Mes ancêtres, les européens… un peu de généalogie et de génétique

Cela fait une dizaine d’années maintenant, que j’ai commencé mon arbre généalogique. Actuellement le fichier GEDCOM de mon arbre comprend autour de 4000 individus. Certes, il y en a peut-être que 2500 qui sont mes ascendants. En effet, il y a aussi dedans les ascendants de mon mari et de la branche paternel de mes nièces. Mais cela vous donne un ordre d’idée de l’avancement de mes recherches. J’arrive à un stade ou les archives manquent. Il est difficile de remonter au-delà du 14ème siècle. Pour certaines branches, je ne peux pas aller plus loin.

La génétique pour compléter la généalogie papier

Je me suis donc tournée par curiosité vers le test adn à finalité généalogique. Celui-ci m’a permis de retrouver un ancêtre parti au Québec vers 1720 avec son fils, laissant le reste de sa famille en France. Il y a fondé l’une, voire la première tannerie de la ville de Québec. Il y avait rejoint la famille fondée par son frère défunt (protestant de l’Ouest de la France fuyant la répression religieuse). En effet, suite au décès de son frères, il était devenu le tuteur de ses neveux et nièces. L’analyse de l’ADN a aussi mis en relief nos liens avec les flamands, bien que notre famille n’ai jamais eu connaissance ni par transmission orale, ni dans les archives, d’ancêtre venus de cette partie de l’Europe. En gros à cette étape de notre recherche, nous avons découverts, que nous sommes pour moitié proche d’une population dite ibérique et pour l’autre moitié de population du Nord-Ouest de l’Europe, puis dans une plus faible part des populations d’Italie, des Balkans et de Scandinavie. Ma sœur et moi, nous avons les mêmes résultats, mais avec des pourcentages de répartition différents. Ce qui est normal. Nous héritons de nos deux parents, de chacun environ 50 %,, mais la répartition n’est pas la même entre frère et sœur. C’est pourquoi faire des analyses sur plusieurs membres de votre famille proche est intéressant. Par contre, nos informations sont plus susceptibles de concerner le lignage maternelle, car aucun membre masculin de notre famille proche n’a voulu faire le test. Nous n’avons donc pas d’informations complètes, concernant le chromosome Y paternel et donc l’halogroupe Y. Dans un premier temps, mes analyses ADN et celles de ma sœur ont surtout été comparées avec des panels de populations actuelles. Ceci a un inconvénient. Les populations actuelles sont le fruit de migrations antérieures et ne rendent pas correctement compte d’origines plus anciennes.

ADN ancestrale : comparaison avec des populations anciennes

Je me suis donc tournée vers des sites proposant des comparaisons avec de l’ADN de populations anciennes (mytrueancestry, genomlink), relevées sur des sites archéologiques. Et là ça devient plus intéressant. Les résultats ne contredisent pas forcément les précédentes analyses, mais ils les complètent. Ils permettent de voir comment l’histoire des migrations de population d’Europe s’inscrit aussi dans l’histoire de notre famille. Je vous donne un exemple. J’ai des correspondances ADN avec des personnes retrouvées au Nord de l’Espagne, au début du Moyen-Age. On pourrait penser, que ce sont des ibériques. Sauf que l’adn de ces personnes montrent qu’ils sont majoritairement d’ascendance visigoth et un peu ibérique. En effet sur mytrueancestry, selon votre niveau d’adhésion vous pouvez voir des informations plus détaillées sur la personne issue d’une population ancienne, avec qui vous partagez de l’adn commun. Cela s’explique par le fait que l’Espagne a fait partie de l’empire visigoths. Je peux donc certes avoir des points communs génétiques avec des populations actuelles ibériques, mais ceux-ci peuvent venir d’anciennes ascendance goths communes, pas forcément ibériques. Comme ma sœur a fait aussi une analyse et qu’elle a pris plus de gènes ibérique que moi de nos parents, nous avons pu voir aussi que nous descendons de vascons. Car elle a des correspondances avec des vascons. La comparaison d’adn avec des populations anciennes permet de pondérer les résultats obtenus lors d’une comparaison avec les profils génétiques de populations actuelles.

Voici en gros les résultats obtenus pour moi et ma sœur, comparés avec l’ADN de populations anciennes*. Nous sommes proches d’individus (dans l’ordre du plus proche/fréquent au plus éloigné ou rare) :

  • germains (Nord-Ouest- Europe) et en particulier des francs et des belgae,
  • goths et plus particulièrement visigoths (partie de Scandinavie et issus de vagues de migration goth en Europe),
  • dalmatiens de l’Illyrie (pays des balkans sur la cote adriatique proche de l’Italie),
  • vikings scandinaves du Danemark et de la Suède,
  • vascons d’Espagne et d’Aquitani en France,
  • gallo-romains et celtes.
  • étrusques et ligures en Italie.

*les dénominations de mytrueancestry se réfèrent autant à des peuples qu’à des cultures à une époque donnée. Par exemple, une personne trouvée en zone géographique et époque gallo-romaine, qualifiée de gallo-romaine, peut être d’ascendance celte par exemple.

Pour résumer
En gros ce qui ressort le plus pour ma sœur et moi, ce sont des correspondances avec les germains, les (germains) scandinaves, les celtes, les vascons et les illyriens. Ce sont vraiment ces 5 là qui ressortent le plus souvent avec les meilleures correspondances.

La mode « viking »

Les viking étant à la mode (profusion de série TV sur le sujet) sur genomelink il y a une analyse, qui permet de savoir si vous pourriez avoir des ascendants vikings. Et si oui, le site précise de quel groupe, soit viking scandinaves, viking anglais, viking slaves ou vikings finnois, vous êtes le plus proche. Pour ma part, cette analyse m’a surtout servi à confirmer les données de mytrueancestry qui m’indiquait des correspondances génétiques avec des scandinaves, dont d’une part des vikings d’origine danoise trouvés en Angleterre (victimes du massacre de la St Brice à Oxford) en 1002, et d’autres part des individus retrouvés au Danemark et en Suède, notamment ile de Oland et Gotland, ayant vécus vers 850~950 ap. JC. Je rappelle que le terme viking ne désigne pas à proprement parlé un peuple à la base (même si souvent utilisé dans ce sens), mais plutôt un « métier » ou une « fonction ». Ce sont des guerriers explorateurs et marchands, voire pirates. Et ils ne sont pas tous d’origine scandinaves comme le rapporte une étude récente à ce sujet, voir l’article : La génétique montre que les Vikings n’étaient pas tous des grands blonds aux yeux bleus.

Qu’est-ce que cela m’a apporté ?

Les deux surprises de ces analyses ont été de nous découvrir des ancêtres scandinaves et illyriens. Les celtes, les germains, les ibériques, les gallo-romains, nous nous y attendions un peu. Cela semblait géographiquement et historiquement logique par rapport à ce que nous savons de notre famille et de l’histoire de notre région, les Pays de la Loire. La Scandinavie par contre, cela faisait partie des résultats possibles, mais qui nous semblait vraiment peu probable. Nous pensions que physiquement (oui, je sais, c’est cliché…), d’une part nous n’avions pas vraiment le profil et que d’autre part notre région est plutôt géographiquement et culturellement éloignée.

Ensuite, Les dalmatiens de l’Illyrie, là c’est encore une autre surprise. D’abord parce que L’Illyrie dans mes cours d’histoire antique, j’en ai quasiment jamais entendu parlé. En gros pour moi, les balkans, c’est cette zone là-bas où il y a eu beaucoup de guerres au XX ème siècle, mais qui est finalement assez inconnue. Je suis donc partie à la découverte de l’histoire de cette région d’Europe. La génétique m’a conduite à découvrir l’histoire de régions d’Europe, que je connaissais moins. Ce fut aussi l’occasion de revisiter l’histoire locale. Nous savons que des gascons ont vécu dans notre région, car ils ont laissé leur trace dans la toponymie. Il y avait aussi une colonie d’anciens soldats de l’armée romaine issus de la tribu des Taïfales (peuple germains ou sarmates ?!), qui ont donné leur nom à la ville de Tiffauges (voir le site de l’association TAIFALI). Il y a eu aussi des raids vikings (Ile de Bouin, Monastère de Noirmoutier, prise de Nantes, destruction du monastère de Luçon, raid sur Poitiers, établissement sur l’Ile de Ré..etc), ainsi que des échanges commerciaux avec l’Espagne et les régions flamandes.

Dalmatie à l’époque romaine vers 120 (source Wikipedia)

J’ai toujours eu du mal à vraiment adopter une tradition spirituelle de mon continent en particulier, même si toutes me parlent un peu. J’ai presque envie de dire que maintenant j’ai un argument « rationnel » ou scientifique pour le justifier. Mes origines sont européennes et multiples (en termes de zones, d’époques, de cultures différentes). Je suis issue de l’histoire de tous ces gens, qui se sont affrontés ou se sont rencontrés au fil du temps. Ils ont concourus à mon existence. J’oserai dire finalement, je suis indo-européenne ? Peut-être le terme qui permet de concilier l’ensemble ?

Parentalité païenne sans endoctrinement

Lorsque nous devenons parents, une foule de questions se posent concernant nos enfants et leur avenir. Et parmi elles, faut-il transmettre ou pas notre spiritualité ? Dans quelle mesure peut-on le faire sans leur imposer un choix ? Oui, parce que pour ma part j’estime qu’un choix spirituel engageant ne peut être fait qu’à l’âge adulte. C’est à dire lorsque la personne a pu apprendre à penser par elle-même et qu’elle a eu l’occasion de découvrir différentes traditions pour se forger son propre opinion. Ce choix, idéalement, ne devrait pas être fait pour faire plaisir à sa famille, aux copains, être « tendance » ou suivre la norme imposée par la société. Pour moi, c’est choix mûri et librement consenti. Bref, si nous résumons le problème en une question, comment parler de sa spiritualité, de ses croyances et des valeurs associées, sans tomber dans l’endoctrinement ?

Des familles païennes différentes, des solutions différentes…

Ici, il est surtout question du cas des néo-païens ou païens contemporains, membres de traditions renaissantes. La question se posera différemment pour des familles de traditions païennes ininterrompues, je pense par exemple à des hindous. Je pense pas qu’il y existe une seule réponse d’ailleurs. Celle-ci va varier en fonction des personnes, du contexte familial (famille recomposée, monoparentale…), l’âge des enfants et les traditions spirituelles concernées. J’aborderai donc seulement ici ma façon de voir les choses. Je ne peux pas parler pour tout le monde, évidement.

Le rituel domestique

Je pratique le rituel quotidien seule. D’une part parce que je suis la seule païenne pratiquante du foyer. Mais aussi parce que j’ai besoin d’être dans le calme et entièrement présente à ce que je fais. Personne n’assiste donc à au rituel domestique avec moi. Mais l’autel est accessible et visible de tous. Il m’est donc arrivé de répondre à des questions en de mon enfant, termes simples, sur ce qu’il y a dessus. Il aime particulièrement le dieu égyptien Bès, qui le fait rire avec ses grimaces.

Répondre à ses questions

Il m’a aussi regardé préparer des bols de sel pour la purification de la maison. Il a posé des questions pour savoir ce qu’il y avait avec le sel et à quoi cela sert. Lorsqu’à l’école maternelle, ils ont étudié les saisons, je lui ai appris la roue de l’année, les notions de solstices et d’équinoxes. Nous avons fabriqué une roue en carton, avec les saisons et une aiguille mobile. Il peut ainsi lui-même positionner l’aiguille sur la saison en cours, ainsi que sur les points marquants les solstices et les équinoxes. Comme il adore la fête d’Halloween, ce fut l’occasion de lui parler des origines celtiques de cette fête populaire. Nous avons aussi abordé ensemble comment on fête les morts dans le monde, par exemple au Mexique avec « El dia de lors muertos » ou en Égypte ancienne. En faite j’aborde des notions de culture et de spiritualité païenne, si de lui-même il pose des questions en rapport avec celles-ci. Si il ne manifeste pas de volonté de s’intéresser au sujet, alors je ne lui impose pas mes croyances. Par exemple, pour les livres il s’est intéressé de lui-même à l’Égypte ancienne. Je lui ai donc acheté avec son accord des livres sur la mythologie adaptés aux plus jeunes. Son père est fan de jeux vidéos. Pendant le confinement, l’éditeur a mis à disposition gratuitement les deux volets éducatifs Discovery Tour Égypte et Grèce antique, extraits du jeu Assassin’s creed. Nous lui avons demandé si cela l’intéressait en lui montrant les démos. Il était fasciné. Nous avons donc pris les deux Discovery Tour et exploré l’antiquité avec lui.

A son retour à l’école en septembre, il a même réalisé une maquette des pyramides du plateau de Gizeh en carton avec nous, pour les présenter à sa classe dans le cadre de la thématique de l’année « Explorer le monde ». C’est grâce au jeu, qu’il a compris la disposition du site et l’histoire des monuments. La culture populaire fournit à notre époque beaucoup de films, d’animations et de livres pour aborder le sujet des dieux, des déesses, des mythes et des cultures anciennes d’une façon pédagogique et sans imposer ses croyances.

Et qu’en dit le droit en Europe ?

Rappelons que la Convention européenne des droits de l’homme contient deux dispositions consacrées à la protection de la liberté de pensée, de conscience et de religion ou de conviction.

L’article 9
1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui,prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.

Convention européenne des droits de l’homme

L’article 2 du Protocole n°1 à la Convention européenne des droits de l’homme précise, dans le cadre du droit à l’instruction :

Nul ne peut se voir refuser le droit à l’instruction. L’État,dans l’exercice des fonctions qu’il assumera dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement, respectera le droit des parents d’assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques.

L’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 présente une formulation plus complète qui fait référence à l’éducation religieuse au paragraphe 4.

4. Les États parties au présent Pacte s’engagent à respecter la liberté des parents et, le cas échéant, des tuteurs légaux de faire assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs propres convictions.

Vous avez donc tout à fait le droit d’enseigner vos convictions religieuses à vos enfants, tant que cela ne nuit pas à leur bien-être, et ne porte pas atteinte aux droits de l’enfant et aux droits de l’homme. Pour ma part, je me refuse à l’imposer. Je suis donc contre tout rituel engageant (dédication, serment, vœux…) avant la majorité, car le choix de suivre une religion ou une tradition spirituelle relève d’un choix individuel, fait par un adulte capable de penser par lui-même. En ce sens, ma pratique diffère des anciennes sociétés. En effet, lorsque vous veniez au monde à Rome durant l’antiquité, vous adoptiez le plus souvent la religion de votre famille, idem en Grèce, en Égypte..etc. Mais mon contexte est différent. Durant mon enfance, il m’a été imposé une religion et de suivre des rites engageants, alors que cela ne me convenait pas. C’est pourquoi je refuse de faire la même chose. J’ai le prosélytisme en horreur.

Exposer en public ses enfants, non !

De la même façon, je suis contre le fait de faire participer des mineurs à des rituels de groupes public. Être membre d’une association, c’est un engagement d’adulte et individuel. Tant que nos enfants n’ont pas choisi leur voie spirituelle, à mon sens ils n’ont pas à être exposés publiquement comme « membre de ». Ce n’est pas leurs choix, mais celui de leurs parents. Je tolère et je comprends très bien par contre si ils demandent à participer aux rites quotidiens dans la sphère privée de la famille ou du foyer. Imaginez si l’un d’eux est pris en photo en public en tenue rituelle et que le cliché circule sur les réseaux sociaux et dans son école. Si les élèves, leurs parents et les professeurs sont matures et intelligents, tolérants envers les différences. Pas de problème. Mais si ce n’est pas le cas, cela peut se transformer en sujet de moqueries, de rejet et au pire de harcèlement.

Je pense qu’il est plus sage de les laissez grandir et d’attendre qu’ils soient capables de faire leurs propres choix et de les assumer. Je ne suis pas pour les engager dans quelque chose parce que j’y suis moi-même. En tant que parents, à mon sens notre job est de les aider à penser par eux-même, faire leurs propres choix et les assumer. En ce sens, nous pouvons leur montrer ce que sont nos traditions spirituelles, mais sans les y engager. Nos enfants ne nous appartiennent pas. Nous sommes là pour les aider à grandir et devenir des citoyens éclairés pas des clones de ce que nous sommes. C’est mon point de vue. Je conçois que d’autres ne le partagent pas.

Parentalité païenne : activité sur la lettre C

Voilà une dizaines de jours que je n’ai rien posté concernant les activités à destination des enfants en phase d’apprentissage de la lecture. Il faut dire que je passe de plus en plus de temps hors web. La belle saison est de retour, le confinement se termine. Cela donne plus envie d’être dehors, que derrière un écran.

Apprentissage autour de la lettre C

Aujourd’hui, je vous propose un cahier d’activités, semblable dans son organisation aux précédents autour de la lettre C. On y parle brièvement de la déesse romaine Cérès.

Parentalité païenne : activité autour de la lettre B

Je poursuis le partage de livrets d’activités autour de l’apprentissage des lettres et donc la préparation à la lecture. Ces activités peuvent servir pour faire l’école à la maison, en révision ou en complément des leçons vues à l’école. Ce cahier contient des élements de la culture (néo)païenne, c’est à dire pour les mots par exemple des références à des figures divines, des mythes ou des objets anciens. Ceci permet aux parents de spiritualité et de culture (néo)païenne d’aborder des thèmes liés à leurs spiritualités et leurs pratiques en douceur.

Cahier sur la lettre B, honneur à Baldur !

Dans ce cahier, vous trouvez quelques mots en lien avec l’antiquité dans le premier exercice concernant le son [b]. Le récit court, qui clôture le cahier, comporte une très très brève présentation du dieu nordique Baldur. Comme son nom commence par un B, il paraissait intéressant de parler de lui. Sinon, y’avait aussi Bacchus, mais je pense que son personnage est moins approprié pour des enfants de 5/6 ans… Bastet aurait été pas mal, mais on voit assez de chats sur Internet comme ça, non ? On reviendra peut-être sur elle dans un cahier sur l’Égypte ? Qu’en pensez-vous ?

Parentalité païenne : activités autour de la lettre A

Alors qu’arrive le d’un début d’un déconfinement, tous les parents ne choisissent pas forcément de remettre de suite leurs enfants à l’école. Afin de préparer le retour à l’école ou de poursuivre l’apprentissage à la maison, je partage avec vous un cahier destiné plutôt aux élèves autour de la Grande Section. A vous de voir en fonction du niveau de votre enfant, certains enfants de moyenne section plus en avance peuvent faire ses exercices.

Apprentissage de la lecture à 5/6 ans

Ce cahier est centré sur la lettre A, que ce soit le son ou l’écriture. Il y a plusieurs petites activités à imprimer et à faire en compagnie d’un adulte. Celui-ci pourra lire et expliquer les énoncés pour que l’enfant puisse faire l’exercice. A la fin, il y a un très court récit avec deux petits personnages Aldric et Aelia, à lire à l’enfant. Ces prénoms n’ont pas été choisis au hasard. Aldric est d’origine germanique et Aelia, vient du latin (famille romaine). De même, dans certains exercices, il y a des petites références à la culture païenne antique, comme par exemple des noms de divinités dans la première activité. C’est l’occasion pour vous, si vous ne l’avez pas fait, de parler des mythes et des légendes antiques avec vos enfants par exemple.

DIY parentalité païenne : apprendre la notion de dizaine en GS avec des réglettes de perles

Je vais partager avec vous un outil fait maison, utilisable avec les enfants de grande section (GS) pour aborder la notion de dizaine. Il s’agit de créer des réglettes de 10 perles, représentant la notion de dizaine. Cet outil est inspiré du « coffret de perles dorées » utilisé en pédagogie Montessori. Il est aussi sur le même principe que les réglettes en bois utilisées en classe durant notre enfance pour apprendre les dizaines et les unités. On peut commencer à les utiliser en GS (voire même un peu avant, selon votre enfant), mais elles peuvent aussi servir après. Et si vous avez décidé de ne pas remettre votre enfant de suite à l’école suite au déconfinement, cet outil pourra vous servir pour poursuivre l’apprentissage scolaire à la maison.

Matériel nécessaire

  • 1 pince coupante
  • 1 pince plate
  • 1 pince ronde
  • fil de cuivre de 2,5mm (ou fil de fer galvanisé) ou de vieux cintres en fil de fer
  • des perles moyennes ou grosses, si possible en bois, mais si vous en avez déjà en plastique n’allez pas en acheter, utilisez ce que vous avez.

Méthode pour créer les réglettes de perles

Prenez dix perles, mettez les bout à bout et mesurez la longueur. Notez celle-ci et ajouter environ 3 cm à chaque bout, soit 6 cm au total à la mesure obtenue. Cet ajout représente la longueur de fil nécessaire pour faire les boucles, qui maintiennent les perles en place et serrées sur la réglette. Coupez plusieurs morceaux de fil de la longueur obtenue. Commencez la mise en forme en réalisant une boucle à une extrémité à l’aide de la pince ronde ou si vous n’en avez pas de votre pince plate. enfilez dix perles, bien serrées, puis à l’autre bout faite une autre boucle pour fermer votre barrette et maintenir les perles bien serrées entre elles. Voilà vous venez de créer une première réglette de 10 perles représentant une dizaine.

Concept de dizaine et système décimal

Ce matériel sert à aborder de manière concrète la notion de dizaine. Il permet aux enfants de matérialiser ce concept mathématiques abstrait. La dizaine devient un objet qu’on peut tenir de la main, compter et manipuler pour l’additionner à d’autres par exemple. Ici je n’aborde que le système par dizaine. Mais le vrai coffret Montessori comprend est constitué d’assemblage de perles par barres de dizaines, plaques de centaines, d’un cube de mille et des perles à l’unité. En fait, il s’agit de barrettes de dix assemblées les unes aux autres. Vous pouvez trouver un tuto pour le réaliser en entier sur le blog « Le jardin de Kiran ». Pour ma part, j’ai réalisé 5 réglettes de 10 et j’ai gardé un bocal de perles seules pour le concept des unités, qui peuvent s’ajouter aux dizaines.

Roman jeunesse : Edward Sakedos l’apprenti nécromant

Aujourd’hui, je vais vous parler du roman, Edward Sakedos d’un jeune auteur, Anthony Lamacchia. Ce roman fantastique jeunesse fait partie de mes lectures détente de cette période de confinement. Autant vous le dire de suite, je l’ai lu d’une traite, en une journée. L’action se situe dans l’étrange village de Lourde-Brume, dont le passé est chargé d’histoires de magie noire, mais surtout du meurtre de 13 enfants. Nous suivons l’aventure d’un collégien nommé Edward Sakedos. Déjà, rien que son nom de famille devrait vous mettre la puce à l’oreille. Sakedos, comme un sac d’os.

Un village sinistre

Lourde-Brume est couvert de brume, 300 jours par an. Ce qui en fait un village assez sinistre, presque un parfait décor de film d’épouvante. Les légendes locales racontent qu’elle a abrité autrefois des familles de mages noirs et de cruels sorciers. Mais ces pratiques ont disparu au fil du temps. Le dernier fait divers, date d’il y a 42 ans. Il s’agit de l’assassinat de 13 élèves du collège Pestafièvre, par leur professeur Wilfried Desfriches. C’est dans ce cadre assez sombre, que vit Edward Sakedos, fils de Maurice Sakedos, assistant légiste de la morgue de l’hôpital Maison Rouge et Liliane Sakedos, née Neukoulant, dirigeante de l’établissement des pompes funèbres Les Pissenlits.

Edward, un héros familier avec la mort

Autant dire que la mort fait partie de son héritage familial. Et ces parents ne s’étonnent pas de le voir s’interroger sur le sujet. Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’il va plus loin et souhaite devenir nécromant. Pour cela, il étudie même les vieux grimoires de magie noire, remisés au grenier par son grand-père. Il a un objectif, se venger de ses camarades de classe, dont il est le souffre-douleur. Et pour cela, il veut faire appel à l’aide des morts. Mais, il y en a qui l’intéresse plus particulièrement, c’est Wilfried Desfriches, le tueur d’enfants. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu, lorsqu’il va vouloir le réveiller pour solliciter ses services. En effet, Wilfried est innocent des crimes dont on l’accuse. Ce qui signifie que le meurtrier est toujours présent à Lourde-Brume.

Sauver les enfants de Lourde-Brume

Avec l’aide de Wilfried Desfriches et de sa camarade de classe Maeva, Edward va devoir retrouver le meurtrier. Il aura aussi pour mission de tenter de sauver les élèves du collège Pestafièvre, qui seront de nouveau la cible d’enlèvement. L’écriture de l’auteur est fluide, plein de peps, légère et drôle. Elle est bien adaptée à un public jeune. Le personnage d’Edward est drôle, ainsi que les occupants zombies du cimetière, amis de Wilfried Desfriches.

Cahier d’activités Ostara pour enfant autour de 5 ans, spécial confinement !

Il n’est pas facile d’occuper les enfants pendant le confinement pour cause de Coronavirus. Il faut parfois se triturer les méninges, afin de continuer leur éducation sans l’école et notamment initier les plus jeunes (petite, moyenne et grande section). Même si les profs envoient des activités. C’est pourquoi j’ai décidé d’aider les parents comme moi, d’enfants du primaire, en particulier tranche moyenne/grande section, avec un cahier d’activités. Celui-ci reprend des thèmes liés à la fête païenne d’Ostara et l’équinoxe de printemps.

Cahier d’activités pour enfants païens sur le thème d’Ostara

Vous trouverez dans ce cahier un éveil à la culture païenne avec une présentation brève d’Ostara et de ce qu’est l’équinoxe de printemps. Il y a aussi un éveil à la nature avec la présentation du lapin, animal emblématique de cette période et la présentation de la germination des plantes. Les activités proposées sont des exercices de graphisme, d’écriture, de dénombrement et de mémorisation, comparable à ce qu’ils font en classe.

Télécharger le cahier

Le cahier est format A4 en pdf, poids 1,47 Mo.

La Galette de la Sorcière, livre pour enfants

« La galette de la sorcière » fait partie de la collection Abracadalire de chez Hatier. Il est paru en décembre 2001. Je l’ai acquis d’occasion chez Label Emmaüs. Il est bien adapté pour les enfants, qui débutent ou sont en phase d’apprentissage de la lecture. En ces temps de confinement à la maison pour cause de coronavirus, il est possible d’utiliser ce livre comme base d’une série d’activités. On trouve sur le web des fiches réalisées par des parents ou des enseignants à ce sujet.

L’auteur et l’illustratrice

Le livre a été écrit par Nicolas de Hirshing, un auteur d’origine russe, qui est né et a passé son enfance à Buenos Aires. Il est instituteur. Ses élèves furent les premiers auditeurs de ses histoires aux personnages bizarres. Denis Chabot est l’illustratrice de ce livre. Elle a commencé sa carrière dans le cinéma d’animation et les costumes de théâtre.

Pétassou, la sorcière

L’action se passe à Roquelune chez Pétassou la sorcière. Cette dernière s’ennuie et veut organiser une petite fête de sorcières chez elle. Elle envoie une invitation à ses copines par l’intermédiaire de son corbeau. Pour l’occasion, elle veut faire une galette de sorcière. Mais voilà, il lui manque un ingrédient très spécial. Elle pense le trouver chez Monsieur Loupi, qui tient une animalerie avec son jeune fils Lucas. Mais, les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu…

Notre avis

L’histoire est drôle, les personnages sont attachants. Lucas s’en sort bien dans l’histoire et arrive à se jouer de la sorcière, en retournant la situation. On peut aborder plusieurs thèmes avec cette lecture : les sorcières, la magie, la confection d’une galette, la ruse, l’amitié, etc. Dans la même collection avec Pétassou, il y a aussi Le corbeau de la sorcière et l’Erreur de Pétassou.

Sorcilia petite sorcière, livre pour enfant de 3 à 6 ans

Sorcilia petite sorcière est un ouvrage, que j’ai acheté d’occasion sur le site Label Emmaüs. Pourquoi d’occasion ? Parce que j’essaie, si possible d’adopter un mode de vie plus respectueux de l’environnement et solidaire. Il existe des brocantes, des dépôts et des librairies d’occasions remplies d’ouvrage quasi neufs ou en bon état. Ils peuvent encore faire votre bonheur ou celui de vos enfants. N’en produisons pas plus et cessons de remplir nos poubelles d’objets qui peuvent resservir. De plus, ils permettent à des petits commerces de proximité ou des commerces solidaires, d’offrir du travail près de chez vous à des passionnés de littératures et/ou en réinsertion. Deux bonnes raisons d’acheter ses livres d’occasions.

Une petite sorcière pas très sage et pas très prudente…

Sorcilia n’est pas un ouvrage récent. Il a été édité en 1999 chez Gallimard Jeunesse, collection Mes Premières Découvertes Panique. Dans la même collection, il y a Vladimir le petit vampire, Tom petit fantome, Toutpaille l’épouvantail, Lou petit Loup garou, et Osley petit squelette. Sorcilia est plutôt pour les plus jeunes. Car son histoire reste assez simple et vite lue. C’est à dire la tranche 3 à 6 ans. Le scénario me rappelle un peu celui de l’apprenti sorcier de Disney. Sorcelia est une jeune sorcière, fille de sorcière. Sa maman doit s’absenter un soir, laissant Sorcilia seul dans la maison avec son grimoire. Elle lui fait confiance. Avant de partir, elle lui demande d’être sage et de ne surtout pas toucher à son grimoire… vous devinez la suite ? Ce que j’ai bien aimé en fin d’ouvrage, c’est la page qui parle brièvement de ce qu’étaient les sorcières autrefois. Avec des mots simples, elle explique qu’elles étaient souvent des guérisseuses injustement calomniées et persécutées. Et ça c’est plutôt cool d’enseigner aux enfants l’origine de la chasse aux sorcières, en quoi celle-ci fut injuste et cruelle.

Un premier livre pour une soirée Halloween

Certaines pages sont des calques transparents avec une partie du décor imprimé ou un monstre. La couverture cartonnée a un léger effet de relief. L’ouvrage semble assez solide et fait pour résister aux petits mains des plus jeunes. C’est un premier ouvrage intéressant pour les enfants, qui sont intéressés par les sorcières, les monstres, l’étrange et les histoires qui font un peu peur, mais pas trop. C’est un livre qui peut-être lu lors d’une soirée de Samhain/Halloween par exemple.