Débattre, critiquer et s’informer sur le net

L’art du débat est difficile. On ne me l’a pas appris. J’en suis consciente. Et d’ailleurs, cela ne fait pas partie de notre éducation (souvent, y’a des exceptions), tout comme l’art de communiquer. Je ne parle pas de l’art de communiquer des marketeux et des pubards, qui a pour objectif de vendre en utilisant nos émotions pour manipuler nos opinions et créer des « faux » besoins. Je parle de l’art de discuter avec autrui d’un sujet en avançant des arguments contradictoires et en recevant l’opinion d’autrui, sans se sentir blessé, diminué ou attaqué. L’art d’échanger sans chercher à prendre le pouvoir sur autrui ou à combler les failles de son amour propre en voulant forcément avoir raison.

Les difficultés à communiquer sur le web

C’est à dire bien distinguer la critique d’un sujet de celui de sa personne. Ne pas penser, que parce qu’on a pas les mêmes idées, on est en systématiquement en « conflit » ou qu’on remet en question notre personne. Évidement cela dépend du contexte. Mais beaucoup de dialogues, de débats n’ont pas lieu par peur de ce face à face d’idées, reçu comme une attaque personnelle. Beaucoup de conflits naissent aussi sur Internet du fait que la communication y est encore plus sujette a quiproquos que dans la réalité. Cela s’explique par le fait que l’être humain a besoin d’autres signes non-verbaux pour comprendre l’autre. L’écrit seul est parfois lacunaire. Les expressions du visages et le ton comptent autant que le choix des mots. On parle aussi de langage corporel.

L’internaute zappe

Sur le net, le comportement est aussi plutôt au zapping et à la consommation rapide de données. En 2019, le temps moyen passé sur un site Internet était de 2 minutes et 19 secondes (source Blog Orson.io). Nous lisons en diagonale, plutôt ce qui est court et facile à comprendre. Les marketeux parlent d’ailleurs de « snack content » ou « snackable content ». Ce qui ne favorise pas forcément la réflexion en profondeur. Pire encore, parce que nous ne savons pas tenir un débat contradictoire, il peut nous arriver de renoncer à échanger et à vouloir vivre uniquement avec des gens de mêmes opinions. Cela me fait penser à ces beaux principes du développement personnel, qui encouragent à ne fréquenter que des gens dans un état d’esprit positif ou qui sont dans le même état d’esprit ou un « mindset» plus élevé. Inconvénient, mal compris ce principe peut conduire tout simplement à se créer un cercle de personnes, qui vous caressent dans le sens du poil et ne vous présentent que la vision de la vie, qui vous convient. Et c’est ainsi que nous construisons une vision du monde limitée et artificielle. Certes, elle est confortable. Mais dans un tel cadre, nous ne sommes pas remis en question dans nos convictions, au risque de finir par adopter une perception figée et erronée de la vie. La contradiction fait partie de notre existence, même si elle est inconfortable à expérimenter. Ce n’est pas quelque chose de mauvais en soi. Elle nous permet aussi d’évoluer, de prendre conscience de nos erreurs et d’apprendre le vivre ensemble dans le respect de la diversité.

Interpréter ce que dit l’autre

Même si notre interlocuteur choisit les bons mots, il peut nous arriver de mal comprendre. Nous lui donnons la tonalité de notre humeur du moment. Nous comprenons ce qu’il dit en fonction de l’état dans lequel nous sommes. Un état, qui n’est pas forcément palpable par notre interlocuteur, au travers d’un écran sur Internet. Il arrive aussi aux êtres humains de d’attribuer un sens péjoratif ou mélioratif à un mot, en fonction de son histoire personnelle. Par exemple, une personne peut-être susceptible sur le sujet de la paresse ou de prendre du temps pour ne rien faire, parce que dans son enfance, il a été traité de « bon à rien » par un parent maltraitant. Le mot ou le sujet touche une blessure ancienne. Mais son interlocuteur ne le sais pas. Parfois, la personne n’en est elle-même pas consciente. Cela vient de son histoire personnelle. Enfin, nous allons parfois rapidement en conclusion hâtive en nous fiant à nos impressions. Il n’y a pourtant aucune honte à dire « je ne sais pas » et à poser des questions pour vérifier, si ce que nous supposons est juste. Je ne juge personne. Ce sont des erreurs que j’ai faite et que je peux encore faire. Que des proches ont faites. Qui s’observent facilement autour de soi. Mais que nous pouvons corriger en nous observant, en prenant conscience du problème et en choisissant d’agir.

La communication implicite

Parfois, nous entamons un dialogue écrit sur Skype, Messenger ou autre… en pensant que certaines informations sont connues de l’autre ou évidentes. Hors ce n’est pas le cas. L’implicite, c’est une ou des informations qui ne sont pas énoncées en termes clairs et que l’interlocuteur doit comprendre par lui-même. C’est ce qu’on désigne aussi par le terme de sous-entendu. Ce qui donne lieu parfois à de superbes quiproquos. Imaginez une salle fermée avec un groupe de 3 ou 4 personnes autour d’une table entrain de discuter. Une autre arrive et frappe à la porte. Quelqu’un dit : « On frappe à la porte. », pensant que quelqu’un va se lever pour ouvrir. Mais, personne ne bouge. Parce qu’elle n’a pas dit : « Est-ce que quelqu’un peut aller ouvrir ? ». Cela lui semblait évident que sa phrase invitait les autres à aller ouvrir, mais ce n’était pas énoncé clairement. Les autres ne l’ont pas perçu comme une demande claire. Personne n’a bougé.

Internet, vers une communication pauvre et édulcorée ?

Communiquer est un rapport à double sens. Il revient à l’émetteur de s’exprimer clairement. Et en retour, à l’émetteur d’être à l’écoute, de poser des questions ou de demander à faire reformuler si il n’est pas sur d’avoir compris le message. Cela me rappelle aussi les jeux dit du « téléphone arabe » en classe de primaire. L’émetteur murmure un message à l’oreille d’une personne, qui doit le répéter à une autre, puis autre, etc. Et en bout de chaîne malgré le soin apporter par chacun à répéter le plus fidèlement possible le message, celui-ci arrive souvent en bout de chaîne déformé. Bien communiqué n’est pas de soi. Internet est un lieu d’échanges, pourtant je vois les forums passer de mode, les commentaires dans les blogs diminuer et les groupes Facebook ne sont pas vraiment des lieu de dialogues. Il y a souvent quelques membres plus actifs, qui postent et alimentent le fil, et beaucoup de spectateurs. J’avoue préférer les forums. Surtout quand ils ont la forme de groupe de travail ou de réflexion, avec des travaux suivis. On peut voir l’évolution ou constater un résultat concret à la fin, car il y a un objectif à atteindre ou un but à concrétiser.

Il me semble que poster un statut sur les médias sociaux, revient plus aujourd’hui à chercher une forme d’approbation en récoltant des « likes » ou à consommer de l’information. Je peux me tromper. Mais, je crois que ce n’est pas pour rien que les marketeux parlent de « snack content ». On dévore de l’info comme on mange un plat de TUC ou des Curly à l’apéro devant une série TV, le tout arrosé d’une bière. C’est à dire sans y prêter vraiment attention. C’est peut-être de la nostalgie de ma part des premières années du web où nous étions dans l’effervescence du partage de connaissances. Cet outil abolissait les frontières physiques et économiques pour que les idées circulent auprès du plus grand nombre, pour faire évoluer les esprits. Vision idéaliste ?

Retour à la sagesse égyptienne ?

Je crois qu’on ne quitte jamais totalement l’Égypte, quand on tombé une première fois amoureuse de sa sagesse et de sa spiritualité. Même si aujourd’hui mon parcours est plus éclectique, mon premier amour, mes racines et ma tradition « mère », si on peut dire, demeure la sagesse de l’Égypte antique.

Ces lectures, qui influencent le cours de votre vie…

Trois ouvrages ont particulièrement marqué mon parcours. Premièrement, il y a eu le livre sur l’Égypte et la Grèce antique, que ma mère m’avait acheté à une vente organisée par l’école primaire à la fin de mon année de CME2. Puis, plus de dix ans plus tard, deux ouvrages ont achevé de me conduire sur le chemin de la spiritualité égyptienne, La sagesse égyptienne et le roman La reine liberté (sur la reine Iahotep), tous deux de Christian Jacq. Mais aujourd’hui, si je reviens vers l’Égypte, c’est avec l’expérience et le recul des années passées. Ce n’est pas en reconstructionniste, en tout cas. La quête de la prêtrise Ouab et celle de la reconstitution du calendrier égyptien m’ont appris pas mal de choses. Pas celles auxquelles je m’attendais d’ailleurs. Sinon quel intérêt ? Cette forme d’initiation donnée par la vie et l’expérience est d’autant plus intéressante, qu’elle vous amène là où vous ne le soupçonniez pas au départ. Sinon, vous n’auriez rien à apprendre. Il n’y aurait ni évolution, ni transformation. Elle bouscule vos idées préconçues.

L’Ouab et l’authenticité

La prêtrise Ouab a été la quête de l’authenticité, qui est la pureté. Il s’agissait de se défaire des attentes des autres sur soi, de ses propres attentes trop idéalistes, trop perfectionnistes et des croyances des autres qu’on adoptent sans les questionner, plus ou moins consciemment. Pour être simplement soi, comme au premier jour de sa vie, comme au premier matin du monde.

Le calendrier et le rapport au temps

La quête du calendrier m’a appris non pas à adopter les dates de fêtes des anciens ou à les copier. Non, cela c’est le premier objectif que l’on a en débutant dans cette recherche, la première phase de l’expérience. En cherchant à aller plus loin, je suis ensuite passé à comprendre leur rapport au temps, ce qu’est un calendrier et les principes sous-jacents, leur vision du monde. Le « Quand » a lieu tel fête, c’est la surface de la réflexion, le premier stade de la quête, ce que je pensais être le « but » de prime abord. On ne se questionne pas assez sur ce qu’est un calendrier à mon sens. Parfois même on élude des élements, qui dérangent. Par exemple le fait de ne plus vivre sur le même sol ou à la même latitude. Pourtant celui-ci est aussi important et déterminant dans l’élaboration d’un calendrier. Resté lié au sol, c’est aussi se garantir une démarche de réflexion bien ancrée dans le présent, l’ici et maintenant et le concret. Garder lié l’aspect matériel et immatériel dans la conception du calendrier. Avouons-le, le calendrier est devenu un objet banal de notre quotidien. Il nous ai rappelé par les montres, les ordinateurs et les éphémérides. Pourquoi s’interroger sur notre rapport au temps et au cycle de la nature, quand une alarme bip pour nous rappeler ce qu’on doit faire ? Il me semble que bien peu de personnes s’interrogent vraiment là-dessus (si c’est pas le cas, levez le doigt, je vous vois pas… ou laissez un commentaire). Pourtant c’est un bon sujet de philo et spirituel. Ce concept semble évident, simple, banale a priori. Erreur. Il est profond et peu conduire à un questionnement existentiel.

Un calendrier reconstitué, vraiment utile ?

C’est ainsi que la nécessité de refaire un calendrier copié des anciens dans la forme m’est apparue inutile et une quête vaine. Pour moi. Vous êtes libre de penser et faire le contraire. Bien entendu. Il ne s’agit ici que de ma propre expérience. Peut-être vais-je en faire hurler certains en écrivant. Tant pis, je n’ai pas eu peur de remettre en question mes propres croyances en avançant, quite à me dire que je pouvais avoir fait fausse route. Et croyez-moi c’est pas agréable après des années de recherches. Je n’ai pas (plus) peur de celle des autres. Je ne suis pas les anciens. Je ne vis pas à leur époque, ni dans le même pays, ni avec les mêmes conditions. C’est un fait. Je l’accepte. Et il n’y a aucune honte à cela, ni aucune nostalgie à avoir d’un âge d’or. Il m’a semblé plus important de comprendre les principes en action derrière l’œuvre du calendrier, le pourquoi, le à quoi ça va me servir concrètement et avec quoi cela s’harmonise maintenant.

L’affirmation d’une identité

Ainsi je fais aussi comme les égyptiens, qui vivaient avec leur époque et les conditions de leur sol. Évidement, avec cette logique, je risque d’aboutir à un calendrier qui ressemble à un calendrier druidique ou celtique, si je prend en compte les saisons de ma zone géographique… je ne peux pas aboutir à un calendrier identique à un habitant de l’Égypte. Ce qui peut faire craindre de perdre la spécificité « égyptienne » ou disons carrément l’identité. Car il y a ça aussi en jeu dans ce calendrier voulu fidèle aux anciens. Le truc, qui fait qu’on me confond pas avec un druidisant, un wiccan, un chrétien ou un Asatru. Ben oui, dire qu’on suit la tradition égyptienne et avoir un calendrier de célébration basée sur les équinoxes et solstices européen, plutôt que la crue du Nil. C’est un peu : « What the fuck ? » a priori. Ou pas….

Le netjer ici et maintenant

Le netjer (divin, divinités) est en action dans la nature et dans la vie même. Si j’observe la nature, la vie même, ses formes et ses cycles, j’observe le netjer en action partout où je me trouve, Égypte ou pas. Je touche à l’intemporel, au principe en action derrière la forme. La forme c’était le calendrier avec ces noms en écriture hiéroglyphiques, ces 360 jours et 5 jours additionnels, sont harmonisation avec la crue du Nil. Il était spécifique à une époque et à un lieu donné. C’était la réponse adaptée à cette civilisation à ce moment-là. D’ailleurs depuis, la crue du Nil n’a plus lieu après le barrage d’Assouan et le le lever de Sothis, qui coïncidait au début de la civilisation égyptienne avec le solstice d’été et le début de la crue, est totalement décalé et a lieu en aout. Même les phénomènes astronomiques et naturels, qui soutenaient ce calendrier, ne sont plus en accord. Comme si leur harmonie avait cessé conjointement avec l’age d’or de la civilisation, qui s’accordait sur eux.

L’exil de Sothis

A propos du décalage du lever héliaque de l’étoile de Sothis avec le début de la crue, je l’ai même appelé à une époque l’exil de Sothis (Sopdet). Les suivants des netjerou sont d’ailleurs peut-être eux aussi en quelque sorte en exil. Car on les trouve aujourd’hui tout autant (probablement) hors de la terre d’Égypte, que sur son sol même. Ici et maintenant, là où je vis, il n’y a pas de Nil. Y’a la Boulogne, la Garonne, la Loire, La Vienne, La Marne, etc. Pourtant, le netjer (principe divin) est toujours en action. La sagesse et la spiritualité égyptienne inspirent toujours des gens, de différents âges et de divers horizons. Aujourd’hui, je pense que copier une civilisation éteinte n’est pas forcément la démarche la plus appropriée pour renouer avec sa sagesse. Elle reste à définir et chacun des amoureux de cette tradition est acteur et créateur de cette ou ces formes contemporaines. Car les anciens eux-mêmes d’une ville à l’autre n’avait pas ni le même dieu créateur, ni les mêmes mythes, ni les mêmes fêtes. L’unité dans la diversité fait partie de cette sagesse. Je suis plutôt pour perpétuer le fond, les principes fondateurs ou le cœur d’une tradition, et admettre de faire évoluer les formes en fonction de l’ici et maintenant.

Le livre de Piik, le secret de Sallertaine

Le premier tome de la série Le Livre de Piik est sortie en 2015. Il est plutot destiné à un jeune public (à partir de 8 ans…). Les dessins sont de Cécile, la couleur de Sandrine Cordurié et le scenario de Christophe Cazenove. L’histoire se passe pendant les Guerres de Cent ans. Le jeune Piik, âgé de 10 ans, vit seul avec son père, qui exerce la fonction de bourreau. Sa mère est morte, quelques années plus tôt sur le bûcher, accusée de sorcellerie. Le personnage du jeune Piik est attachant et l’histoire est assez simple, mais malgré tout captivante Car à la fin du premier tome, on a forcément envie de savoir la suite.

Pas facile d’être le fils d’une sorcière et d’un bourreau

Piik est fils du bourreau. Mais prendre la suite de son père ne l’enchante guère. Il est plutôt prédisposé comme sa mère en herboristerie. Elle s’appelait Flore et fut brûlée sur le bûcher, accusée à tord de sorcellerie. Il était alors un bébé et ne l’a pas connu. Il a grandi élevé seul par son père et sous le regard protecteur de la mystérieuse Sallertaine, une jeune femme muette, qui travaille au château du Seigneur de Baring. Piik a deux amis, Mahaut et Jihan, ainsi qu’un animal de compagnie, un renard appelé Olaf. Son quotidien bascule a ses 10 ans, lorsque Sallertaine lui remet un message écrit par sa mère. Petit problème… Piik ne sait pas lire. Et aucun de ses proches n’ont appris à lire. Piik va donc devoir se débrouiller seul pour trouver le moyen de déchiffrer le mystérieux message laissé par sa mère…

Une première BD pour les enfants

Le livre de Piik est une bande dessinée qu’on peut offrir aux plus jeunes à partir de 8 ans, je pense. Elle est bien indiquée comme première BD, car l’histoire est très accessible et captivante. Le style graphique est beau et agréable. Le personnage de Piik est attachant, tantôt maladroit, tantôt malin. On a vraiment envie qu’il sache ce que contient le message de sa mère et ce que cela implique. Il a bon cœur et on comprend vite, qu’il n’est pas fait pour être bourreau.

Dogma, un film sur la religion pas très subtil, mais furieusement drôle

Dogma est un film américain datant de novembre 1999. Et oui, ça nous rajeunit pas tout ça. Il a été écrit et réalisé par Kevin Smith. J’ai dû le voir 3 ou 4 fois à quelques années d’intervalle et malgré tout il me fait toujours autant rire. C’est en rédigeant mon article sur Messiah, que j’ai repensé à ce film. L’humour est pas toujours très subtile, certains le trouve même « potache ». Pourtant, ce scénario, qui peut sembler un peu abracadabrant, caricaturant certains aspects de la religion catholique, est terriblement drôle. Alors si en 2020 vous ne l’avez toujours pas vu, je vous conseille de le voir.

Affiche du film Dogma 1999

Le scénario du film Dogma

L’histoire débute avec Bethany. Oui, Béthany comme le village Béthanie mentionné dans la Bible où Lazare a ressuscité. Elle travaille dans une clinique, qui pratique l’IVG. Et pourtant, c’est elle que Dieu a choisi pour arrêter les sombres projets de deux anges déchus Loki (Matt Demon) et Bartleby (Ben Affleck). Ces deux acolytes cherchent à retourner au paradis, depuis qu’ils en ont été virés. Et ils ont trouvé une faille dans les plans de Dieu, un truc pour revenir malgré cette sentence divine. Et ce plan implique de pénétrer dans une église consacrée du New Jersey. Mais cet acte, qui va à l’encontre de la volonté divine, pourrait bien ébranler toute la création et causer sa perte. C’est pourquoi un ange est envoyé informer Bethany. La pauvre se demande pourquoi ça lui tombe dessus. D’autant qu’elle est censé être épaulée dans sa mission par deux prophètes (Jay et Silent Bob), qui ont tout sauf le profil de l’emploi.

film Dogma 1999, les acteurs

Dogma faut le voir pour comprendre…

Je ne vous en dirais pas plus. Sinon je risque de vous spoiler des scènes cultes de ce film, dont la rencontre avec Salma Ayeck ou celle avec Alanis Morisette. Il y a aussi le passage avec le pote Christ (buddy christ dans version originale). Bref, regardez-le !

Significations, pouvoirs et usages des couleurs pour vos rituels

Les couleurs ont un pouvoir. Celui-ci est étudié et utilisé dans trois domaines la psychologie des couleurs, la chromothérapie et la magie rituelle. La psychologie des couleurs étudient l’effet des couleurs sur l’activité cérébrale et notamment les émotions. La chromothérapie, quant à elle, fait appel à des lumières colorées projetées sur le corps ou sur des zones spécifiques. Elle a pour objectif de soigner le corps (insomnie, fatigue, tension, anxiété, système immunitaire…) et l’aider à retrouver l’harmonie. Bien avant cela, les couleurs ont aussi été utilisées en magie et dans les traditions spirituelles anciennes. Les vêtements rituels, les édifices sacrés, les jours de fête et les divinités pouvaient se voir attribuer une ou plusieurs couleurs préférentielles.

comment utiliser les couleurs en magie ?
Photo – Sandeep Kr Yadav

Expérimenter le pouvoir des couleurs

Si vous avez effectué comme moi des recherches à ce sujet, vous aurez constaté, que la signification et les associations faites avec les couleurs ne sont jamais totalement les mêmes d’une source à l’autre. On retrouve beaucoup de réponses communes, cependant il y a aussi des petites différences. Et c’est tout à fait normal. Le sens qu’on attribue à une couleur peut varier selon les cultures, mais aussi selon les personnes et leur vécu. Il n’y a donc pas une grille de lecture unique à ce sujet. Il me semble par conséquent important, si vous voulez utiliser les couleurs en magie, de prendre du temps pour découvrir qu’est-ce qu’elles évoquent pour vous. En effet, nous mettons aussi de nous-même, de nos énergies et de nos intentions dans un rituel. Si vous ne vous sentez pas en accord avec le sens donné à une couleur pour un usage précis, cela peut perturber la bonne réalisation.

Proximité des couleurs

Rassurez-vous, globalement les associations d’idées, d’émotions et de sens avec les couleurs restent généralement assez proches, d’après mon expérience. Il est peu probable que vous soyez en total désaccord avec les lectures déjà existantes. Enfin, pour moi, cela n’a pas été le cas. Ces grilles de lecture peuvent vous aider au début, si vous avez un blocage ou des difficultés à exprimer ce que vous ressentez vis à vis des couleurs. Certaines couleurs peuvent partager une association ou un sens, par exemple le bleu et le violet peuvent toutes deux évoquer la sagesse. Il faut dire aussi que le violet étant composé de bleu, il n’est pas étonnant qu’il lui soit apparenté. Idem avec le jaune et le orange, toutes deux des couleurs optimistes et joyeuses.

Grille de lecture symbolique et utilisation des couleurs en magie

Pour vous aider, je vous livre ci-dessous ma propre grille concernant les couleurs primaires (rouge, jeune, bleu) et les couleurs secondaires (vert, violet, organe). Il y a aussi le noir et le blanc. Scientifiquement, ces deux dernières ne sont pas considérées comme des couleurs. En effet en synthèse additive (lumière), l’addition de toutes les lumières colorées donne le blanc, alors que l’absence de lumière donne le noir. Ne figurent pas ici les gris colorés et les pastels tel que le rose, le marron ou le gris/argent par exemple.

Etre à l’écoute de vos sensations et de votre intuition

Mais gardez bien à l’esprit d’écouter vos sensations et de vous fier à votre expérience, pour y apporter votre « touche ». Ensuite, référez-vous aux traditions spirituelles et références culturelles, qui alimentent votre cheminement pour ajouter les correspondances divinités/couleurs ou fêtes/couleurs appropriées, etc.

Rouge : sang, cœur, énergie, urgence, danger, alerte, colère, peur, amour passion, sexualité et fertilité animal, violence, puissance, feu, volonté, chaleur, courage ou force pour surmonter les obstacles, énergie et guérison physique.

Bleu : calme, froid, stabilité, paix, patience, profondeur, eau, ordre, intelligence, fiabilité, harmonie, sagesse, voyage, découverte, énergie et guérison psychique, administration, gestion, entreprise.

Jaune : lumière, soleil, égo, air, joie, clarté, optimisme, énergie stimulante et revitalisante, enthousiasme, concentration, communication favorisée, travail intellectuel, confiance en soi, puissance, pouvoir, charisme, charme.

Vert : chlorophylle, vitalité, abondance, printemps, croissance, fertilité végétale, argent et finances, prospérité, abondance, chance, terre, émotions, compassion, pardon, compréhension, fraîcheur, espoir, nature.

Violet : sagesse, mystère, secret, divination, autorité spirituelle, pouvoir, royauté, connexion au divin, rêve, vision, spiritualité, apaisement, voyance, médiumnité.

Orange : confort, chaleur, santé, énergie, célébration, créativité, expression de soi, gratitude, inspiration, énergie, couleur tonique, bonne humeur, optimisme, joie, ouverture d’esprit, équilibre corps/esprit.

Blanc : pureté, lumière, jour, plein, unité, plénitude, accomplissement, naissance, consécration.

Noir : deuil, vide, dépouillement, sobriété, mort, obscurité, nuit, bannissement, conjuration.

Il y aurait tellement à dire sur les couleurs…

Bien entendu, il faudrait plus d’un article pour explorer totalement le sujet. Ce billet est plutôt une introduction pour débuter. Par exemple, le pouvoir et le symbolisme des couleurs est aussi utilisé en art thérapie. Dans ce domaine, il est utilisé en lien avec le domaine de la psychologie des couleurs. Les artistes se sont aussi interrogés sur le sujet comme par exemple Johannes Itten.

Et vous ?

Avez-vous déjà utilisé les couleurs dans un rituel ou pour vous soigner ? Qu’en avez-vous pensé ? Quelle est votre couleur préférée et pourquoi ?

Rituel de bénédiction du nouveau-né païen

Comment bénir la naissance de votre enfant si vous êtes païens ? J’avais déjà abordé le sujet dans un ancien article, mais sans m’attacher à décrire de pratiques rituelles. Quand on est païen éclectique, il y a une bonne raison à cela. C’est simplement parce qu’il n’existe pas une façon de faire, mais votre façon de faire. Le cheminement éclectique étant une voie personnelle composée d’influences diverses… il est bien difficile de proposer quelque chose qui correspondent à tout le monde. Cependant, la démarche de bénir, reconnaître et/ou accueillir un enfant est commune à beaucoup de traditions. Par exemple dans la Rome antique, le père de famille reconnaît l’enfant lors d’une cérémonie qui se déroule devant le foyer domestique et en Grèce, on l’emmenait faire le tour du foyer. Il est donc possible de dégager des éléments communs, qui peuvent servir de base de réflexion à beaucoup d’entre vous.

La reconnaissance filiale et l’identité de l’enfant

Le rituel de bénédiction du nouveau-né peut avoir plusieurs finalités. Il peut s’agir tout d’abord de reconnaître l’enfant comme « fils ou fille de ». Par cet acte, il a une filiation. On lui reconnaît une existence au sein du foyer, de la communauté et il obtient une identité. Son existence est reconnue, honorée et on lui donne une place. Dans ce cas, on incorpora alors dans le rituel des éléments correspondant à cet objectif comme de nommer les parents, honorer les ancêtres et octroyer des noms à l’enfant. C’est à dire des noms pour l’état-civil, mais il est aussi possible de lui choisir un nom spirituel ou magique. Ce nom sera connu de tous ou au contraire pourra être garder secret jusqu’à l’adolescence. Son existence pourra lui en être révélé lors d’un rite de passage ou d’un anniversaire important. A vous de choisir.

Accueil au foyer du nouveau-né

Un autre objectif peut être de le présenter aux habitants du foyer, que ce soient des humains, des animaux, des divinités ou des esprits. Comme il devient membre de cette première micro-communauté, il peut être important de marquer son arrivée par un temps d’accueil. Il peut s’agir par exemple de ritualiser le retour de la maternité par un rituel de passage de la porte de votre maison ou de votre appartement. Il s’agira ensuite de prendre le temps de présenter le nouveau-venu aux êtres vivants en ces lieux. Si l’accouchement s’est fait à domicile, on remplace le passage de la porte d’entrée par une visite complète des lieux ou une circumambulation autour de la maison (si c’est possible, évidement). La célébration peut être faite juste en présence des parents, frères et sœurs ou avec un cercle plus élargi de proches.

rituel de bénédiction du nouveau né paganisme ou 新生児の祝福

Vivre sous de bonnes augures

Enfin, les parents souhaitant pour leur enfant le meilleur, ce rituel de bénédiction du nouveau né peut être aussi un rite protection. Il sera fait appel aux ancêtres, aux esprits du foyer et/ou divinités de la famille pour protéger l’enfant des maladies, des accidents et de tout ce qui pourrait lui arriver de mauvais. Je vous invite pour cela à piocher dans les rituels de protection de vos sources de référence et de l’adapter au cas de l’arrivée de votre enfant.

Rituel de bénédiction du nouveau-né païen

Je vous propose ci-dessous un texte court, qui peut servir de base, à vous de l’adapter et de l’enrichir selon votre contexte.

Dieux de notre maison, esprits de notre foyer,
Nous vous présentons aujourd’hui un nouveau-né.
Cet enfant est membre de notre famille
et ce lieu est désormais sa demeure tranquille.
Veillez sur elle/lui pendant qu’elle grandit.
Protégez-le/la tout au long de sa vie.

Seren, janvier 2020 pour seren-eirian.fr

Oracle « Sacred traveler » : trouver son orientation…

Ces jours-ci, je m’interroge sur la direction à donner à ma vie. Cela arrive de temps en temps. Quand j’arrive à une période charnière, de doutes et de remises en question. Mes problèmes de santé impactent ma vie profesionnelle et personnelle. J’ai dû réduire mon temps de travail, ce qui a réduit aussi mes revenus et donc rendu plus difficile la gestion de notre budget familial. Idéalement, il faudrait que je change (trop de temps sur écran, trop de trajet, perspective d’évolution inexistante, etc). J’ai plein d’idées, mais leurs mises en application n’ont pas été couronnées de succès. J’ai des ressources (compétences, expériences, etc), mais je ne sais pas vraiment dans quel domaine et quel but les utiliser. Je surveille le marché de l’emploi, mais je n’ai pas trouvé d’offre correspondant à mes compétences et compatibles avec mes problèmes de santé. Celles auxquels j’ai postulé, n’ont pas eu de retours positifs. Bref, c’est pas la joie…

Oracle Sacred Traveler de Denise Linn

J’ai donc décidé de tirer une carte du jeu « Sacred Traveler » de Denis Linn. j’aime beaucoup ce jeu, notamment parce qu’il fait intervenir cette notion de « voyageur », on peut dire de cheminant aussi en français. La vie et l’initiation est pour moi à l’image d’un voyage. C’est une métaphore, qui a été et est toujours très présente dans mes expériences. Cela me rappelle un voyage chamanique, effectué il y a quelques années alors que je finissais mon cursus à l’EMD (école des mystères de la déesse). Il y a deux élements, qui m’avait marqué dans cette vision. Je tenais dans mes mains à un moment clé, le pendentif d’une étoile et un gouvernail. Hors, il se trouve que dans la carte que j’ai tiré ces deux élements sont présents. Ainsi que le symbole du cœur (voie du cœur, intelligence du cœur), lui aussi important. Me voilà donc avec trois élements récurrents de mon cheminement, est-ce pour me rappeler des choses laissées de côté dans le passé et vers lesquelles je devrais revenir ? Car, ces derniers jours, je repensais justement à des activités (écriture, créations artistiques, communication…) et surtout des causes (spirituelles, environnementales, sociales…) qui me tiennent à cœur, que j’ai cessé de défendre, ne croyant plus en mes capacités à les porter et à incarner leurs messages. Me croyant « pas assez bien » pour ça, indigne, imparfaite ou pas la « bonne personne ». Parce que comme vous, je n’ai pas toujours confiance en moi, je doute de mes capacités et parfois aussi de ma place dans ce monde.

Lecture de symboles

Gouvernail : diriger, se diriger, choisir une direction, s’orienter.
Étoile : inspiration divine, inspiration ou guidance céleste, lumière, point de repère, moyen de s’orienter, l’au-delà, le monde céleste, messager ou guide.
Cœur : la partie authentique en soi, l’être profond, la partie émotionnel et/ou intuitive, le lieu de résidence de la divinité en soi, essence divine en soi, la flamme de vie en soi.

La carte « Voyage du cœur » – Voyage of the heart

Signification de la carte selon l’auteur : Tu es aimé. Tu es profondément aimé et profondément aimable. Tu es un vaisseau sacré pour que l’amour te traverse. « Ce qui est divin » est amour et dans ton essence, toi aussi. En ce qui concerne l’amour, tout guérit (ou tout est déjà guéri) sur les plans intérieurs. Fais confiance au message de ton cœur et suis-le, même s’il est contraire à ton esprit (sens intellect, raison). Les guides/les esprits communiquent avec toi, écoute leurs chuchotements.

texte traduit de l’anglais, Sacred Traveler, Denise Linn

Seren Eirian, le 5 janvier 2020

Statistiques d’audience d’un blog spirituel païen

Début juillet 2019, j’avais partagé avec vous sans tabou les statistiques de fréquentation de ce blog. Pour la fin de l’année, je remets ça et vous publie le bilan de l’année 2019 complet. Je vais préciser que en novembre 2019, j’ai eu un soucis technique avec le relevé des statistiques et j’ai du faire appel à un autre outil provisoirement. Une partie des données de cette période sont une estimation par comparaison avec les chiffres moyen de fréquentation avant et après la panne de l’outil de quelques jours. Il y a donc une petite marge d’erreur sur cette période, d’une dizaine à une trentaine de visiteurs et visites. Cependant, malgré cette panne, on a un tableau de données sur l’année, qui doit être assez proche de la réalité et qui donne une bonne idée de la fréquentation de ce site.

Pour l’année 2019, Seren Eirian a donc enregistré :

  • 5305 visiteurs ou utilisateurs,
  • 5848 visites ou sessions,
  • un taux de rebond moyen de 72%,
  • un temps passé moyen par page de 47 sec,
  • un nombre de page par session de 1,5 pages.

Je remercie toutes les personnes, qui sont passées sur ce blog et les fidèles lecteurs/lectrices. C’est un plaisir et un honneur de partager avec vous ce cheminement atypique, de pouvoir vous aider dans vos recherches et vos questionnements à mon échelle. Au plaisir de vous lire et de discuter avec vous cette année.

Je vous souhaite une bonne et heureuse année 2020 ! Que vos vœux de santé, joie et prospérité se réalisent pour vous et vos proches.

Retro-gaming païen : Pharaon

Si il y a un jeu vidéo, qui fut commun à beaucoup de mes contacts de tradition égyptienne (netjerisme), c’est Pharaon. Ce jeu fut créé par Impression Games et édité par Sierra en octobre 1999. Il s’agit d’un jeu vidéo de type gestion de cité (city-building). L’objectif est de faire prospérer une ville en Egypte ancienne tout d’abord pendant la période pré-dynastique puis la période pharaonique. Vous allez me dire, pourquoi parler de jeux vidéos sur un blog spirituel ! Mais qu’est-ce que ça fait là. Et pourquoi pas ? Souvent les amoureux d’une spiritualité ancienne le sont aussi de sa civilisation. Hors Pharaon nous ramène aux heures glorieuses de cette culture antique. 

Jeu vidéo Pharaon, mission Abydos, retro-gaming

La gestion de cités égyptiennes antiques

Il est bâti sur le même modèle qu’un autre jeu du même éditeur Caesar III sorti en 1998, dont l’action se passe dans l’Empire Romain. Le jeu est disponible sur Steam avec son extension Cléopâtre, dans une version qui tourne même avec Windows X. Oui, parce que c’est quand même un jeu ancien. Et par hasard, si vous aviez encore le DVD d’origine chez vous, n’espérez pas le faire fonctionner sans bugs. C’est la raison pour laquelle j’avais cessé d’y jouer, il y a quelques années. C’est donc avec joie, que j’ai pu y re-jouer pendant les vacances d’hiver. Il n’a pas pris une ride. J’aime toujours autant son graphisme façon Pixel Art, qui me font penser à une petite maquette animée ou à un plateau de jeu vivant et coloré. Des jeux plus récents sur le même thème avec un graphisme en 3D, plus réaliste, ne m’ont pas séduit pour autant. Son style est donc loin pour moi d’être un handicap. Au contraire, c’est ce qui fait son charme. Ce jeu est captivant et on y passe facilement des heures, sans s’en rendre compte.

Principe du jeu pharaon

A chaque mission, vous devez développer une ville et lui faire atteindre des objectifs. L’histoire commence à la période prédynastique. Vous débutez comme simple ancien d’un village. Vous avez pour lourde tâche de fonder un modeste village de paysan qui deviendra une bourgade prospère puis une ville réputée. A la fin du jeu, vous avez gravi les échelons et vous êtes carrément le pharaon. Mais avant d’en arriver là, le jeu vous confiera la gestion de différentes villes au travers de missions aux objectifs, qui se diversifient et vont en croissant.

Débuter sur pharaon, apprendre à satisfaire les besoins de base

La première mission vous apprend à gérer les besoins basiques de vos habitants. C’est à dire boire, se déplacer, se loger et se nourrir. Ce qui se traduit dans le jeu par construire des routes, des maisons, installer des sources d’eau potable, construire des structures tel que la caserne de pompiers, le bureau de l’architecte et le poste de police. Les pompiers préviennent et éteignent les incendies, qui se déclenchent facilement dans le jeu. L’architecte s’assure que les bâtiments ne s’écroulent pas. Et le poste de police s’occupe de la criminalité.Pour la nourriture, il faut rapidement trouver quel ressource exploitée sur place. Lors de la première mission, c’est la chasse, ensuite vous découvrirez l’agriculture, etc. Enfin, il y a la religion et pour vivre sous de bons augures, prospérer, il vaut mieux voir les dieux dans sa poche. Pour cela il faut construire des autels, puis des temples et célébrer les divinités locales. Si vous ne le faites pas et régulièrement, les dieux se fâchent et peuvent ruiner votre ville en l’affligeant de calamités (mauvaise crue, mauvaise récolte, bâtiment qui s’effondrent…). Au fur et à mesure des missions, vous découvrez de nouveaux type de bâtiments, leurs fonctions, ainsi que de nouvelles ressources à exploiter.

Pour découvrir l’Égypte antique

C’est un très bon jeu, qui reçut plusieurs appréciations positives à l’époque de sa sortie de la part de sites et de magazines spécialisés aux USA et en France. Bien qu’il ait plus de 20 ans, c’est un jeu toujours apprécié, auquel on joue ou rejoue avec plaisir. Il est si captivant, qu’il est facile d’y consacrer des heures, sans voir le temps passer. C’est aussi une façon ludique d’aborder cette civilisation, pour ceux qui ne la connaissent pas, notamment les enfants. Les concepteurs ont repris pas mal d’éléments conformes à la culture de l’époque. Bien évidemment, c’est un portrait de l’Égypte ancienne simplifié, ce n’est pas non plus ultra-réaliste. Parfois, c’est même un peu caricatural comme pour la religion avec ses dieux exigeants. Mais cela reste plaisant à jouer, même pour des passionnés d’égyptologie ou de religion égyptienne (netjeristes).