A propos Sterenn

Passionnée par la spiritualité de la terre. Sterenn, Pays de la Loire, France Autre site : www.seren-eirian.fr

Quand le marketing aura dompté et tué la sorcière

Je suis tombée dans le monde du néo-paganisme francophone et donc aussi celui des sorcières modernes, qui lui est lié, au début des années 2000. Je suis loin d’être une pionnière. Ces mouvements sont nés avant que j’en fasse la connaissance. Mais, depuis quelques temps, je remarque quelque chose, qui me pose question et m’interpelle. Il s’agit de l’émergence de youtubeuses, de formations, de magazines et autres produits estampillés sorcière/sorcier. Vous allez me dire avec mes motifs graphiques sur tee-shirts et autres supports imprimables, j’en fais partie. Oui, c’est bien pour ça que je me pose la question. Bien que je pense être plus dans l’humour et la démarche artistique. Je me dois de questionner le sujet. Mais quel sujet ? Et bien la transformation de la notion de sorcière en concept marketing et commercialisable, c’est à dire sa récupération par le capitalisme comme produit source de profits.

La sorcière et la culture néo-païenne cibles de la récupération culturelle

C’est peut-être la lecture récente de Sorcière de Mona Chollet et du Temps de l’anti-pub, de Sébastien Darsy, qui ont stimulé ma réflexion. Il y a aussi l’e-mail reçu du groupe de presse Oracom, éditeur de Happinez, respire, Miss respire, Simple Things, Psychologie Positive, Yoga magazine… Ce dernier a lancé une « école des sorcière » avec des formations reprenant les thèmes du féminin sacré, dont les contenus me rappellent ceux explorés par des (néo)païennes et sorcières modernes au début des années 2000 et ensuite via leurs blogs, leurs livres auto-édités et des ateliers « faits maison » avec passion. Je ne dis pas que les auteurs de l’école des sorcières du groupe Oracom ne sont pas sincères, mais il m’a semblé qu’un pas vient d’être franchi… celui de la commercialisation ou utilisation marketing de la sorcière. Et je ne pense pas que ce soit une bonne chose à 100 %. Un groupe de presse qui lance une école de sorcières…avouez que ça questionne. Même si ce groupe de presse est orienté bien-être et spiritualité. En commercialisant des magazines et des formations pour devenir sorcière, on transforme la sorcière en concept marketing et en produit, ce qui petit à petit peut vider le mot de son sens. Rappelez-vous qu’une sorcière vit en marge de la société, c’est sa force et sa faiblesse. Elle est une intermédiaire, une entre les mondes. Elle appartient au domaine du sauvage, même si elle est capable de vivre en société. Si vous ne l’avez pas lu, consultez aussi, Femmes qui court avec les loups de Clarissa Pinkola Estés, sur le thème de la femme sauvage.

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Réveil chamanique par le corps…

Je ne me souviens plus de la dernière fois, avant ce soir, où j’ai pratiqué un rituel chamanique. Depuis 3 presque 4 ans, j’en étais devenue incapable. L’énergie manquait. La connexion n’était plus là, comme morte ou inaccessible. Je n’étais plus capable de passer par cette voie. Elle m’était comme fermée. Sauf les rêves. Mais moi et les rêves, c’est une longue histoire, que je consigne dans un journal comprenant les récits de souvenirs de songes de plusieurs années. Mais le rituel chamanique, le voyage, la transe, la quête de vision rien depuis presque 4 ans… nada !

Photo by Cindy Chen on Unsplash

Le corps véhicule de la transe

Jusqu’à hier soir… je vivais dans un état de connexion rompue ou difficile à établir. Et puis, je me suis allongée dans l’herbe sous la voûte étoilée. Il était entre 21h et 22h. Je n’ai pas vraiment regardé l’heure à vrai dire. Ce n’était pas important. Je me suis perdue dans la contemplation des étoiles et l’immensité de l’univers. Son mystère est fascinant et émerveillant. Face à lui, on reprend conscience de sa véritable mesure, toute petite face à l’immensité de la création et du cosmos. Et puis je me suis reconnectée à la terre, pieds nus et mains posés à plat sur elle. Mon chat est aussi venu me faire des câlins. Mon corps s’est détendu au contact de l’herbe, du sol et de la fraicheur nocturne. J’ai respiré avec mon ventre. Mes poumons se sont gonflés d’air. Je me suis sentie régénérée et puis de nouveau dans mon corps, les sens en éveil. Ces derniers temps, il était comme une carapace parfois insensible, parfois trop douloureuse (mal de dos, de cervicales, courbatures, tensions musculaires, maux de têtes..etc). Et puis… je ne sais pas, j’ai eu l’intuition ou l’envie de mettre un fond de musique entre guillemets dites « chamaniques ». Et au son du hochet, j’ai dansé, bougé en rythme comme si mon corps était un hochet, comme si il était rempli de petits grains de sable à faire vibrer. Alors j’ai vibré, secoué chaque partie de mon corps. J’ai sentie là où s’était plus souple, facile à « shaker » et là où ça résistait. Les endroits plus rigides, moins souples, je les connais. Cela n’a pas été une révélation, mais plutôt une confirmation. Alors je me suis employée à les faire vibrer, à les remuer comme le reste. C’était vivifiant et énergique. Personne ne me voyait et tant mieux. Car ma danse saccadée n’avait sûrement rien d’esthétique. Je bougeais de tout mon corps. On aurait pu me prendre pour une folle. Mais j’étais abritée par le manteau sombre de la nuit. Nul regard n’ai venu juger mon expérience.

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Lâcher prise pour se sentir un être vibrant

Je me suis arrêté essoufflée, mais si bien dans ce corps que j’habitais à nouveau. J’ai dormi comme un bébé, détendue. Et le lendemain matin, pas de courbatures, pas de tensions, là où j’en avais depuis des mois. Et ce soir, j’ai renouvelé l’expérience. Habiter ce corps, totalement et pleinement m’a redonné accès à la transe. Loin de me clouer au sol, cet ancrage dans le corps a permis à nouveau à mon esprit de pouvoir s’envoler, se laisser prendre par les vibrations du tambour et du hochet. Juste vibrer. Vibrer comme tout l’univers autour de soi. Je ne suis pas partie très loin. Car je ne le souhaitais pas. Mais j’ai senti à nouveau que j’en étais capable et que les chemins s’ouvraient pour moi, si je le désirai, si je lâchais prise et me contentait d’être au son de la musique. Juste d’être… un être vibrant.

Facebook et les fakes promos des shops de fringues ethniques suite au COVID-19

Amateurs de vêtements ethniques, tribaux, d’inspiration néo-païenne, sorcières, chamaniques ou hippie-chic, vous avez sûrement vu sur Facebook depuis le mois d’avril des pubs alléchantes… Il s’agit de boutiques qui prétendent que suite à la crise du COVID-19 (pas écrit explicitement, mais sous-entendu), elles doivent écouler leurs stocks à moitié prix ou à prix sacrifiés, parce qu’ils vont fermer, ne peuvent continuer leurs activités, etc. Et que c’est vraiment trop triste…

L’arnaque qui joue sur l’émotionnel et la crise

Cela pourrait être vrai. Je ne dis pas que la situation n’existe pas. Mais le problème est que ces boutiques, sous des noms différents, vendent quasiment les mêmes articles (soit les mêmes pièces, soit en partie les mêmes modèles). Même si ils prétendent pour les uns faire des créations « faites mains » ou dans un atelier familiale, etc. D’où les fakes photos de machines à coudre dans un atelier cosy chez le créateur ou un petit atelier, pour faire genre « on produit local, original et à petite échelle »…

Des créations originales qu’on retrouve sur des dizaines de boutiques similaires, avec des noms de shops différents. En examinant leurs pages Facebook, on remarque d’ailleurs que souvent elles ont ouvert début 2020 (plusieurs début avril). Curieux, en pleine crise du COVID-19 ? Bref la grosse arnaque pour vous refourguer du Made in China ou un autre pays d’Asie, Bangladesh par exemple, dont les prix d’achat est de base au raz des pâquerettes. Donc l’argument de la remise ne tient pas la route. Je vous mets quelques captures en exemples, vous verrez que le texte descriptif pour allécher le client est si ce n’est identique mot à mot, souvent très proche. Il y a aussi les fakes photos de l’atelier couture à la maison pour vous faire croire que c’est du « fait main » par des petits créateurs qui bossent chez eux. Bref, tout pour vous prendre pour un pigeon.

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Les hommes aussi sont ciblés ! (wildingme)

Troll, drama queen et hater, les 3 plaies du web spirituel et/ou païen

En plus de 17 ans de web et notamment sur la sphère néo-païenne/spirituelle, j’ai pu en croiser des casses-couilles (pardonnez moi l’expression). Dans cet article je te brosse le portrait de 3 types d’internautes, qui peuvent venir pourrir ton site web païen, ton groupe de discussion spirituel, ton projet associatif ou ta chaîne Youtube (païen ou pas…). Ce type d’internautes se retrouvent d’ailleurs dans un peu dans tous les types de communautés. Alors si tu te lances dans la création d’un blog, d’un groupe Facebook, d’une chaine Youtube ou autre, autant que tu sois prévenu…il est possible que tu croises….

1. Le troll

En argot du web, le terme troll définit une personne ou une attitude (troller), qui vise à créer des polémiques ou des discussions enflammées.

Le troll irréfléchi

Il y a le troll idiot. Généralement il ne lit pas les articles, les messages postés et commente sans réfléchir. Il n’a pas de mauvaises intentions. Il reste gérable. C’est pas le pire. C’est souvent un novice, qui ne prend pas le temps de comprendre la discussion où la communauté dans lequel il arrive. Il va donc poster ses questions en rafale, sans regarder si juste avant les gens n’ont pas déjà répondu. C’est le plus soft.

Le troll machiavélique

Ensuite vient le troll intelligent et vicelard, qui vient clairement avec une mauvaise intention. C’est à dire créer une polémique et/ou voir les discussions déraper. Son but peut-être de perturber le média social sur lequel il agit voir parfois de créer des tensions dans un groupe, amener les membres à s’entredéchirer ou deux communautés à se détester. Il agit pour cela en exacerbant les divergences entre les gens.

Le troll se reconnait à plusieurs traits de caractère(liste non-exhaustive) :

  • Il ne supporte pas la contradiction et a toujours raison.
  • Le troll se nourrit des réactions des autres, il continuera de poster tant qu’il reçoit de l’attention des autres ou constate que ses propos ont de l’effet. C’est ce qu’il cherche.
  • Il essaie de se faire passer pour la victime dans l’histoire, victime de ceux qui le critiquent, victime des modérateurs qui interviennent pour le cadrer, victime des admins qui le bannissent, etc. A l’entendre, c’est le roi des gentils, un vrai bisounours et on porte atteinte à sa liberté d’expression en le recadrant.
  • Lâche, il se cache derrière un ou plusieurs pseudos ou possèdent plusieurs comptes pour parfois venir au secours de lui-même dans les débats.
  • Son caractère est aigri et traduit chez lui une grande frustration.
  • Manipulateur; il peut déformer les propos d’une personne dans le but d’en faire la cible de la vindicte des autres.

La meute de trolls

Enfin, il y a les groupes de trolls, dont l’intention est de pourrir la vie d’une victime jusqu’à aller au harcèlement. Ils se déplacent en meute, comme des prédateurs à la poursuite d’une proie à anéantir. Malheureusement, cela peut avoir des conséquences graves. Ainsi certaines victimes peuvent se sentir si détruites par leurs attaques, qu’elles peuvent perdre confiance en elles, devenir dépressives voir suicidaires. Le comportement de ces groupes est un vrai problème de société. Leurs agissements sont illégaux et doivent être signalés aux services compétents.

2. Définition du drama et de la drama queen

Ne pas confondre avec les dramas coréen…. qui sont des minis séries TV. Quoi que quelque part, y’a un lien.

Un drama effectivement, c’est un peu comme un spectacle. Un évènement minime, qui prend des proportions de « scandale » alors que franchement y’a pas matière à ce que ça le devienne. C’est l’équivalent de l’expression « en faire tout un drame ». Et y’a des spécialistes dans ce domaine, on appelle ça des dramas queens, hommes ou femmes. Une drama queen, c’est aussi pénible qu’un troll, mais pas tout à fait pour les mêmes raisons.

Caractéristiques d’une drama queen ou d’un drama king parce que c’est pas exclusivement féminin…

  1. Exagère la situation et ses conséquences. Par exemple que la fermeture d’un groupe de discussion sur une tradition équivaut à la mort de la tradition. Rigolez pas, ça c’est déjà lu sur le web.
  2. Aime les embrouilles ou les drames, même si s’en défend. Un rien peut l’amener à mal interpréter les actions ou les paroles des autres et à les prendre pour une attaque, un manque de respect, etc. Le/la drama queen/drama king serait même capable de s’embrouiller avec son reflet qu’il verrait dans l’eau d’un lac, juste parce qu’il est pas conforme à ce qu’il/elle s’imagine de sa personne.
  3. Pense que c’est toujours la faute des autres et prend tout de façon personnel. C’est la faute des autres si on parle pas assez de lui/elle, si y’a pas assez de personnes motivées pour suivre ses projets, adopter ses rituels, lire ses livres, s’inscrire à son groupe de discussion, etc. C’est son côté Calimero. Il/elle voit toujours le pire d’une situation, quitte parfois même à avoir une vision du monde totalement déformée. Si quelqu’un lance un projet, c’est forcément pour lui faire de l’ombre, par jalousie, pour lui piquer ses idées, etc.
  4. Pense que ses problèmes sont plus importants que ceux des autres. D’ailleurs tout ce qui lui/la concerne est plus important que le reste du monde, plus grave, plus sérieux, plus créatif, plus digne de reconnaissance, plus extra-ordinaire… Les autres ne sont pas à sa hauteur et il/elle n’hésite pas à le faire savoir. Les divinités sont avec lui/elle, voyons.
  5. Vis sa vie comme une série TV façon les Feux de l’Amour, Dallas ou un drame antique. Faut que tout soit théâtralisé, qu’il y ai des scandales ou des rivalités pour faire parler de lui/elle, une lutte, des détails croustillants, des potins et des ragots à disséminer à droite et à gauche, des ennemis qui veulent tout lui piquer. Il/elle a besoin de soigner ses entrées, ses selfies, ses panneaux de citations et ses costumes, bref son image de marque. Pourquoi ? Parce qu’il/elle se prend pour un influenceur/euse ou une personnalité importante du web dans son domaine.
  6. Il/elle a un égo surdimensionné. Il/elle a besoin de faire des annonces officielles pour un peu tout et n’importe quoi sur ses médias sociaux. Car il/elle a besoin d’un public pour regarder ce qu’il/elle fait. Le drama king/queen a besoin de reconnaissance constant, de se faire plaindre ou admirer… bref d’être le centre de l’attention.

3. Les haters

Les haters ou haineux s’apparentent aux trolls, notamment les trolls en groupe. Ils en commun avec eux de diriger leur vindicte sur une cible, un sujet ou une victime précise. Par contre, ils sont généralement souvent moins malins, car leur conduite est dictée par leurs émotions. Si le troll réfléchi à comment manipuler ou créer une polémique, le hater lui ai juste là pour balancer sa haine sans ambiguïté, dénigrer, juger, sans respect des règles de bienséance et anonymement. Il vient soulager sa frustration de façon cru et brut. Pour lui tout est prétexte à juger négativement sa victime que ce soit sa tenue, sa coiffure, ce qu’elle dit, son orthographe, sa diction, ses idées, la couleur de fond dans ses vidéos youtube, ses choix de tradition, de divinités etc. Frustré, il est probablement envieux de sa cible et si obnubilé par la haine qu’il lui voue, qu’il agit parfois comme si il vivait dans un autre monde. Dans un article de FUTURA SANTÉ, on apprend qu’une équipe de chercheurs s’est penchée sur le cas des « haters ». Cette étude a été publiée dans  Frontiers in Psychology. Ceux-ci ont conclu que les rageux du web auraient un niveau élevé de psychopathie (à lire ici, Réseaux sociaux : les « haters » pourraient être des psychopathes).

Il y aura toujours quelqu’un pour….

Voilà un bref portrait de 3 types d’internautes, qui peuvent venir pourrir ton site web païen, ton groupe de discussion spirituel, ton projet associatif ou ta chaîne Youtube. Certaines personnes sont parfois un mix de ces trois profils ou disons possèdent des caractéristiques communes aux trois. Les frontières ne sont pas étanches entre eux. Les médias sociaux sont un miroir déformant de la société. La haine et la frustration, que certaines personnes cachent dans leur vie réelle pour paraitre socialement acceptable, peut y trouver un exutoire. Ils se désinhibent, croyant que Internet leur permet d’être ce qu’ils ne s’autorisent pas à être en société. Quoi faire ? Les ignorer. Car finalement tous les trois sont des frustrés, qui veulent avoir votre attention. Pour ce qui est des « haters », il faut très vitre intégrer le fait qu’on ne peut pas plaire à tout le monde et que lorsqu’on crée du contenu web, on s’expose autant aux louanges, qu’aux critiques. Écoutez les critiques constructives, exposées avec respect et ignorez les haters. Idem avec le troll ou la drama queen, ne vous laissez pas entrainer dans leurs histoires. Laissez-les parler tout seul dans leur coin. Ils se lasseront d’eux-même. Et si les attaques dépassent les bornes de l’acceptable, n’hésitez pas à garder des copies d’écran, l’IP de vos agresseurs et à en référer à une autorité compétente (modérateurs, administrateurs, gendarmerie, police..).

Retour à l’Égypte ancienne

La spiritualité de l’Égypte ancienne a été au début des années 2000, ce qui m’a conduite dans la sphère du néo-paganisme francophone… pour le meilleur comme pour le pire. C’est la civilisation antique, dont la sagesse et la vision du divin m’a inspiré et m’inspire encore le plus. Celle avec qui je suis la plus en adéquation.

Le meilleur

Pour le meilleur, car j’ai gardé contact avec une bonne partie de co-fondateurs, co-admin ou co-modérateurs du projet auquel j’ai participé Ta Noutri (2005 – 2010). Je suis plus ou moins régulièrement en contact avec eux, et ça 15 ans après. Mais quand on évoque cette période, on ressort les photos des rencontres en réelle et c’est que du bonheur d’évoquer le montage des tentes au camping, nos fous rires et nos premiers rituels…. certes un peu hésitants ou maladroits, mais sincères. Je garde un souvenir impérissable du premier Wep Renpet à regarder tous ensemble en direction du soleil levant. Je me souviens de nos fous rires avec Meritamon Inoubast et des rencontres inter-traditionnelles avec des membres de LAPF d’autres traditions (wiccan, celtique, asatru…). D’ailleurs quand je parle de cette période, on dirait un peu une grand-mère, qui radote ses vieux souvenirs.

Le pire

Évidement, le projet a pris fin suite à des malentendus, incompréhensions dans le groupe. Sur lesquels je ne reviendrais pas, car à dire vrai les années ayant passé… j’ai un peu oublié pourquoi. Je suis passé à autre chose. J’ai tourné la page. Surement des brouilles comme il peut y’en avoir dans n’importe quel groupe. C’est humain. Personne n’est parfait. Je ne connais aucun groupe ou aucune communauté, qui n’a pas eu son lot de tensions ou d’incompréhensions. C’est normal. C’est inhérent aux relations sociales. Et comme le web est un miroir grossissant, voir déformant de la réalité, les conflits et les quiproquos sont amplifiés sur les médias sociaux et se transforme inutilement en mini-scandale. Pour pas grand chose d’ailleurs…. on appelle ça un drama ou aussi shitstorm (tempête de merde). C’est un peu aussi à cause de cela que j’ai pris mes distances avec les groupes de discussions Facebook et les forums à une époque, car ça devenait épuisant de gérer les tensions ou de passer son temps à s’expliquer, justifier ses choix pour rien. J’ai vite compris que le web peut vous manger inutilement du temps et de l’énergie, et avoir des répercussions négatives sur votre vie personnelle, sans rien vous apporter d’un point de vue spirituel. Il est parfois salutaire de prendre ses distances et se concentrer sur ce qui en vaut vraiment la peine.

L’essentiel

Heureusement le temps apporte son lot de leçons. Et aujourd’hui, je reviens sur le web païen de la tradition égyptienne, plus sereine, plus posée, débarrassée de certaines attentes irréalistes et plus consciente de ce que je peux ou ne peux pas faire, veux ou ne veux pas faire. Et surtout en ayant plus rien à foutre de ce que pense les autres de mes choix. J’avais expliqué mon point de vue à ce sujet dans l’article :  » Autonomie spirituelle : tu n’as rien à prouver et tu n’es pas là pour plaire à tout le monde ! ». C’est pourquoi j’ai décidé de réactivité le site web Ta Netjerou et de devenir membre du nouveau groupe de discussion sur le netjerisme « Neferou Khepri » créé par Daoud, Merytsekhmet et Maryline Sat Hathor Iounet. Et si ça plait pas… et bien tant pis. Je reviens parce que j’aime cette tradition, j’aime partager des informations, mes recherches à ce sujet et j’aime aider les débutants à découvrir celles-ci. Et surtout parce que je n’ai de compte à rendre à personne à ce sujet. Si vous aussi vous aimez la spiritualité et la sagesse de l’Égypte ancienne ou netjerisme (mais pas les dramas, les trolls…), retrouvons nous là-bas ! 😉

Parentalité païenne : activité sur la lettre C

Voilà une dizaines de jours que je n’ai rien posté concernant les activités à destination des enfants en phase d’apprentissage de la lecture. Il faut dire que je passe de plus en plus de temps hors web. La belle saison est de retour, le confinement se termine. Cela donne plus envie d’être dehors, que derrière un écran.

Apprentissage autour de la lettre C

Aujourd’hui, je vous propose un cahier d’activités, semblable dans son organisation aux précédents autour de la lettre C. On y parle brièvement de la déesse romaine Cérès.

Plantain lancéolé : plante sauvage, comestible et médicinale

Le Plantain lancéolé était une des mauvaises herbes du jardin de mes parents, dont nous ignorions les vertus. Je dis « mauvaises herbes » entre guillemets. Car ce qualificatif ne convient pas du tout. En effet le plantain a de nombreuses vertus. Il est comestible et possède des propriétés médicinales. Il est de plus assez facile à identifier pour une débutante comme moi.

Le plantain, plante sauvage

Aujourd’hui encore, j’en trouve plein autour de la maison, sur les chemins de terre, dans les champs, sur les terrains en friche, les interstices d’un dallage de pierres ou les bords de route. Nous avons commencé un herbier en famille avec notre p’tit loup pour le sensibiliser à la protection de l’environnement. C’est une des premières plantes, qu’on a collé entre ses pages. C’est pourquoi j’ai décidé de faire des recherches à son sujet pour mieux le connaitre. C’est aussi l’occasion de découvrir ce qui compose la flore locale, les usages oubliés à son sujet et de partager ces informations avec le plus grand nombre.

Les vertus médicinales du plantain lancéolé

Il mesure entre 15 et 50 cm. Ses feuilles sont en forme de fer de lance (lancéolées) et disposées en rosette basale. Ses fleurs sont à dominante de blanc et on peut les voir de mai à novembre. Ils existent d’autres types de plantain comme le Grand plantain (plantago major), le Plantain moyen (plantago media) et les plantains d’eau. Le grand, le moyen et le lancéolé ont des vertus médicinales identiques. Le plantain en usage externe est apaisant, cicatrisant et astringent. Il est intéressant pour soulager les brûlures ou les piqûres d’insectes, soigner les plaies et resserrer les tissus. Il possède des propriétés antihistaminique et peut donc traiter les allergies, ainsi qu’hémostatique. Il est aussi reconnu en voie interne pour traiter les infections et les inflammations des voies respiratoires, ainsi que des muqueuses de la bouche et du pharynx. C’est l’ingrédient de plusieurs préparations d’herboristerie expectorantes et antitussives.

Plante sauvage comestible

Cette plante est comestible cru ou cuite. On évitera par contre d’utiliser le plantain moyen, plus dur et plus amer, donc moins intéressant gustativement à cuisiner. D’après mes recherches (j’ai pas encore tout testé), il est possible de manger les jeunes feuilles et les boutons floraux du plantain lancéolé et du grand plantain en salade, au début du printemps. Plus tard, les vieilles feuilles plus coriaces sont à consommer cuites comme des épinards ou en potage. Sous cette forme, son goût se rapprocherait de celui des champignons. On peut aussi le cuisiner en pesto.

Mieux connaître la nature, pour la protéger

La nature nous offre à portée de main des trésors, que nous ne soupçonnons pas. Le plantain lancéolé en est un bel exemple. A mon sens, apprendre à connaître nos plantes sauvages locales est un des aspects de l’art de vivre en écocitoyen. C’est une façon de se réapproprier des connaissances anciennes parfois perdues et de mieux saisir l’importance de préserver cet environnement.

Sources et informations complémentaires voir :
– Fiche plantain sur passeportsante.net
– Marie-Antoinette MULOT , les secrets d’une herboriste
– Site « Le chemin de la nature »

Parentalité païenne : activité autour de la lettre B

Je poursuis le partage de livrets d’activités autour de l’apprentissage des lettres et donc la préparation à la lecture. Ces activités peuvent servir pour faire l’école à la maison, en révision ou en complément des leçons vues à l’école. Ce cahier contient des élements de la culture (néo)païenne, c’est à dire pour les mots par exemple des références à des figures divines, des mythes ou des objets anciens. Ceci permet aux parents de spiritualité et de culture (néo)païenne d’aborder des thèmes liés à leurs spiritualités et leurs pratiques en douceur.

Cahier sur la lettre B, honneur à Baldur !

Dans ce cahier, vous trouvez quelques mots en lien avec l’antiquité dans le premier exercice concernant le son [b]. Le récit court, qui clôture le cahier, comporte une très très brève présentation du dieu nordique Baldur. Comme son nom commence par un B, il paraissait intéressant de parler de lui. Sinon, y’avait aussi Bacchus, mais je pense que son personnage est moins approprié pour des enfants de 5/6 ans… Bastet aurait été pas mal, mais on voit assez de chats sur Internet comme ça, non ? On reviendra peut-être sur elle dans un cahier sur l’Égypte ? Qu’en pensez-vous ?

Parentalité païenne : activités autour de la lettre A

Alors qu’arrive le d’un début d’un déconfinement, tous les parents ne choisissent pas forcément de remettre de suite leurs enfants à l’école. Afin de préparer le retour à l’école ou de poursuivre l’apprentissage à la maison, je partage avec vous un cahier destiné plutôt aux élèves autour de la Grande Section. A vous de voir en fonction du niveau de votre enfant, certains enfants de moyenne section plus en avance peuvent faire ses exercices.

Apprentissage de la lecture à 5/6 ans

Ce cahier est centré sur la lettre A, que ce soit le son ou l’écriture. Il y a plusieurs petites activités à imprimer et à faire en compagnie d’un adulte. Celui-ci pourra lire et expliquer les énoncés pour que l’enfant puisse faire l’exercice. A la fin, il y a un très court récit avec deux petits personnages Aldric et Aelia, à lire à l’enfant. Ces prénoms n’ont pas été choisis au hasard. Aldric est d’origine germanique et Aelia, vient du latin (famille romaine). De même, dans certains exercices, il y a des petites références à la culture païenne antique, comme par exemple des noms de divinités dans la première activité. C’est l’occasion pour vous, si vous ne l’avez pas fait, de parler des mythes et des légendes antiques avec vos enfants par exemple.

DIY parentalité païenne : apprendre la notion de dizaine en GS avec des réglettes de perles

Je vais partager avec vous un outil fait maison, utilisable avec les enfants de grande section (GS) pour aborder la notion de dizaine. Il s’agit de créer des réglettes de 10 perles, représentant la notion de dizaine. Cet outil est inspiré du « coffret de perles dorées » utilisé en pédagogie Montessori. Il est aussi sur le même principe que les réglettes en bois utilisées en classe durant notre enfance pour apprendre les dizaines et les unités. On peut commencer à les utiliser en GS (voire même un peu avant, selon votre enfant), mais elles peuvent aussi servir après. Et si vous avez décidé de ne pas remettre votre enfant de suite à l’école suite au déconfinement, cet outil pourra vous servir pour poursuivre l’apprentissage scolaire à la maison.

Matériel nécessaire

  • 1 pince coupante
  • 1 pince plate
  • 1 pince ronde
  • fil de cuivre de 2,5mm (ou fil de fer galvanisé) ou de vieux cintres en fil de fer
  • des perles moyennes ou grosses, si possible en bois, mais si vous en avez déjà en plastique n’allez pas en acheter, utilisez ce que vous avez.

Méthode pour créer les réglettes de perles

Prenez dix perles, mettez les bout à bout et mesurez la longueur. Notez celle-ci et ajouter environ 3 cm à chaque bout, soit 6 cm au total à la mesure obtenue. Cet ajout représente la longueur de fil nécessaire pour faire les boucles, qui maintiennent les perles en place et serrées sur la réglette. Coupez plusieurs morceaux de fil de la longueur obtenue. Commencez la mise en forme en réalisant une boucle à une extrémité à l’aide de la pince ronde ou si vous n’en avez pas de votre pince plate. enfilez dix perles, bien serrées, puis à l’autre bout faite une autre boucle pour fermer votre barrette et maintenir les perles bien serrées entre elles. Voilà vous venez de créer une première réglette de 10 perles représentant une dizaine.

Concept de dizaine et système décimal

Ce matériel sert à aborder de manière concrète la notion de dizaine. Il permet aux enfants de matérialiser ce concept mathématiques abstrait. La dizaine devient un objet qu’on peut tenir de la main, compter et manipuler pour l’additionner à d’autres par exemple. Ici je n’aborde que le système par dizaine. Mais le vrai coffret Montessori comprend est constitué d’assemblage de perles par barres de dizaines, plaques de centaines, d’un cube de mille et des perles à l’unité. En fait, il s’agit de barrettes de dix assemblées les unes aux autres. Vous pouvez trouver un tuto pour le réaliser en entier sur le blog « Le jardin de Kiran ». Pour ma part, j’ai réalisé 5 réglettes de 10 et j’ai gardé un bocal de perles seules pour le concept des unités, qui peuvent s’ajouter aux dizaines.