étape pour se familiariser avec le langage html et le vocabulaire du web avant de passer à l’utilisation d’un C.M.S. En effet connaître des bases de langage html permet de mieux comprendre les termes utilisés dans les interfaces des éditeurs de ces outils. Cela te sera aussi utile pour modifier le code du thème graphique d’un C.M.S et l’adapter à ton projet.

La suite prochainement…

J’espère que cet article sur le sujet aura pu vous aider à faire vos choix. Chaque point pourrait être approfondi. Mais je tenais à faire un premier survol généraliste, pour donner des clefs à mes fidèles lecteurs/lectrices, qui s’interrogent sur le sujet. Créer son site ou son blog sur un thème spirituel ou néo-païen, c’est facile. La suite prochainement…

Rituel du Senut netjeriste américain

Le rituel du Senut est un rituel de la mouvance netjeriste contemporaine (néo-paganisme égyptien) et qui est propre à l’orthodoxie khémite américaine. Ayant cité ce mot dans mon article sur le natron, un des plus populaires sur ce site, j’ai décidé de vous expliquer de quoi il s’agit. Je tiens ces informations directement de cette communauté avec qui j’ai eu des contacts.

Rituel quotidien égyptien

Que signifie Senut ?

Le mot Senut (snwt), prononcer senout en français, désigne le reliquaire dans lequel se trouve la statue du dieu égyptien dans le temple. Les khémites orthodoxes traduisent par « shrine », ce qui signifie la même chose. Ce rituel est donc celui du reliquaire divin, mais chez soi, c’est à dire de l’espace sacré que les membres de K.O (abréviation pour kemetic orthodox) consacrent à leurs netjerou (divinités égyptiens patronnes ou personnelles, pluriel de netjer=dieu/divinité).

Les étapes du rituel du Senut

La purification

Avant le Senut, ils pratiquent des ablutions, qui sont l’étape de purification avant le rituel. Ils utilisent de l’eau, du natron pour se laver (toilette simple visage/mains ou douche complète) et un texte rituel faisant appel à des divinités liés à la purification rituel des temples de l’Égypte ancienne.

Le rituel devant l’autel

Sur l’autel sont disposés au minimum pour ce rituel des représentations des divinités, une bougie, un encensoir et un bol d’eau. Ils utilisent du Khypi, un encens égyptien ancien, dont une recette simplifiée adaptée à l’usage « moderne » leur ai fourni par leur leader spirituel Tamara Legan Siuda.

Le rituel commence par l’allumage de la bougie et celui de l’encens, accompagné d’une formule de bénédiction de ces éléments, inspirée des textes anciens (Textes des Pyramides je crois). Puis, vient l’offrande de l’eau aux netjerou, aux ancêtres, aux professeurs/enseignants (personnes vivantes et importantes dans la vie de la personne), au dieu Oupouaout l’ouvreur des chemins et à la déesse Maât (justice, harmonie, ordre social, équité..). Puis vient le temps de la prière personnelle où chacun s’exprime avec ses mots et selon son désir. Le rituel se termine par un remerciement en guise de clôture.

Les textes du rituel du Senut

Les textes utilisés sont une reprise de formules anciennes, parfois une adaptation. Ils restent dans l’ensemble très proches des formulations anciennes, dans le fond, la forme et le style. Pour le rituel quotidien à la maison, ils sont courts, pour être plus facilement prononçable et mémorisable. Vous pouvez trouver ces derniers dans l’ouvrage de Tamara L.Siuda, The ancient egyptian prayerbook au chapitre 2, qui lui ai consacré.

Livre de prières des anciens égyptiens, de Tamara Legan Siuda
Livre de prières des anciens égyptiens, de Tamara Legan Siuda

Les déesses étoiles slaves Zorya

En cette période de nuit des étoiles, j’ai envie d’explorer le thème de la déesse étoile. C’est aussi un thème qui m’est personnellement cher, car plusieurs d’entre elles ont influencé et inspiré mon cheminement. J’aurai pu commencer par Sopdet ou Sothis l’égyptienne. Je pense que certains de mes proches auraient trouver cela logique. Et pourtant non. J’ai décidé de commencer par des divinités moins connues de la mythologie slave, les Zorya. Si tu regardes la série American Gods inspiré du livre de Neil Gaman, elles figurent parmi les divinités du récit.

Les trois déesses Zorya

Zorya est un faite un nom, qui désigne trois déesses de la mythologie slave. Il s’agit de :

  • Zorya Utrennyaya, l’étoile du matin, qui ouvre les portes au soleil.
  • Zorya Vechernyay, l’étoile du berger, qui ferme les portes après le coucher du soleil.
  • Zorya Polunochnaya, l’étoile de minuit, qui accueille dans ses bras le soleil mourant.

Ces déesses sont des gardiennes, comme les Aurores (Eos, l’aurore indo-européenne, l’Aurore romaine, la Mater matuta, Eostre, Ostara, Ushas…). Les légendes racontent, qu’elles surveillent le chien Simargl, enchaîné à l’étoile Polaris de la constellation de la Petite Ourse. Elles devaient s’assurer que la bête ne brisent pas ses chaînes. Car si cela arrivait, alors l’univers serait détruit.

Zorya étoile du matin, l’Aurore

Zorya Utrennjaja est l’étoile du matin. C’est elle qui ouvre les portes de Dazbog, le dieu du soleil. Elle est aussi connu sous d’autres noms dans les langues salves : Gwiazda Poranna, Zvezda Dennitsa, Rannia Zoria, Zornica, Zvijezda Danica, Zara-Zaranica, Zwezda, Gwiazda Poranna. Comme beaucoup d’autres déesses de l’aube, elle est associée à la planète Vénus. Elle a aussi la charge de la protection des chevaux, de la lumière, la purification spirituel et l’exorcisme. Dans certains récits, elle est la femme de dieu Péroune ou Perun et dans d’autres, elle est une déesse vierge.

Zorya étoile du soir, le Crépuscule

Zorya Vechernyay est aussi appelée Gwiazda Wieczorna, Večernja Zvijezda, Zwezda Wieczoniaia, Vechirnia Zoria, Večernica et Večernjača. Cet autre Zorya est responsable de la fermeture des portes du palais du dieu soleil Dazbog. Son étoile est Mercure. Selon les légendes, elle protège les voyageurs égarés et sa lumière indicatrice les guide. Elle est parfois désignée comme l’épouse du dieu lunaire Myesyats et la mère des étoiles. Comme sa sœur, son statut maritale est incertain, car elle est aussi vu dans d’autres sources comme une déesse vierge.

Zorya l’étoile de minuit

Zorya Polunochnaya est la moins connue des trois et la plus mystérieuse. Car plusieurs légendes mettent en avant ses sœurs et omettent carrément de la citer. Elle est aussi appelée Zwezda Polnoca. Il semblerait que son rôle soit d’accueillir chaque nuit le soleil mourant dans ses bras pour lui permettre de renaître. Elle est associée au passage mort/renaissance, à la magie, au mysticisme et à la sagesse.

A lire :

Créer son site ou son blog spirituel : les bases

Créer son blog ou son site web sur une thématique spirituel est plus simple que tu ne le penses. Mais, lorsqu’on y connaît rien , cela semble évidement complexe. Pour t’aider à te lancer dans cette aventure, j’ai décidé de t’expliquer quelques notions de bases en création de sites web et de blogs. Nous allons commencer au début par un peu de théorie et de vocabulaire. Cela te sera utile dans tes recherches d’une solution technique pour gérer ton site ou ton blog spirituel et/ou païen.

Qu’est-ce qu’un site internet ?

C’est un ensemble de fichiers, écrit en html, php ou autre langage, qui sont stockés sur un serveur web. Ils sont liés entre eux par des liens ou un langage dynamique. Ces fichiers permettent d’afficher ton site, lorsque dans le navigateur un internaute saisis l’adresse ton site aussi appelée url (Uniform Resource Locator). Il peut aussi nécessité l’usage d’une base de données pour stocker les informations utiles à l’affichage du contenu, sauf si il est tout en html.

Qu’est-ce qu’une adresse internet et un nom de domaine ?

Cette adresse internet peut commencer par un préfixe (www) et comprend toujours un nom de domaine, se terminant par une extension par exemple en .fr, .com, .net, etc. On achète les noms de domaines auprès d’un prestataire de services web. Tu es propriétaire de ce nom à condition de payer tous les ans pour le conserver. L’achat n’est pas à vie.

Qu’est-ce qu’un hébergement web ?

C’est le serveur où est stocké ton site. Cette machine est la propriété d’un hébergeur, qui loue ce service. Le plus souvent les sites à petit ou moyen trafic sont sur des serveurs mutualisés. C’est un peu comme si ton serveur était un grand hôtel et que tu louais seulement une chambre dedans. Le reste des espaces sur le serveur sont attribués à d’autres sites. Les sites à gros volume, qui demandent plus de ressources (stockage, bande passante…) sont sur un serveur dédié. C’est à dire qu’ils ont un serveur pour eux tout seul (ou plus), comme si ils louaient tout l’hôtel au lieu d’une chambre.

Qu’est-ce qu’une base de données de site ou de blog ?

Une base de donnée (DB, database) est une sorte de conteneur, dans lequel sont stockés des informations de façon structurée. Si tu en ouvres une par exemple avec un outil comme phpMyAdmin, tu verras qu’elle est organisée en tables. Ces tables ressemblent par exemple à des tableaux Excel avec des lignes et des colonnes. Ces informations permettent à un site internet ou un blog de fonctionner. Il peut s’agir du texte des pages, des identifiants et des mots de passe des utilisateurs ou encore de données permettant à des outils dynamique de fonctionner (panier d’une boutique, carte des marées, …). La base de données est comprise dans le forfait de ton hébergement.

Pour créer un blog spirituel et/ou païen, il te faudra :

  • un hébergement web avec une base de donnée incluse.
  • un nom de domaine.

Lors du prochain article nous verrons les possibilités qui s’offrent à toi comme les hébergeurs et leurs offres, les C.M.S comme WordPress, les plateformes de blogging, etc.