Eco-paganisme : produire sa nourriture

Je n’envisage pas de produire toute ma nourriture et de rendre notre foyer auto-suffisant dans l’immédiat. Mais, depuis plusieurs années et cela c’est accentuée avec la crise du COVID-19 et la crise alimentaire qui pourrait en découler (voir la vidéo de la chaîne « Partager c’est sympa! »), je pense sérieusement à accroître notre capacité à produire notre alimentation. Et cela passe par l’apprentissage du jardinage et l’extension de notre potager. C’est aussi une bonne façon de renouer le contact avec la nature, de vivre au rythme des saisons et d’avoir une alimentation plus saine. Autant le dire tout de suite, même si je suis issue d’une famille de paysans, métayers, que j’ai grandis à la campagne avec un grand potager, je ne suis pas une pro du jardinage. La transmission des connaissances ne s’est pas faite complétement entre ma génération et celle de mes parents. J’ai appris quelques trucs, je connais quelques gestes, mais cela remonte à mon enfance. Je ne pars pas de zéro, mais j’ai beaucoup à apprendre.

Première étape : les aromatiques & les médicinales

La première chose que j’ai fait en arrivant dans notre maison actuelle, mais je l’avais fait aussi avec les précédentes locations, c’est :

  • planter des aromatiques de type vivaces ou pérennes,
  • installer un composteur pour produire notre propre terreau,
  • installer un ou plusieurs hôtels à insectes.

Les aromatiques de type vivaces peuvent conserver leur feuillage en hiver ou se dessécher. La plante survit durant la saison sombre et froide grâce à la souche restée dans le sol. Certaines ne le sont que dans les conditions climatiques adaptées à leur habitat d’origine. Pourquoi ? Car ce sont les plus faciles à mettre en place quand on débute. Souvent ce sont aussi des plantes résistantes. Pour ma part je commence par le romarin, le thym d’hiver et le thym citronné, la menthe, le laurier sauce, éventuellement la sauge, l’oseille et la ciboulette. Avec ces plantes vous pouvez parfumer votre cuisine ou faire des infusions aux vertus médicinales pour l’hiver ou les utiliser aussi pour vos pratiques spirituelles (encens, sachets parfumés…etc).

Seconde étape : fruits et légumes de consommation courante

L’année suivante, je commence à créer des espaces pour planter quelques fruits et légumes, que nous consommons beaucoup. Si possible aussi facile à cultiver pour les débutants. Généralement, je commence par des fraisiers, des plants de tomates et de tomates cerises. Parmi les plants de tomates, j’ajoute des plantes aromatiques amies comme le persil frisé ou le basilic. Éventuellement, j’ajoute des pommes de terre. Par contre ne les mettez pas vos patates à côté des tomates, c’est une association à éviter. Elles ne s’entendent pas. Je plante aussi de la courgette. Je suis cette année à cette étape, j’envisage de tenter prochainement la salade, les radis et enfin les potimarrons… J’ai ajouter aussi de la verveine.

N’hésitez pas vous aussi à me faire part de vos expériences, de vos conseils ou de vos suggestions. Ma règle de base, toujours aller du plus simple ou du plus accessible, vers le plus complexe.

Statistiques d’un blog païen (mise à jour avril 2020)

Début juillet 2019, j’avais partagé avec vous sans tabou les statistiques de fréquentation de ce blog. Je l’avais refait en janvier. Je vous propose un petit bilan de printemps avec les chiffres jusqu’à avril. Globalement, la fréquentation reste stable, merci aux fidèles lecteurs, même si je ne publie pas régulièrement.Cela peut vous donner un ordre d’idée du trafic générer par un bloc de ce type, avec 4 ans d’existence, un référencement naturel plutôt bon, acquis au fil du temps et grâce à la création (plus ou moins régulière) de contenu.

Le confinement d’une païenne

Je me rends compte que je n’ai rien écris ici depuis une vingtaine de jours. Pourtant, nous sommes en confinement et à la maison. On pourrait croire que j’ai le temps. En faite… pas tant que cela. Faire l’école à la maison et occuper le petit, gérer un ravitaillement efficace et une bonne intendance pour sortir le moins possible pour les courses, s’occuper du jardin et surtout garder du temps aussi pour soi… tout cela a fait que je ne me suis pas beaucoup occupée de ce site. Financièrement, c’est aussi une période délicate ou notre foyer a du resserrer les cordons de la bourse. Enfin, le confinement est aussi la période pour penser à l’après. Car croire qu’on va reprendre notre vie comme avant après cette crise ou qu’on va en sortir dès le 11 mai, est une utopie. Oui, il y a aura du changement et pour que celui-ci nous soit favorable, nous devons en être acteur, réfléchir et nous informer.

L’école à la maison

J’ai la chance de n’avoir qu’un bout de chou à gérer et de niveau Grande Section ! Le programme est donc pas trop lourd, accessible et organisable sous forme d’activités ludiques et de jeux. Le printemps étant là, c’est aussi l’occasion de faire des expériences en rapport avec la nature. Par exemple : planter des graines, observer les oiseaux, observer les habitants de nos hôtels à insectes, faire du land-art, commencer un herbier, observer l’aube, écouter les bruits de la nature, s’occuper du jardin potager, célébrer les changements de saison, etc.

Le ravitaillement ou les courses

Habituellement, nous faisions un gros panier de courses par semaine et des petits compléments à coté. Là notre plein de courses est géré pour nous nourrir une semaine minimum voire une semaine et demi, sans devoir ressortir pour un oubli ou un complément. Pour autant, nous n’avons pas stockés dans des proportions importantes plus de denrées que d’habitude. C’est plutôt les achats, qui ont été concentrés autour d’un seul panier et l’organisation pensée pour réduire l’approvisionnement à une seule sortie hebdomadaire. On a pas stocké plus de boite de conserves, de papier toilette ou de surgelés par exemple. Et j’ai regardé avec assez de surprise, les premiers jours certains rayons se vider : pâtes, farine, conserves, etc. Bref, les êtes humains (moi comprise) nous ne réagissons pas toujours de façon rationnelle, mais plutôt émotionnelle. Et là clairement, c’est la peur du manque, qui a fait paniquer une partie de la population.

Le jardin, bien-être et autonomie

C’est évident que tout le monde n’a pas la chance ou la possibilité d’en avoir un. Mais durant ce confinement, le jardin est autant devenu un espace de bien-être, permettant de sortir dehors sans avoir à se préoccuper de la distanciation sociale, qu’une moyen aussi de produire sa propre nourriture. Enfin, pour ce dernier point, je dirais plutôt de poser les bases de la production de sa propre nourriture. Sans aller jusqu’à l’autonomie totale, le jardin potager apporte un complément de qualité (si on se débrouille un minimum).

Dans un article du site Passeportsante.net on apprend que le jardinage :

  • réduit le stress et les risques de maladies cardiovasculaires,
  • permet une meilleure alimentation, car évite de grignoter devant TV ou Internet quand on s’ennuie et permet de produire des produits frais et sain,
  • est l’occasion de faire une activité physique au même titre qu’un sport,
  • renforce les muscles et les os, une des activités physiques qui préserve le mieux la qualité des os, après la levée de poids.

Une crise qui impose un changement

Si vous pensez reprendre votre vie comme avant dès le dé-confinement enclenché, vous rêvez. Il ne s’agit pas non plus de virer pessimiste et envisager le pire. Mais évitez d’y penser et faire l’autruche, pour ne pas stresser… c’est pas une solution non plus. Il faut trouver un juste milieu. Tout d’abord, qu’est-ce que nous a appris cette crise ?

Le système de santé

Notre système de santé allait mal avant et les coupes budgétaires n’ont rien arrangé. Bon ça on le savait avant, mais là ça a été flagrant que les politiques antérieures nous ont bien plombées. On ne peut donc plus gérer le système de santé comme envisagé juste avant, c’est à dire en réduisant au minimum le service public et en favorisant la privatisation du système de santé. Car la santé n’est pas un bien de consommation, mais un des besoins essentiels de l’être humain. De plus, le problème du Coronavirus ne sera pas régler tout de suite. Nous n’avons pas de traitement vraiment spécifique et efficace, pas de vaccin. Les scientifiques ont encore beaucoup de questions sans réponses concernant ce virus. Nous devrons donc recourir aux gestes barrières et à la distanciation sociale pendant encore un bon moment.

Relocaliser l’économie, penser l’autonomie ?

La fermeture des frontières et le ralentissement des économies de différents pays à échelle mondiale ont causé des problèmes de réapprovisionnement de produits essentiels. Ce qui nous a démontré que la mondialisation de la production n’est pas la solution idéale. Il faudrait voir à relocaliser l’économie. A titre individuel, tendre vers l’autonomie me semble aussi une réflexion intéressante. Il ne s’agit de vivre en autarcie, nous aurons toujours besoin des autres, d’échanges. C’est difficile de tout faire soi-même. Mais il s’agit de reprendre du pouvoir sur nos vies et reconquérir des savoir-faire concernant les biens de consommation essentiels, des choses du quotidien. Je pense par exemple à la nourriture.

La terre nous dit « merci » !

Le ralentissement des activités humaines a aussi permis de réduire la pollution, notamment atmosphérique. On ne peut plus nier l’impact négatif de la surproduction sur notre environnement. Cela va de pair avec le fait de relocaliser l’économie aussi, pour limiter les transports polluants sur de longue distance. De la même façon, nous ne devons pas abandonner les actions concernant le climat à cause de cette crise.

Le télétravail

Si certains employeurs étaient frileux vis à vis de cette solution, le confinement a été l’occasion de le tester. La France est d’ailleurs l’un des pays en Europe où il était le moins développé. C’est un moyen de limiter les long trajet entre le domicile et le lieu de travail, donc la fatigue, le stress et la pollution aussi. En 2016, les télétravailleurs représentaient autour de 16% des travailleurs en France. Alors qu’ils sont entre 25 et 35 % dans les pays anglos-saxons (voir source enquête KRONOS). Enfin cette enquête révèle :

  • une baisse de 5,5 jours par an d’arrêts maladie ;
  • une augmentation du temps de travail de 2,5 % ;
  • une augmentation de la productivité de 22 % ;
  • une réduction de 40 min du temps moyen de trajet domicile-travail ;
  • une augmentation de 45 min du temps moyen de sommeil des salariés.

Alors pourquoi pas développer le télétravail pour les métiers pour lequel cela est possible ?

Vivre avec soi et les autres

Vivre en confinement, c’est vivre H24 avec ses proches ou soi-même, si l’on vit seul. Cette réduction de l’espace vitale et de la diversité des interactions sociales influencent nos relations et notre bien-être. Dans certains cas, cela peut faire ressortir des conflits dans le couple, les amplifier ou nous pousser à nous interroger sur nous-même, notre vie, notre rapport à l’autre et la société dans laquelle on veut vivre. C’est un temps de pause forcée, pour une partie de la population (pas tous les travailleurs), qui nous questionnent.

Ces métiers sous-estimés mais essentiels !

Enfin, cette crise met à l’honneur tous ces métiers sous-estimés et souvent sous-payés et pourtant essentiel à l’économie. Je n’en ferais pas la liste, car je risque d’en oublier et de vexer ceux qui ne seraient pas cités. Merci à vous tous pour les services rendus et les risques encourus. Pourquoi faut-il attendre une crise pour se souvenir d’eux ? Et si on changeait notre regard sur ces métiers et surtout sur la notion de réussite professionnelle.

Conclusion

Voilà quelques unes de mes réflexions… liste non-exhaustive, réflexions surement imparfaites, pas nouvelles non plus, à enrichir. Le confinement est l’occasion de revenir sur certaines d’entre elles. Mais de toute façon ce sont surtout des pistes, des ébauches…. la crise n’est pas finie. Mon point de vue peut donc encore évoluer, alimenté par les faits réels, la tournure des évènements, le témoignage d’autrui…etc.

Roman jeunesse : Edward Sakedos l’apprenti nécromant

Aujourd’hui, je vais vous parler du roman, Edward Sakedos d’un jeune auteur, Anthony Lamacchia. Ce roman fantastique jeunesse fait partie de mes lectures détente de cette période de confinement. Autant vous le dire de suite, je l’ai lu d’une traite, en une journée. L’action se situe dans l’étrange village de Lourde-Brume, dont le passé est chargé d’histoires de magie noire, mais surtout du meurtre de 13 enfants. Nous suivons l’aventure d’un collégien nommé Edward Sakedos. Déjà, rien que son nom de famille devrait vous mettre la puce à l’oreille. Sakedos, comme un sac d’os.

Un village sinistre

Lourde-Brume est couvert de brume, 300 jours par an. Ce qui en fait un village assez sinistre, presque un parfait décor de film d’épouvante. Les légendes locales racontent qu’elle a abrité autrefois des familles de mages noirs et de cruels sorciers. Mais ces pratiques ont disparu au fil du temps. Le dernier fait divers, date d’il y a 42 ans. Il s’agit de l’assassinat de 13 élèves du collège Pestafièvre, par leur professeur Wilfried Desfriches. C’est dans ce cadre assez sombre, que vit Edward Sakedos, fils de Maurice Sakedos, assistant légiste de la morgue de l’hôpital Maison Rouge et Liliane Sakedos, née Neukoulant, dirigeante de l’établissement des pompes funèbres Les Pissenlits.

Edward, un héros familier avec la mort

Autant dire que la mort fait partie de son héritage familial. Et ces parents ne s’étonnent pas de le voir s’interroger sur le sujet. Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’il va plus loin et souhaite devenir nécromant. Pour cela, il étudie même les vieux grimoires de magie noire, remisés au grenier par son grand-père. Il a un objectif, se venger de ses camarades de classe, dont il est le souffre-douleur. Et pour cela, il veut faire appel à l’aide des morts. Mais, il y en a qui l’intéresse plus particulièrement, c’est Wilfried Desfriches, le tueur d’enfants. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu, lorsqu’il va vouloir le réveiller pour solliciter ses services. En effet, Wilfried est innocent des crimes dont on l’accuse. Ce qui signifie que le meurtrier est toujours présent à Lourde-Brume.

Sauver les enfants de Lourde-Brume

Avec l’aide de Wilfried Desfriches et de sa camarade de classe Maeva, Edward va devoir retrouver le meurtrier. Il aura aussi pour mission de tenter de sauver les élèves du collège Pestafièvre, qui seront de nouveau la cible d’enlèvement. L’écriture de l’auteur est fluide, plein de peps, légère et drôle. Elle est bien adaptée à un public jeune. Le personnage d’Edward est drôle, ainsi que les occupants zombies du cimetière, amis de Wilfried Desfriches.

Cahier d’activités Ostara pour enfant autour de 5 ans, spécial confinement !

Il n’est pas facile d’occuper les enfants pendant le confinement pour cause de Coronavirus. Il faut parfois se triturer les méninges, afin de continuer leur éducation sans l’école et notamment initier les plus jeunes (petite, moyenne et grande section). Même si les profs envoient des activités. C’est pourquoi j’ai décidé d’aider les parents comme moi, d’enfants du primaire, en particulier tranche moyenne/grande section, avec un cahier d’activités. Celui-ci reprend des thèmes liés à la fête païenne d’Ostara et l’équinoxe de printemps.

Cahier d’activités pour enfants païens sur le thème d’Ostara

Vous trouverez dans ce cahier un éveil à la culture païenne avec une présentation brève d’Ostara et de ce qu’est l’équinoxe de printemps. Il y a aussi un éveil à la nature avec la présentation du lapin, animal emblématique de cette période et la présentation de la germination des plantes. Les activités proposées sont des exercices de graphisme, d’écriture, de dénombrement et de mémorisation, comparable à ce qu’ils font en classe.

Télécharger le cahier

Le cahier est format A4 en pdf, poids 1,47 Mo.

Récits et poèmes de la création du monde

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un ouvrage pédagogique sur les cosmogonies ou récits de création du monde. Il s’agit de Création du monde, récits et poèmes de Catherine Klein chez Flammarion, collection Étonnants classiques. L’ouvrage est divisé en six chapitres avec en fin d’ouvrage un Dossier composé d’activités pour explorer ce thème (questionnaires, analyses de textes, mots croisés, sujet de rédaction…). Il a édité en janvier 2019.

Explorer les récits cosmogoniques du monde

Mon chapitre favori est sans conteste le premier où il est question des différents mythes et contes de création du monde. J’aurai cependant une petite critique à faire sur la partie égyptienne ou par volonté de simplifier les choses, l’auteur a fait à mon sens un mauvais choix. Tel qu’on lit l’ouvrage, on a l’impression que le récit de référence de création du monde chez les égyptiens, c’est celui de la ville d’Héliopolis. Même si le chapitre dit qu’il existe plusieurs textes, il n’est pas précisé plusieurs récits différents selon chaque ville importante de l’Égypte ancienne. De ce fait un lecteur non averti pourrait croire que le récit de la ville d’Héliopolis avec Rê est le modèle de référence pour l’Égypte et que les autres sont des variantes. Faux. Il y a d’autres récits avec des déroulements sensiblement différents et qui mettent en avant d’autres dieux que Rê dans la figure de démiurge. Par exemple à Memphis, c’est Ptah ou à Hermopolis c’est Thot. Peut-être par volonté de simplifier et donc de vulgariser le sujet, l’auteur a fait l’impasse là-dessus. Mais du coup le livre donne presque une fausse image de ce qu’étaient les récits cosmogoniques en Égypte ancienne. D’autant qu’il n’y avaient pas besoin d’écrire beaucoup pour le préciser. Cela pouvait s’expliquer en deux phrases. Je ne sais pas si il y a d’autres erreurs de ce genre pour les autres civilisations présentées. Car je les connais moins bien. Voilà, ça c’est le point que j’ai trouvé dommage et en plus dès le début de l’ouvrage.

Ensuite, heureusement, l’ouvrage reste très intéressant pour partir à la découverte des différents contes, légendes et mythes de création du monde. Il y a les récits des cultures anciennes polythéistes comme des monothéistes des différents continents. Il y a la cosmogonie d’Héliopolis pour l’Égypte ancienne, la Théogonie d’Hésiode, Protagoras de Platon, les Métamorphoses d’Ovide, la création du monde selon la Bible et le Coran, le récit africain du Dahomey, le conte scandinave du géant Ymir, le conte chinois de Pangu, le récit d’Amérique du Sud sur le fils du Jaguar, etc.

Autres thèmes liés aux mythes de création

L’ouvrage aborde également d’autres thèmes associés aux récits cosmogoniques. C’est à dire langage et création ou la façon dont les récits cosmogoniques parlent de l’acquisition du langage par les êtres humains. Si il y a création, il peut aussi y avoir destruction. Le chapitre 5 aborde donc les récits de destruction du monde, mais aussi de renaissance comme par exemple les exemples de déluge avec ensuite un repeuplement du monde.

J’ai trouvé l’ouvrage intéressant comme introduction à l’étude des récits de création du monde. C’est d’ailleurs son objectif, je crois. Mais, il appelle à être compléter par d’autres lectures. Il m’a laissé un peu sur ma fin, de ce fat. Il remplit bien son rôle d’ouvrage pédagogique. Je ne suis pas trop attardée sur la dernière partie appelée, Dossier, qui contient les activités destinées à explorer le sujet dans un contexte scolaire, n’étant pas moi-même dans celui-ci. Je laisse la parole à des enseignants à ce sujet, si certains d’entre vous passent par là. Vous pouvez donner votre avis dans les commentaires.

Intuition, rêves et médiumnité : des expériences surprenantes !

L’intuition, les rêves prémonitoires et la médiumnité sont des sujets, dont je parlais avec prudence. Car tous mes interlocuteurs n’étaient pas forcément réceptifs à ces sujets. Aujourd’hui, j’écris pourtant sans craintes. Car je considère que mettre un tabou sur un sujet, est contre-productif. Cela crée des incompréhensions, des jugements négatifs et des quiproquos nuisibles au vivre ensemble. A l’extrême, cela peut même conduire au rejet et à la discrimination ou laisser le champs libre aux manipulateurs.

Médiumnité : ignorance, peur et préjugés

Ces thèmes touchent au domaine des phénomènes inexpliqués ou pour les plus sceptiques, de la superstition. Et qui dit superstition, dit parfois moqueries ou mise en doute de la crédibilité des personnes ayant vécu ces expériences. Ce qui peut se comprendre, car il y a effectivement quelques personnes de peu de foi dans le lot. Mais pourquoi mettre tout le monde dans le même sac ? N’est-ce pas un jugement hâtif ? Car en réalité les personnes ayant vécu des expériences hors normes sont les premières à douter de ce qu’elles ont vécu. Elles sont souvent les premières à se demander si elles ne sont pas folles ou victimes d’une illusion, d’un hasard fortuit. Elles ne sont pas forcément superstitieuses, mal éduquées ou irrationnelles.

Témoignages

Pourquoi je parle de ce sujet ? Et bien parce que moi-même j’ai vécu des expériences étranges, ainsi que de proches. Heureusement, la parole se libère sur le sujet et on trouve de plus en plus de témoignages écrits sous forme de livres, de blogs ou en vidéo sur Youtube par exemple. Ce sont des Messieurs ou mesdames Toutlemonde, qui un jour sont confrontés à un phénomène extraordinaire, irrationnel ou inexplicable (rêve prémonitoire, intuition, communication avec les défunts, vision, etc). Je me suis reconnue dans certains articles. Ce que j’ai vécu est plus en rapport, avec ce qui touche au domaine des rêves prémonitoires, de l’intuition, des coïncidences troublantes et/ou des synchronicités. Je ne contrôle pas le phénomène. Cela n’arrive pas sur « commande ». Il peut parfois se passer des mois, voire des années entre deux expériences troublantes.

Rêves prémonitoires et intuition, ma propre expérience

J’ai noté certains de mes rêves, les plus intenses. Intense signifie pour moi intense au niveau des perceptions. C’est à dire que le rêve me semblait très proche de la réalité, comme de déambuler dans un autre monde. C’est à dire, qu’il était en couleur, avec parfois des odeurs associées aux lieux, la sensation du toucher et l’espace en 3 dimensions, etc. Je n’y étais pas spectatrice, mais actrice, comme immergée dans un autre univers. Ces rêves sont rares. Mais, suffisamment surprenant, pour que je m’en souvienne. Et dans ce type de songe, je prends conscience à un moment donné de rêver. Mais cela n’interrompt pas toujours l’expérience immédiatement. Je crois que l’on appel ça, le rêve lucide. Il m’arrivait par exemple avec un ami lorsque j’étais adolescente, d’être informée entre 24h et une semaine à l’avance, qu’il allait m’appeler. Cela fonctionnait uniquement pendant les périodes de perte de contact prolongé de contact. J’ai constaté que c’est arrivé bien trop souvent, pour que ce soit seulement une coïncidence. Et toujours dans des circonstances ou rien, ni personne ne pouvait m’avoir informé de son intention d’appeler à l’avance. Cela ne fonctionne pas avec mes autres proches. A part mon mari, pendant l’année où il travaillait sur Paris, alors que j’étais resté en Pays de la Loire. Depuis plusieurs années, je note d’ailleurs mes rêves les plus marquants dans un journal onirique, lucides ou pas, dans un journal. La plupart m’aide à mieux me connaître et quelques uns beaucoup plus rares se révèlent prémonitoires. J’ai remarqué certains élements récurrents, lieux, objets ou personnes dans mes rêves et ce que leurs présences signifient pour moi.

Recherches scientifiques et parole libérée autour de la médiumnité

Je pense qu’il est important de libérer la parole sur ce sujet. Les préjugés, qui circulent à ce propos, n’aident en rien à comprendre ces phénomènes. Ces jugements négatifs ne peuvent pas plus à répondre aux questionnements, de ceux qui les vivent. Heureusement, des scientifiques s’intéressent aussi au sujet et permettent d’aborder la question avec pragmatisme. Je pense dans le domaine du rêve éveillé à Stephen Laberge ou George Romey. Pour la synchronicité, il y a Karl Gustav Jung et le physicien Wolfgang Pauli, etc. Il y a de nombreuses peurs et incompréhensions autour de ces domaines. Il est important de les comprendre et de les écouter, pour ne pas rester bloqué ou s’auto-censurer par crainte du regard des autres.

Et toi as-tu vécu des expériences de ce type ?

A lire aussi :

  • Définition du mot « médium » Wikipedia
  • Médium du latin medius, qui signifie intermédiaire, milieu, au centre. Un médium est perçu comme une personne qui sert d’intermédiaire entre le monde terrestre, matériel et celui des esprits, spirituel.

La Galette de la Sorcière, livre pour enfants

« La galette de la sorcière » fait partie de la collection Abracadalire de chez Hatier. Il est paru en décembre 2001. Je l’ai acquis d’occasion chez Label Emmaüs. Il est bien adapté pour les enfants, qui débutent ou sont en phase d’apprentissage de la lecture. En ces temps de confinement à la maison pour cause de coronavirus, il est possible d’utiliser ce livre comme base d’une série d’activités. On trouve sur le web des fiches réalisées par des parents ou des enseignants à ce sujet.

L’auteur et l’illustratrice

Le livre a été écrit par Nicolas de Hirshing, un auteur d’origine russe, qui est né et a passé son enfance à Buenos Aires. Il est instituteur. Ses élèves furent les premiers auditeurs de ses histoires aux personnages bizarres. Denis Chabot est l’illustratrice de ce livre. Elle a commencé sa carrière dans le cinéma d’animation et les costumes de théâtre.

Pétassou, la sorcière

L’action se passe à Roquelune chez Pétassou la sorcière. Cette dernière s’ennuie et veut organiser une petite fête de sorcières chez elle. Elle envoie une invitation à ses copines par l’intermédiaire de son corbeau. Pour l’occasion, elle veut faire une galette de sorcière. Mais voilà, il lui manque un ingrédient très spécial. Elle pense le trouver chez Monsieur Loupi, qui tient une animalerie avec son jeune fils Lucas. Mais, les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu…

Notre avis

L’histoire est drôle, les personnages sont attachants. Lucas s’en sort bien dans l’histoire et arrive à se jouer de la sorcière, en retournant la situation. On peut aborder plusieurs thèmes avec cette lecture : les sorcières, la magie, la confection d’une galette, la ruse, l’amitié, etc. Dans la même collection avec Pétassou, il y a aussi Le corbeau de la sorcière et l’Erreur de Pétassou.

Le trésor de d’Elbée

Si les histoires de phénomènes paranormaux et de chasseurs de fantômes m’intriguent (voir article précédent), celles de trésors anciens aussi. C’est probablement le mystère entourant ces histoires, qui me fascine et l’idée de mener l’enquête, pour comprendre ce qui s’est passé. Je vous invite à découvrir celle de D’Elbée. L’action se passe en 1793. Dans plusieurs régions, des paysans prennent les armes et se révoltent contre la toute jeune république. Ces mouvements contre-révolutionnaires sont pour la plupart maîtrisés, sauf à l’Ouest de la France. Là, un concours de circonstances permet l’embrasement d’un vaste territoire dans une zone située au Sud de la Loire, près de Nantes. Dans ce contexte de guerre civile, les nobles, les gentilshommes et les bourgeois se voient contraints de cacher à la hâte leur fortune. Ils espèrent ainsi qu’elle ne tombe pas aux mains des pillards de l’un ou de l’autre camp. Enfermés dans des coffres, scellés dans un mur ou enfouis sous terre, certains trésors retrouveront leurs propriétaires, d’autres sont perdus à jamais. C’est apparemment le cas de celui de d’Elbée.

Qui est d’Elbée ?

Remontons ensemble le temps à la date du 12 mars 1793. Nous sommes à Beaupréau dans le Maine et Loire, au logis de la loge Vaugirard. C’est là que vit le marquis Maurice, Joseph, Louis Gigost d’Elbée et son épouse Marguerite Charlotte Duhoux de Hauterive. Cette dernière vient de mettre au monde un petit garçon nommé, Louis. Tout à la joie d’être père, d’Elbée en oublie l’agitation qui secoue la région. Les paysans sont déçus par la révolution. Chaque jour, ils sont un peu plus nombreux à se rebeller contre ceux qu’ils nomment « les bleus ».

Ils en veulent à ce régime qui leur impose des impôts toujours plus écrasants, des prêtres jureurs et permet aux bourgeois, ainsi qu’aux citadins de s’enrichir par l’acquisition des biens nationaux. D’Elbée est à cet instant à l’écart de ces préoccupations politiques, même s’il en a déjà eu vent. Cet aristocrate et ancien militaire est né à Dresde en mars 1752 d’un père major général d’infanterie, employé par le Maréchal de Saxe, puis fixé à Dresde à la cour du roi de Pologne. En 1789, il a eu comme beaucoup de ces concitoyens l’âme patriote. C’est pour le Tiers État qu’il participe, comme député général, à l’élection du représentant de la région pour les États généraux. Favorable à la démocratie naissante, il propose son aide aux députés angevins. Il se montre aussi soucieux de l’avancée du progrès et publie une étude sur un système de transports publics et de route à péage, dont il est l’inventeur. Mais, le nouveau régime le déçoit. En 1790, il émigre et rejoint le camp des frères du roi en Allemagne. Il est promu aide de camp du général de Saulais. Peu convaincu par l’armée de Condé et pressé par sa femme, il retourne en France en avril 1792.

D’Elbée s’engage dans la guerre

Voilà maintenant prés d’un an, qu’il est de retour chez lui. Il sent l’imminence d’un soulèvement poindre dans la région, mais il ne souhaite pas y prendre part. En effet, il vient tout juste de devenir père de famille. La contre-révolution peut bien se passer de ses services pendant quelques temps. Il est bien trop tôt à son goût pour s’engager dans un véritable conflit. Mais, le 13 mars 1793, lendemain de la naissance de son fils, le destin en décide autrement. Le syndic et un garde national se présentent à Saint Florent-le-Viel pour la conscription, face à une foule de jeunes hommes et à leurs aînés en colère. En effet, la loi du 24 février 1793, instiguée par Danton, impose au pays la levée de 300 000 hommes pour aller combattre aux frontières. Ce prélèvement militaire est nettement plus lourd que le système de la milice royale, qu’il remplace. Et puis surtout, il exempte certains bourgeois comme les gardes nationaux et les administrateurs, tandis que les paysans sont soumis au tirage au sort. Ce système ne fait qu’amplifier le mécontentement du peuple envers la République et la classe bourgeoise. La révolte éclate. Le garde national et le syndic fuient devant la foule en colère. Les archives municipales sont brûlées et la caisse publique pillée. Un peu plus loin un dénommé Stofflet, garde chasse de son état, prend la tête des hommes de Maulévrier, tandis que le voiturier Cathelineau dirige la troupe du Pin en Mauges. Les paysans de Beaupréau à leur tour se regroupent et souhaitent prendre part à la révolte. Ils se choisissent pour chef d’Elbée, qui a derrière lui une carrière de militaire et la confiance de ses concitoyens. Armés de piques, de fourches et de faux à la lame retournée, ils viennent au logis de la Loge Vaugirard chercher d’Elbée. Selon lui, une insurrection a peu de chance d’aboutir. Mais, comment refuser à une dizaine d’hommes armés et en colère, de prendre leur tête et de les diriger dans la bataille ? Sous la pression, d’Elbée cède. Il laisse derrière lui sa femme et son nouveau-né, à regret dans leur logis de Beaupréau.

Le parcours de conseiller à généralissime

Mettre à l’abri son trésor ?

A ce moment de l’histoire, il y a fort à parier que l’homme ai déjà songé à mettre à l’abri sa fortune et quelques objets de valeurs. En effet, tout noble tentant l’émigration pour se ranger aux côtés du roi avait fort à craindre qu’en son absence son domaine et ses objets de valeurs soient saisis par le nouveau régime et vendus comme biens nationaux. Madame d’Elbée étant resté à Beaupréau durant cette période, il semble que les biens du marquis n’est pas eu à subir ce triste sort. Mais en temps de conflits les richesses de l’aristocratie sont souvent la cible de pillards. Les propriétaires de logis de la région comme d’Elbée ou l’amiral Duchaffault, à qui on attribue l’enterrement d’un trésor de 1700 louis et double louis d’or découverts en février 1993 à la Guyonnière (prés de Montaigu), ont selon toute vraisemblance souvent recouru à l’enfouissement.

De Cholet à Fontenay…

Prenant la tête des insurgés locaux, d’Elbée les réunit à la troupe menée par Cathelineau et Stofflet. Ensemble, ils prennent Chemillé, puis Cholet. D’Elbée laisse le commandement aux deux hommes, préférant rester en retrait pour dispenser ses conseils militaires. Dans les premiers temps, ils volent de victoires en victoires. Le 16 mai 1793, d’Elbée et son armée s’attaque à Fontenay-le-Comte au Sud de la Vendée. D’abord repoussés, ils subissent de lourdes pertes dans leurs rangs. Il faut attendre le 25 mai pour que la ville cède. D’Elbée est blessé durant le combat. Afin de soigner ses blessures, on le rapatrie un peu plus au Nord à la Gaubretière, dans le château de Landebaudière, construit en 1786, propriété de Pierre Prosper de Boisy, le parrain de son épouse. C’est dans cette splendide demeure, qu’il retrouve avec bonheur son épouse et son fils, ainsi que son beau-père Duhoux de Hauterive. Il y passe une dizaine de jours avant de rejoindre ses soldats pour participer le 9 juin à la prise de Saumur. Or actuellement à la Landebaudière, les traditions locales perpétuent depuis cette époque la légende d’un trésor enfoui là par d’Elbée. On peut supposer en effet qu’il ai profité de sa convalescence, de l’aide de son beau-père et de la présence de sa femme, pour réunir ses biens et les dissimuler en prévision de jours meilleurs.

Château de la Landebaudière, Commons Wikimedia, Spouik

Le Général D’Elbée

Le 12 juin, Cathelineau est élu généralissime par ses soldats et Angers, chef-lieu du Maine et Loire, se rend sans combattre. Fin juin, il est blessé lors de la tentative de prise de Nantes et meurt le 14 juillet. D’Elbée lui succède . Il connaît de nombreuses victoires jusqu’à la défaite de Luçon le 14 octobre 1793. Son armée commence à souffrir d’un manque d’effectifs. Le 17 octobre, il échoue devant Cholet, que les « bleus » reprennent. D’Elbée est blessé d’une balle dans la poitrine. Vers huit heures du soir et après 6 heures de combat, le dernier quartier de son armée se retire, se repliant sur Beaupréau.

En fuite et blessé à Noirmoitier

Pierre Cathelineau le conduit discrètement à Noirmoutier, auprès de Charrette, un autre chef vendéen. Ce dernier tient l’île et lui accorde sa protection. Encore alité, il se fait malheureusement surprendre, ainsi que son beau-père Duhoux de Hauterive et Pierre Prosper de Boisy. Les républicains reprennent l’île le 2 janvier 1794. Les conventionnels créent une commission militaire, qui condamne le 4 janvier 1794, 1200 personnes à être fusillées immédiatement, dont d’Elbée. Le pauvre homme épuisé, incapable de tenir debout est porté dans son fauteuil sur la place d’Armes de Noirmoutier le 9 janvier 1794 pour y être fusillé en compagnie de Duhoux de Hauterive et de Boisy. Ce célèbre fauteuil, maculé de taches de sang noircies par le temps, est aujourd’hui toujours visible au château de Noirmoutier. Quant à son épouse, elle est reconnue dans l’île quelques jours plus tard et est exécutée au détour d’un chemin. Louis, leur fils âgé de 10 mois, échappe à la mort grâce à des paysans, qui le confie à une nourrice.

Des biens introuvables, un trésor à découvrir !

Les possessions immobilières de d’Elbée, comme tous les biens d’aristocrates compromis dans l’insurrection, sont saisies puis vendues au profit de la République. Mais l’on ne retrouve pas trace de la fortune familiale. Très lié à son beau-père Duhoux de Hauterive, on peut supposer que les deux hommes ont réunis leur fortune pour cacher le tout, ensemble à la Gaubretière, lors de leur séjour à la Landebaudière. Mais actuellement aucune preuve concrète n’est venu étayer véritablement cette hypothèse. Bien au-delà d’une valeur pécuniaire, si la fortune de D’Elbée venait à être découverte, elle constituerait un patrimoine historique important, un véritable témoignage de cette époque trouble de l’histoire. On peut supposer, qu’elle serait composée de monnaies de l’époque, mais aussi des bijoux et d’objets de valeurs typiques de cette époque.

Les enquêteurs du paranormal

Si je te dis chasseurs de fantômes, tu penseras sûrement Ghostbuster ou peut-être aussi Ghostfacers ! Mais si… tu te souviens ! C’est l’équipe un peu loufoque apparue dans la série Supernatural, ça te dis quelques chose ? Cela fait quelques mois que j’ai découvert les youtubeurs enquêteurs du paranormal. A la base pourtant, je n’étais pas très fan des enquêtes et des documentaires sur le paranormal. Cela me faisait plutôt peur. Je me souviens encore de l’émission Mystère sur TF1, dont la mise en scène lugubre et totalement surjouée, me fichait la trouille. Heureusement, j’ai découvert, il y a quelques mois les enquêtes de l‘association Spectre Paranormal. Leur démarche sérieuse et leur protocole rigoureux m’ont réconcilié avec les enquêtes sur les fantômes, maisons hantées et autres phénomènes inexpliqués. Ensuite, j’ai aussi découvert les vidéos sur Youtube du Grand JD, de GussXd et de Jordan Perrigaud. Ce dernier habite d’ailleurs à l’Ouest de la France, comme moi.

L’association Spectre Paranormal

Je commencerai par l’association Spectre Paranormal. Avec eux, pas de musique d’ambiance flippante, de voix off lugubre, d’effets sonores façon films d’épouvante ou de mise en scène exagérée. Car de toute façon, ça ne sert à rien de surjouer. Tu trouveras les vidéos de leurs enquêtes sur leur page Facebook. Elles sont tournées en direct live et elles demeurent consultables sur leur page après le tournage. Ils ne se rendent pas seul sur les lieux où des particuliers leur demandent de venir. Ils travaillent en équipe, afin de pouvoir avoir plusieurs points de vue et confronter leurs ressentis. Chaque équipe va occuper une pièce de la maison à tour de rôle. Il y a un QG installé sur place avec une personne, qui surveille les différentes cameras installées sur les lieux. Ils utilisent aussi des enregistreurs audio, en vue de capter des PVE (EVP) ou phénomènes de voix électronique et des détecteurs EMF (détecteurs de champs électromagnétiques).

Après l’enquête, il y a un débriefing. L’équipe fait un point de ce qui a été vécu et observé. Par la suite, ils vont passer en revue les heures d’enregistrements vidéo et audio, afin de réécouter et guetter chaque détail. Il s’agit de trouver pour chaque phénomène étrange, si il y a une explication rationnelle ou pas. Il y a aussi des vidéos questions/réponses sur leurs chaînes où tu pourras découvrir plus en détails leurs méthodes. J’apprécie énormément leur travail et leurs vidéos, qui sont très pédagogiques et qui démystifie le sujet.

enquêteurs du paranormal et chasseurs de fantômes

Les Youtubeurs du paranormal

Il y a plein de Youtubeurs, qui abordent le sujet du paranormal. Trois d’entre eux ont retenu mon attention pour l’instant, en n°1 Grand JD (même si il ne parle pas que de ça sur sa chaîne), n°2 GussDX et n°3 Jordan Perrigaud. Tout simplement, parce que leurs démarches me semblent assez sérieuses (mais pas infaillibles non plus, y’a des choses à redire aussi…) dans l’ensemble. Surtout, je trouve qu’ils deviennent plus pros et carrés avec le temps. Ce qui se comprend, sur le terrain tout le monde apprend de ses erreurs et se corrigent progressivement. Si ils vivent des choses étranges, ils ne vont pas affirmer pour autant que c’est forcément une entité. C’est à dire qu’ils essaient autant que possible d’abord de chercher une explication rationnelle à un phénomène étrange, avant de conclure à l’éventualité du paranormal. Le Grand JD analyse parfois aussi les vidéos de ses abonnés, du web et détectent les éventuels fakes. Car malheureusement, il y en a pas mal. J’ai bien aimé aussi par exemple le hors série spécial Ouija de GussDX. Il a tenté des expériences avec la Ouija avec un groupe de volontaires pour essayer de cerner le vrai, du faux dans ce qu’on en dit. Exercice difficile. Expérience intéressante à voir.

Un peu de vocabulaire des enquêteurs du paranormal…

Comme tout milieu spécialisé, le domaine des enquêtes du paranormal a son vocabulaire. Je vous ai noté ci-dessous quelques termes bien utiles pour les comprendre.

Phénomène de paréidolie : C’est une sorte d’illusion d’optique. Elle conduit le cerveau à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un élément clair et identifiable, par exemple voir une forme de visage dans la texture d’un rocher. Ce phénomène peut arriver au cours d’une enquête, par exemple voir une forme humaine sur une photo floue, alors que c’est juste l’ombre d’autre chose.

PVE (ou EVP en anglais) : Il s’agit de l’enregistrement audio via un magnétophone, un dictaphone, un mp3 ou encore un téléphone portable d’un phénomène auditif paranormal (voix, mots, phrase…). C’est à dire que le micro de ces appareils peut capter des sons, inaudibles par l’oreille humaine au moment de l’enregistrement. Mais lorsqu’on réécoute attentivement la bande son, souvent en augmentant,le volume, en réduisant le bruit ou en ralentissant un peu la vitesse, ils deviennent alors audibles.

Spiritbox ou Ghostbox : C’est une radio qui capte la FM et les grandes ondes. Elle effectue un balayage des fréquences et génère un bruit blanc, assez agaçant je dois dire. Elle pourrait en théorie ainsi capter les voix des esprits. Inconvénient, on peut aussi capter des bribes d’émissions radio et prendre pour une voix d’esprit, un morceau d’interview de France Culture. C’est pourquoi certains mettent la Spiritbox dans une boite en métal, pour faire « cage de Faraday » et éviter qu’elle capte les émissions de radios. Pour ma part, je trouve qu’elle fait un bruit relativement agaçant, difficile à supporter sur une longue période.

REM POD : c’est un appareil de type détecteur de mouvement. Il est muni d’une mini antenne télescopique pour émettre son propre champ magnétique autour de lui. Si quelque chose passe dans ce champ à proximité de l’appareil, ces LEDs peuvent s’allumer et un son se fait entendre.

Détecteur EMF K2: Il s’agit d’un détecteur de champ magnétique. Cet appareil est issue du domaine scientifique, mais est beaucoup utilisé par les chasseurs de fantômes et les enquêteurs du paranormal. Cet usage est basé sur le fait que les esprits provoqueraient des perturbations du champs magnétiques. Il faut cependant être prudent en les utilisant car les ondes d’un téléphone portable ou une installation électrique défectueuse peuvent aussi déclencher ce type d’appareil.

détecteur EMF dit K2